« Bretagne, une terre sacrifiée ». Un reportage choc sur les Algues vertes et les conséquences du modèle agricole et industriel breton

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Mardi dernier, dans le cadre de l’émission Le monde en face, présenté par Marina Carrère d’Encausse, proposait le documentaire « Bretagne : une terre sacrifiée  » réalisé par Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre.

Voici le synopsis :

Pauvre et enclavée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne est aujourd’hui la première région agro-alimentaire d’Europe.

Plus de 1,5 millions d’hectares de terres y sont soumis à l’agriculture intensive. Ce secteur est, de loin, le plus gros pourvoyeur d’emplois de la région. Mais, il y a un revers à la médaille : algues vertes, maladies professionnelles, rejets toxiques, épidémies mortelles chez les animaux… Les dégâts environnementaux et humains de cette industrie sous stéroïdes sont considérables. Et les scandales sanitaires se multiplient. 

Les réalisatrices Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre sont allées à la rencontre des associations, citoyens et agriculteurs bretons qui font entendre leur voix. Pour beaucoup d’entre eux, c’est l’ensemble d’un modèle agricole qu’il faut remettre en question.

Dans la baie de Saint-Brieuc, Yann Auffray, 23 ans, est persuadé que le décès de son père, lors d’un jogging, est dû aux algues vertes. Il s’est engagé dans un bras de fer judiciaire avec l’État. Près de Guingamp, Christophe Thomas a perdu une partie de ses vaches laitières. L’agriculteur pense qu’elles ont été intoxiquées par des granulés livrés par sa coopérative Triskalia. Mais, il ne peut aujourd’hui assurer la survie de sa ferme sans ce géant breton de l’agro-alimentaire.

Nous avons visionné le reportage, édifiant, sur les conséquences d’un modèle agricole et industriel breton imposé favorisé pendant des décennies par l’Etat français, prenant en otage des familles d’agriculteurs quasi obligées de maintenir ce modèle pour s’en sortir économiquement.

Pour voir le reportage, c’est ici

Un reportage qui a toutefois suscité des réactions politiques, de tous bords, en Bretagne :

Pour Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, le reportage serait un brin caricatural (il n’a pas forcément tord car la réalisatrice n’a pas interrogé un panel très divers des acteurs du monde agricole et industriel breton) . «  Nous ne sommes plus dans les années 1970 et nous, Bretons, sommes attachés à la biodiversité, à la qualité de la terre et de l’eau. Nous sommes conscients des excès du passé mais je crois qu’il faut accepter la complexité et la nuance dans le débat agricole. Le sujet doit nous rassembler, pas nous diviser.

Les témoignages recueillis sont forts et je veux exprimer mon respect pour les victimes et leurs familles. Je veux aussi dire tout l’engagement de la Région dans la transition écologique. Nous devons répondre à notre mission d’être une terre nourricière pour la France et exemplaire sur l’environnement. Heureusement pour nous tous, la Bretagne produit chaque jour une partie des 30 millions de yaourts et 40 millions d’œufs que nous consommons.

Nous ne pouvons rien cacher des algues vertes et nous en souffrons toutes et tous. Mais nous progressons. Je me place dans l’encouragement aux changements. Pas dans la vindicte. Je vois les résultats obtenus. Le combat majeur pour l’avenir est celui de la qualité de l’eau. Car sans eau, il n’y a pas de vie. »

Pour Gilles Pennelle, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bretagne, il s’agit d’un « agribashing mensonger et inacceptable ! » ; Certes, il y a eu de nombreuses dérives, conséquence du modèle productiviste et intensif imposé par l’Union européenne et soutenu en Bretagne pendant de nombreuses années par Jean-Yves Le Drian, Loïg Chesnais-Girard et Marc Le Fur. Le Rassemblement National condamne bien évidemment ces dérives et affirme son soutien à une agriculture
respectueuse de l’environnement et de la santé des consommateurs. Cependant, ce documentaire oublie les efforts considérables réalisés par les agriculteurs et éleveurs pour améliorer l’impact environnemental de l’agriculture en Bretagne. Plutôt que d’encourager nos agriculteurs dans cette voie, ces idéologues jettent l’opprobre sur l’ensemble d’une profession, pourtant essentielle à notre région. En réalité, ces écologistes autoproclamés ne veulent pas réformer l’agriculture bretonne mais la voir disparaitre !
En effet, rappelons que ces militants qui donnent des leçons d’écologie à nos agriculteurs sont les mêmes qui veulent l’ouverture totale des frontières qui permettra, via les traités de libre-échange, l’arrivée sur nos
étals de poulets au chlore américains, de saumons transgéniques ou de bœufs aux hormones canadiens ! Quelle incohérence !

De son côté, Gaël Briand, pour Le Peuple Breton, évoque un documentaire accablant, avec notamment cette sortie, difficilement contestable : « La question que pose ce documentaire est donc celle de se réinventer ! On ne peut refaire l’histoire, ni revenir à l’époque où on a spécialisé les territoires à outrance. Mais il serait peut-être temps de cesser les mythes du genre : « l’agriculture bretonne doit nourrir la planète ». Non seulement c’est une vision colonialiste car les poulets surgelés subventionnés débarqués dans les ports d’Afrique sont tellement bon marché qu’ils détruisent l’économie locale des pays qui les importent, mais qui plus est, chaque territoire devrait autant que possible chercher à garantir son autonomie alimentaire. Celle de la Bretagne, dépendante du soja (OGM) d’Amérique du sud, n’est en rien « autonome »

Une chose est certaine. Les Bretons attachés à leur terre et à leur écosystème ne peuvent que s’inquiéter face à ce phénomène.

Si il parait en effet paradoxal que ceux qui déplorent le plus les conséquences de ce modèle agro-alimentaire et industriel à revoir soient pour une partie d’entre eux ceux qui défendent un monde sans frontière, cela n’enlève rien au problème central à savoir la réforme nécessaire de l’ensemble du modèle agricole breton pour permettre aux agriculteurs de vivre décemment, aux habitants de notre territoire de bien manger, sur des terres saines et non polluées.

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. La politique perverse du gâchis de la mafia est sans frontière.
    Le politiK , gourmand insatiable, a toujours eu un savoir-faire, avec une compétence toxique, pour le gaspillage de l’argent public dans un sans-frontièrisme corruptif que nous sommes obligés d’alimenter, méprisés jusqu’à n’en plus pouvoir.
    Et la Bretagne persiste à voter gaillardement pour le chant des sirènes mondialistes socialop& co. Elles, qui nous ont mené comme un seul homme à l’élection de Macron un théâtreux impubéral qui considère la France comme un jouet à terminer de casser et la Bretagne s’enfonce avec la complicité d’un Le Drian à ses côtés, un des loups garous politiK qui participe à dévitaliser les Bretons.
    Les algues vertes ne sont là que par l’autorité déviante multiforme du Pouvoir.

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