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D’où viennent les déchets plastiques ? Sous quelles formes arrivent-ils en mer ? Où faut-il concentrer nos efforts pour stopper leurs flux ? Quels impacts ont-ils sur la biodiversité marine et le vivant ? Aujourd’hui, on estime que 80 % des déchets plastiques en mer sont d’origine terrestre. Pour la Fondation Tara Océan engagée sur ces questions depuis 2010, il est urgent d’explorer et de décrire les fuites de déchets plastiques vers la mer pour mieux endiguer cette hémorragie. La « mission microplastiques 2019 » a sillonné plusieurs façades de l’Europe pendant 6 mois en explorant également 9 grands fleuves européens.
Conférence de Romy HENTINGER, Responsable projet Plaidoyer et Coopération internationale, Fondation Tara Océan.
Illustration : DR
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2 réponses à “Planète-conférences – Plastiques en mer, les solutions sont à terre”
En 2012 :
Le septième continent est un GIGANTESQUE amas de déchets qui flotte entre la Californie et Hawaï, dans le nord-est de l’océan Pacifique. Issus des activités humaines et véhiculés par les courants maritimes, ces déchets, essentiellement plastique, couvrent une surface de près de 3,5 millions de km².
Selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de cinquante ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du grand vortex nord pacifique (North Pacific Gyre) et s’accumuleraient dans cette zone peu connue.
En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches traversent cette région. Le vortex attire vers lui tous les résidus issus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas « aspirés » mais accumulés et parfaitement visibles. Pour Geenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10% finissent dans les océans. Sur ces mêmes 10%, 70% coulent et le reste est emporté au gré des courants.
Autrefois (avant 1990), les débris étaient détruits par les micro-organismes. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est parce que les plastiques représentent 90% des déchets flottant sur les océans. Selon le Programme des Nation-Unies pour l’Environnement on trouverait d’ailleurs 46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres ! Selon l’Algalita Foundation, la quantité de plastique dans l’eau de mer est jusqu’à dix fois supérieure à celle du plancton dans certains endroits. Or ces plastiques qui mettent jusqu’à mille ans à se dégrader, représentent un danger mortel pour les animaux. On a souvent entendu parler des tortues qui s’étouffent en confondant un sac plastique avec une méduse, mais on sait moins que d’autres animaux sont touchés par cette pollution. Au total, selon le rapport de Greenpeace, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets.
Comme l’explique Rebecca Asch, chercheuse à l’Institut Océanographique Scripps, « dans cette zone, la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n’a rien à voir avec une bouteille ou un sac de plastique. Ce sont des tout petits morceaux de plastique de la taille d’un confettis. En fait, ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C’est pour ça qu’ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton ».
100 000 mammifères marins morts par an par ingestion de plastique
Sur les îles Midway, (voir vidéo) dans le Pacifique, des dizaines de milliers d’albatros meurent dès leur naissance. Ceux-ci ont été nourris par leurs parents par des déchets plastiques provenant de la Grande plaque de déchets du pacifique. Ils meurent l’estomac rempli de plastique. Greenpeace estime ainsi à environ un million le nombre d’oiseaux et à 100.000 le nombre de mammifères marins mourant chaque année de l’ingestion de plastique.
Selon des scientifiques américains de l’Institut Scripps, un poisson sur dix ingère du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24.000 tonnes de plastiques avalées par les poissons chaque année dans cette zone. De plus, les débris de plastique ont la fâcheuse tendance à fixer les polluants organiques persistants (POP). Connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe, les DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et PCB (polychlorobiphényles) se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales.
Il est actuellement impossible de nettoyer cette zone à la taille colossale. Selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation, « Il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal. »
– Source : les Brèves de Liesi – Avril/Mai 2012,
Via :
http://www.maxisciences.com/continent-de-plastique/pollution-le-7e-continent-continue-de-s-039-etendre_art23874.html
Il n’y a pas que la plastique que l’on retrouve au fond des océans,il y a aussi les masques.J’ai l’habitude de dire autour de moi que jeter par terre c’est jeter à la mer.On nous rebat les oreilles avec l’écologie,en vérité nous n’aimons pas notre environnement.Tout à chacun qui circule à pied dans nos villes s’aperçoit que nos chaussées sont sales,surtout à Paris et dans de nombreuses villes d’Ile de France.Lorsque l’on parle d’écologie je me maaaaaaaaarre!