Les sentiers de la victoire, Les grandes affaires criminelles, Napoléon, Salan, Le roman de La Fayette : la sélection littéraire de la semaine

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Les sentiers de la victoire, Les grandes affaires criminelles, Napoléon, Salan, Le roman de La Fayette : voici la sélection littéraire de la semaine.

Les sentiers de la victoire

Que signifie « gagner une guerre » aujourd’hui ? Et comment définir la victoire au cours de l’histoire ? Si la question de la victoire est au centre de la réflexion stratégique actuelle, elle n’en demeure pas moins sans réponse. C’est dans cet esprit que Gaïdz Minassian propose une réflexion aussi subtile que novatrice, sur la longue durée. Cet essai s’ouvre sur un dialogue entre Achille, incarnation de la force, et Ulysse, personnalisation de la ruse, en présence d’Hector venu en observateur les voir s’invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours. Puis, après avoir proposé une grille d’analyse des plus pertinentes, l’auteur revisite les trois dernières décennies d’hubris et ses impossibles victoires lors des interventions onusiennes ou des «?guerres contre le terrorisme?». Enfin, et c’est toute l’originalité de ce livre, il se demande si, pour mieux comprendre cette disparition de la victoire telle que nous la concevons, il ne convient pas d’abord de renoncer à la puissance et à la ruse, pour endosser une éthique d’humilité. En somme, abandonner Achille et Ulysse pour retrouver Hector, tel est le propos de ce livre ambitieux et fondamentalement original appelé à devenir un incontournable des études sur la guerre et la paix.

Journaliste au Monde, docteur en sciences politiques et enseignant à Sciences Po Paris, Gaïdz Minassian est l’auteur, entre autres, de L’Eurasie, au coeur de la sécurité mondiale et de Zones Grises, quand les Etats perdent le contrôle.

Les sentiers de la victoire – Gaïdz Minassian – Passés composés – 27€

Les grandes affaires criminelles

Les historiens mènent l’enquête et se penchent sur 18 affaires criminelles, du Moyen Âge à la Ve République – de Gilles de Rais à Jacques Roseau, la dernière victime de l’Algérie française.
Le crime fascine, le crime passionne et le crime fait vendre. Or depuis l’engagement de Voltaire dans l’affaire Calas, et celle des  » intellectuels  » dans l’affaire Dreyfus, l’histoire et les historiens ont toute leur place pour enquêter sur cette  » passion française « . D’autant que l’enquête, c’est-à-dire la recherche des traces et indices pour l’établissement des faits, de la vérité, constitue justement le quotidien de la recherche historique. L’historien a tout loisir de replacer l’affaire dans l’échelle des temps, de suivre, d’analyser la naissance et la propagation des mythes et rumeurs, en bref tout ce que le fait criminel donne à lire d’une époque, de ses angoisses, de sa sensibilité, de ses phobies. On le sait, aujourd’hui encore, le blasphème peut être mortel, mais on a oublié que le vol de linge était passible de la potence sous l’Ancien Régime : qui ne s’indignerait aujourd’hui de la condamnation à mort d’un voleur de mouchoir ? Le «  crime  » ne se limite pas au meurtre ou à l’assassinat. Sa qualification, sa condamnation, sa définition, sa réprobation varient en fonction des lieux et des époques, il entre en résonnance avec son temps dont il dit, mieux que tout, la nature profonde.
Du procès de Gilles de Rais à l’assassinat de Jacques Roseau – la dernière victime de l’Algérie française –, en passant par le procès du régicide Damiens, l’affaire des «  chauffeurs  » d’Orgères, celle de Joseph Vacher, qualifié de  » Jack l’éventreur français « , des sœurs Papin ou encore de la tuerie d’Auriol, c’est en somme à un voyage à travers sept siècles qu’invite cet ouvrage. Un retour sur des affaires grandes ou petites, célèbres ou inconnues, oubliées ou mythifiées – du Moyen Âge à la Ve République – que relate avec brio l’équipe réunie sous la direction de Jean-Marc Berlière.

Sommaire :

Les affaires criminelles : Gilles de Rais en procès ; Le Procès de Damiens : un procès unique en son genre ; L’affreuse aventure de Calas : crime ou suicide ? Antoine Louis mène l’enquête médico-légale ; La Beauce à feu et à sang ? Les  » chauffeurs  » d’Orgères, autopsie d’un mythe ; Les Sauvages du Palais Royal : une affaire de mœurs en 1790 ; L’affaire Dautun : crimes et rumeurs sous la Première Restauration (novembre 1814) ; Le braconnier assassin : l’affaire Montcharmont (1850-1851) ; Retour sur le crime d’Hautefaye. Dordogne, 16 août 1870 ; Joseph Vacher,  » un Jack l’éventreur français  » ? (1893-1898) ; Jules Durand : un crime judiciaire, une histoire havraise (1910) ; L’énigme des servantes aux mains sanglantes. L’affaire des sœurs Papin, Le Mans, 1933 ; L’attentat de l’Étoile : la Cagoule entre en scène (11 septembre 1937) ; Le tueur en série et les commissaires : l’affaire Weidmann (1937) ; L’assassinat de Marx Dormoy : questions sur un attentat politique (juillet 1941, Montélimar) ; Meurtre en Françafrique : l’assassinat d’Outel Bono (Paris, 26 août 1973) ; La tuerie d’Auriol : un crime politique au cœur de l’été 1981 ; Jacques Roseau, la dernière victime de l’Algérie française (Montpellier, 5 mars 1993).

