Natacha Polony s’interroge sur la léthargie des Français face aux « règles absurdes et normes tatillonnes »

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« Règles absurdes et normes tatillonnes : mais quand est-ce qu’on se réveille ? » titrait le 25 novembre un éditorial de Natacha Polony pour Marianne s’interrogant sur la léthargie, la dormition dans laquelle semblent plongés des Français visiblement peu enclins à contester les décisions gouvernementales actuelles.

« Étrange époque où des millions de citoyens se retrouvent devant leur téléviseur à intervalle régulier pour savoir s’ils seront autorisés à se promener au-delà d’un kilomètre de chez eux, à aller chez le coiffeur ou bien à fêter Noël. Tous suspendus à la parole du maître des horloges, délivrée à 20 heures après une Marseillaise de circonstance. Il y a quelque chose d’absurde à voir le Président de la République, une fois par mois, nous détailler solennellement nos vies et prendre des airs compassés pour nous fournir un échéancier de la crise. Quelque chose d’absurde à voir immédiatement des médecins pleins d’assurance commenter sévèrement ce qu’ils considèrent comme des concessions, donc des marques de faiblesse, eux qui rêvent de confiner le pays entier pour encore six mois » écrit la journaliste qui poursuit plus loin :

« Cette obsession du court terme aura pourtant des conséquences. N’importe quel esprit un peu lucide comprend que l’absurdité des règles et le sentiment prolongé de subir des vexations inutiles minent la cohésion nationale et détruit le peu de confiance qui pouvait rester en les institutions. Rien n’est pire pour une société que de multiplier les normes inapplicables. Car rien n’est pire que d’inciter les citoyens de bonne volonté à enfreindre la loi. Quand des gens avouent que, pour la première fois de leur vie, ils ont transgressé, quand ils s’aperçoivent que ne pas respecter la loi ne prête à aucune conséquence, le pacte  social est attaqué. On ne parle pas des abrutis qui organisent des fêtes à Joinville-le-Pont ou ailleurs, et qui récidivent en invitant des amis pour un anniversaire, mais de ces gens lucides, conscients des risques, attentifs à ne pas faire circuler le virus, et qui finissent par remplir de fausses attestations ou se déplacer au-delà de la limite autorisée »

Et de conclure sa tribune, que nous vous invitons à lire en intégralité, par cette sentence, pertinente : « Nous continuerons donc à massacrer des secteurs entiers de notre économie, à désespérer des gens qui sont en train de perdre le travail d’une vie, à exacerber les tensions et les haines et détruire l’autorité de l’État. Mais quand des historiens dresseront le bilan, nous ne serons plus là pour assumer »

Quand-est ce qu’on se réveille ? Bonne question.

Crédit photo : Image par Monoar Rahman Rony de Pixabay
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2 Commentaires

  1. Tatache, t’es bien gentille mais tu veux qu’on fasse quoi? Tout est verrouillé pour qu’on bouffe notre m… si nous sortons des clous. Aujourd’hui tu payes 2 prunes à 135€ et tu es mort, il n’y a plus d’épargne, plus de plan B, plus d’amis et tu ne peux même plus dormir dehors car tu te fais découper par ceux qui vont te remplacer. Ca me fait penser à cette piece de théâtre ritale des années 70: « La Révolution va arriver et je n’ai rien à me mettre. »

  2. Pour se réveiller, il faut déjà être organisé. Un homme seul dans une rue ne peut rien. Pour changer la donne, il faut une structure, ce n’est que comme cela qu’il peut faire face à l’Etat.

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