Brest. Des infirmiers violemment agressés aux urgences

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Deux infirmiers de l’hôpital de la Cavale Blanche à Brest ont été violemment agressés le 22 octobre par un patient mineur, qui les a par ailleurs menacés de faire venir des renforts du quartier « très sensible » de Pontanezen.

Un mineur agresse deux infirmiers à Brest

À Brest, l’insécurité s’invite même jusque dans l’hôpital de la Cavale Blanche, où une agression a eu lieu jeudi 22 octobre au soir. Des faits détaillés par un communiqué en date du 23 octobre rédigé par le syndicat Sud Santé Sociaux du CHRU de Brest-Carhaix :

« Vers 23h30, dans le sas du service des Urgences (où se trouvait une vingtaine de patients), une infirmière diplômée d’État (IDE) prenait les constantes (pouls, tension,…) d’un patient mineur, accompagné par deux éducatrices. Le jeune s’est soudainement énervé et a menacé physiquement la soignante. »

Celle-ci a alors demandé à une collègue de lancer l’alerte puis d’autres employés dont deux infirmiers sont arrivés en renfort. Mais cela n’a pas calmé l’individu qui s’en est pris à eux. En effet, toujours selon le syndicat, les deux infirmiers ont reçu de « multiples coups de poing et coups de pied donnés par le patient. L’un des infirmiers a reçu un coup au niveau de l’épaule gauche et un autre a été mordu par le patient au niveau du dos ».

L’agresseur appelle ses « copains de Pontanezen »

Mais l’affaire ne s’arrête pas là puisque le communiqué indique que, « devant les éducatrices, le jeune patient a appelé ses « copains qui habitent à Pontanezen » pour venir régler l’histoire : il leur aurait ensuite envoyé un texto pour leur demander de ne pas venir… ». Une décision de dernière minute qui a peut-être permis d’éviter le pire car, concernant le premier excès de colère de ce patient très particulier, le syndicat précise que « l’agression était d’une extrême violence. »

L’agresseur a finalement été contenu sur son brancard une fois maîtrisé par le personnel de l’hôpital de la Cavale Blanche. Quant aux agents, ils n’avaient pas exercé leur droit de retrait selon les dernières informations mais l’un des infirmiers blessés a déposé plainte au commissariat brestois.

Suite à ce déchaînement de violence, les syndicalistes de Sud Santé Sociaux réclament « des mesures drastiques à la hauteur des risques encourus, pour éviter un drame humain ». De son côté, la direction du CHRU de Brest a rappelé les actions mises en place, à savoir « une cellule psychologique pour l’écoute et l’accompagnement des personnels victimes » ainsi qu’un « renfort de la sécurité par la présence d’un vigile ». Ce dernier est par ailleurs jugé « peu visible » par le syndicat, lequel précise que « ce sont bien les agents qui viennent en renfort de leurs collègues en cas d’agression ».

Toutefois, compte tenu de la réputation sulfureuse qui précède le quartier de Pontanezen, il y a malheureusement fort à parier que les moyens déployés par le CHRU de Brest pour éviter qu’un tel déchaînement de violence ne se reproduise ne seront pas à la hauteur de la menace si celle-ci était mise à exécution à l’avenir…

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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5 Commentaires

  1. Peut-être que , cette fois , touchés ds leur chair , ces braves infirmiers « de gauche » , parce que pétris de bons sentiments , vont ouvrir les yeux et comprendre où mène l’immigration arabo ou afro-musulmane massive .

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