Les grandes affaires criminelles – Sous la direction de Jean-Marc Berlière – 22€ – Perrin

Napoléon, la certitude et l’ambition

Un écrin pour un joyau biographique. Le premier titre d’une nouvelle collection lancée en partenariat par Perrin et la BNF. Lancement de la Bibliothèque des Illustres : une iconographie largement inédite et spectaculaire conjugué à une biographie écrite avec nervosité, accessible à tous et centrée sur la personnalité retenue. L’alliance entre l’image et le texte contribue à renouveler l’art biographique en profondeur.

C’est particulièrement le cas pour Napoléon raconté de main de maître par le nouveau maître de l’histoire impériale.

« Il faut avoir un peu de courage pour oser découvrir Napoléon de près, par les yeux ou par les œuvres de ceux qui l’ont vu. Décaper la légende pour en revenir aux points fondamentaux de la construction de sa personnalité, de son rapport au pouvoir et de ses relations avec ses contemporains permet de faire émerger une autre image de l’immortel empereur. Tout se résume peut-être à ce seul enjeu : comprendre qui il était et s’il fut maître de son destin ou prisonnier d’une fatalité qui le dépassait. Dans cet intervalle entre les deux visions – de l’homme et du génie – se noue le pari biographique napoléonien.»

La vie de Napoléon fut une épopée, celle d’un homme aux prises avec son époque. Une plongée inédite dans les collections de la Bibliothèque nationale de France peut aider à mieux le comprendre : les images, les témoins et leurs archives sont prêts à parler.

Napoléon, la certitude et l’ambition – Charles-Eloi Vial – Perrin/BNF – 24€

Salan

Aspirant en 1918, Raoul Salan va franchir tous les grades s’offrant à un officier jusqu’aux cinq étoiles de général d’armée. L’Indochine d’avant la seconde guerre mondiale est, pour lui, le temps des découvertes : un pays, une population, une civilisation, une passion et les premiers contacts avec le monde du renseignement. Le conflit 1940-1945 le trouve partout où un officier peut combattre. Son retour en Indochine est plus déconcertant : il frôlera les sommets de la hiérarchie, sans jamais réunir sur son nom les pouvoirs civil et militaire. Salan ne séduit pas les gouvernements, qui lui refusent renforts et moyens. Après chacun de ses retours en France, il est pourtant jugé indispensable en Indochine ; aussitôt reparti, il redevient suspect aux yeux du pouvoir. Il renâcle mais reste discipliné. L’affaire algérienne change tout : il entre pratiquement en rébellion contre les derniers gouvernements de la IV ° République, pour rejoindre ceux qui appellent au retour de Charles de Gaulle. Les évolutions de celui-ci, sa démarche incertaine, troublent Salan. Très tardivement, lorsque le chemin tracé conduit de toute évidence à l‘indépendance, il choisit l’exil avant d’aller compléter le “quarteron” de généraux révoltés. Après leur échec, il rentre dans la clandestinité et prend la tête de l’O.A.S. ; ce qui le conduira à Tulle, dans les geôles de la République.

Ancien journaliste au Figaro, biographe reconnu, Pierre Pellissier a retracé la vie de plusieurs personnages controversés, dont Jacques Massu, Robert Brasillach ou de Lattre. Il est également l’auteur de Diên Biên Phu (Tempus, 2014) et de La Bataille d’Alger (Tempus, 2002).

Salan – Pierre Pellissier – Tempus – 9€

Le roman de La Fayette

En 1774, un jeune gentilhomme auvergnat, Gilbert de La Fayette, se présente à la cour. Entre lui et la jeune Marie-Antoinette, qui n’est pas encore reine, quelques regards suffisent à exprimer une attirance et un désir réciproques.
La Fayette aura bientôt l’occasion de briller aux yeux de celle qui est entrée dans son coeur, en devenant un héros de la guerre d’indépendance américaine contre les Anglais. Devenu le fils spirituel de George Washington, il revient à Versailles auréolé de gloire – mais aussi fasciné par un idéal démocratique et républicain qui heurte de plein fouet les préjugés de l’aristocratie.
Lorsque éclate la Révolution, devenu chef de la Garde nationale, La Fayette ne cessera plus d’être déchiré entre ses idéaux et le désir de protéger celle qu’il aime – une protection qui, à plusieurs reprises, sauvera probablement la vie de la reine. Mais cet homme résolu à changer l’histoire ne devra-t-il pas le payer d’un amour impossible ? C’est dans une bourrasque historique et romanesque que nous entraîne Patrick Poivre d’Arvor, avec ce double roman de l’aventure américaine et de la passion fatale d’un coeur républicain pour la reine de France.

Le roman de La Fayette – Patrick Poivre d’Arvor – éditions du Rocher poche – 8,95€

Crédit photos : DR
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