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Le passage à l’heure d’hiver est prévu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre prochains. L’occasion de faire un point sur ce « rituel » de l’automne et ses conséquences… ainsi que sur sa remise en cause.
Changement d’heure : la justification économique désavouée ?
Dormir une heure de plus ou une heure de moins, voilà la question la plus fréquente qui revient dans les discussions lorsqu’il s’agit d’évoquer le changement d’heure. Un sujet d’actualité puisque c’est à 3 heures du matin, dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre prochains, que nous passerons à l’heure d’hiver avant de glisser vers la fin de l’année 2020.
Grâce à ce recul d’une heure, nous gagnerons donc une heure de sommeil tandis que la nuit arrivera plus tôt sur nos pendules dès le dimanche soir.
Mais que nous vaut donc cet ajustement horaire biannuel ? L’explication se trouve sur le terrain économique. Ainsi, le passage à l’heure d’été au mois de mars a été instauré avec pour objectif de limiter les dépenses d’énergie via un éclairage plus tardif le soir. Toutefois, ce postulat a été remis en cause en 2017 par un rapport réalisé par le Parlement européen, le document indiquant que les économies réalisées ne seraient en réalité que très faibles.
Des effets néfastes sur la santé
Quant aux impacts du changement d’heure sur la santé humaine, ils ont aussi fait l’objet d’un rapport, cette fois rédigé par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Le document, publié le 22 mars 2019, affirme que « le changement d’heure semestriel nuit à la santé ». Et ajoute que « la littérature scientifique montre une réduction du sommeil (augmentation de la latence d’endormissement et du nombre des réveils nocturnes) dans la semaine qui suit le changement d’heure, aussi bien au printemps qu’à l’automne ».
De plus, tandis nos anciens indexaient leur horloge biologique sur l’heure solaire, le développement de la lumière artificielle via l’électricité a changé la donne : c’est désormais sur notre montre que se synchronise notre horloge biologique. Mais, comme le rappelait la neurobiologiste Joëlle Adrien au quotidien Sud Ouest en 2019, cette horloge biologique, située dans le cerveau, « n’est pas faite pour changer brutalement de synchroniseur tous les six mois ». Aurait-on tendance à limiter son rôle ? « Elle agit comme un chef d’orchestre qui règle la partition des différents organes : intestins, cœur, foie, reins, mais aussi la pression artérielle, la digestion, la température corporelle, la veille, le sommeil etc. »
L’avenir du changement d’heure remis en cause ?
Du côté de la législation, la Commission européenne, en accord avec le Parlement, avait proposé en 2018 une nouvelles directive visant à mettre un terme à ces changements d’heure à partir de 2021. L’idée étant alors de laisser à chaque État membre de l’UE la liberté de choisir entre l’heure d’hiver et l’heure d’été.
Le calendrier initialement prévu permettait donc à chaque pays de choisir au plus tard le 1er avril 2020 le régime horaire lui convenant le mieux. À partir de là, le dernier changement d’heure serait intervenu le 27 mars 2021 pour les États ayant opté pour l’heure d’été, et le 30 octobre 2021 pour ceux voulant vivre en permanence à l’heure d’hiver. Cependant, la pandémie de Covid-19 est venue bousculer ce planning et aucun choix n’a été réalisé. Autant dire que l’échéance de 2021 est désormais sérieusement remise en cause.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Changement d’heure. Nous passerons à l’heure d’hiver ce weekend”
L’heure d’hiver est plus proche de la normale qui existait au paravent et il a fallu un énarque à la con pour nous imposer une crétinerie, ah l’accordéon !!!
vraiment pénible ! il faut dire aussi que le changement d’heure est responsable d’une hausse non seulement des accidents de la route mais aussi de ceux du travail ! c’est surtout vrai pour les risques du travail posté en équipes et de nuit : https://www.officiel-prevention.com/dossier/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/la-prevention-des-risques-du-travail-poste-en-equipes-et-de-nuit