Éloge des marchands de vaches et pas des marchands d’chevaux

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J’en étais là, ce dimanche de pluie incessante, à regarder, au loin dans la plaine, défiler les trains : de voyageurs à la demi-heure, de marchandises à l’heure de confiture, lorsque me vint l’idée de comparer les marchands de vaches des temps anciens et le professionnel de l’immobilier new-yorkais bien connu, candidat peu fortuné ces temps-ci et promis à un univers carcéral, sous peu… Comme l’a écrit l’un ou l’autre dans un site que je fréquente : « la paresse des pères fouettards et des excités du touite est une chance pour la littérature ». Ce qui est une information de la plus haute importance, y compris pour Breizh…

Il y a exactement une semaine et quelques jours, que la grande presse américaine (toutes tendances confondues) a donné le résultat de l’élection présidentielle – en même temps que celle de shériffs, de juges et autres cow boys : qu’on le veuille ou pas, c’est le bon Joseph qui a été élu, avec plus de 300 grands électeurs (contre 214) et quelque six millions de voix de supplément sur son concurrent… Or il s’est trouvé des cornichons pour dénier ce résultat qui n’avait pas l’heur de leur plaire. Comme l’écrit l’excellent Jun’ichiro Tanizaki : « certains prennent le vinaigre pour le jus du cornichon »… ce qui est une erreur.

On ne fera pas, ici, l’éloge des bistrotiers résistants… quoique. Vu mon grand âge, je n’ai pas le droit de sortir. Des âmes charitables viennent m’apporter ce que j’aime et choisis de recevoir moyennant monnaie. Il a fallu que, ce mercredi, après avoir assisté à la conversation du petit roi et de son prédécesseur descendu de son pédalo… et en attendant l’entrée au Panthéon du lieutenant Genevoix et de ses compagnons de 14… je me rendisse (si si, le subjonctif est de mise) à ma boîte aux lettres où m’attendait un excellent ouvrage de Georges Clemenceau, galopin de vingt-quatre ans, (ça prend pas d’accent sur le « Cle »… tss – je me souviens encore du piège tendu aux journalistes… hi hi hi). Du lourd : les chroniques envoyées des USA au Temps, entre 1865 et 1869, à l’époque de la Guerre civile (alias de Sécession)… plus un paquet d’autres abandonnées dans un grenier.

Emballage facile à ouvrir de chez les amazones… Je déchire et je mets à la poubelle des déchets carton/plastique et je remonte chez moi en lisant… Alors là, me manquait un conseil qu’à la dernière marche je n’avais pas encore reçu : l’explosion qui suivit m’ouvrit le bras gauche sans le casser, reusement ! Et me voici défiguré tel Gorbatchev… avec une vilaine « tache de vin » sur la partie non poilue de mon crâne… D’une certaine façon, ce fut aussi un hommage très humble et relatif à Maurice Genevoix (à cause du bras gauche).

De mon temps, les marchands de vache étaient de fameux lascars qui méritaient leur réputation. On les voyait, les jours de foires, en biaude bleue, chapeau sur la tête, allant tâter le cul des vaches, des veaux et des filles. Bâton sous le bras et « cochon qui s’en dédit »… On les respectait tout en les critiquant. Ils n’étaient toutefois pas mis au rang des marchands de chevaux. Ceux-là, c’était pas la peine, c’était des voleurs patentés dont tout le monde se méfiait. Ce qui n’empêchait pas de se faire rouler… forcément.

Alors, je vais vous dire. Le président sortant m’est toujours apparu comme une résurrection dans le béton des marchands d’chevaux. Il en a le profil, le toupet blond poudré, la goule menteuse, la poigne qui ne plie pas (sauf avec notre petit roi qui est un gros malin et lui retourne son gant), et la grossièreté du vocabulaire… sinon de ce qui lui sert de penser. Chez nous, au temps où le moindre grand-père avait des lettres, on utilisait encore le terme de « malotrus ». Grand bien lui fasse…

MORASSE

Crédit photo : DR
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