Le lobby immigrationniste en France, minoritaire numériquement, puissant en influence

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L’occupation le 23 novembre de la place de la République à Paris par des migrants et la « mise à l’abri » qui s’en est suivie illustre une nouvelle fois l’influence du lobby immigrationniste. Médias de grand chemin, associations, people, députés, nombre d’entre eux sont à des degrés divers gagnés à la cause immigrationniste. Revue sommaire d’un lobby qui, bien que minoritaire numériquement, a l’oreille du pouvoir.

De nombreux médias en faveur de l’accueil inconditionnel des migrants

C’est une belle opération d’agit-prop, d’agitation et de propagande, qu’ont menée le 23 novembre des associations immigrationnistes, en mettant en scène devant des journalistes complaisants un spectacle présenté comme celui de la misère humaine, des migrants dans des tentes installées place de la République à Paris. Alors qu’il est surtout celui des conséquences du laxisme des autorités en matière migratoire.

Les brutalités de quelques policiers lors de l’évacuation du campement illégal de clandestins ont eu un grand retentissement dans les médias. Un retentissement que n’ont jamais eu les multiples blessures dont ont été victimes des manifestants pendant le mouvement des gilets jaunes, avant qu’il ne soit phagocyté par l’extrême gauche. L’objectif que les militants pro-migrants avaient assigné à cette manifestation, forcer l’Etat à réagir, a été atteint : le gouvernement a annoncé immédiatement la  mise à l’abri de plus de 250 migrants.

Le parti-pris pro-migrants dans le traitement de l’information n’est pas une nouveauté. Comme d’autres observateurs attentifs et critiques, l’Observatoire du journalisme le souligne depuis des années dans sa couverture des médias.

Lors de ladite crise des migrants en 2015, la photo du jeune Alan Kurdi mort sur une plage turque a été exploitée sans vergogne par les médias de grand chemin, parfois dans le but d’influencer l’opinion publique et par ricochet les gouvernants.

La propagande a redoublé avec l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron. Le message largement diffusé selon lequel il n’y aurait pas en France de crise des migrants mais une « crise de l’accueil des migrants » a été entendu : le gouvernement LREM a augmenté comme aucun gouvernement en si peu de temps tant le budget de l’Etat dédié à l’immigration que le nombre de places d’hébergement des migrants. Cette façon de répandre des éléments de langage et des arguments dans l’opinion publique ne s’est pas arrêtée en si bon chemin.

Durant l’été 2018, de nombreux médias ont évoqué le risque du « retour des années 30 » pour nous convaincre que la maitrise de l’immigration est assimilable aux atrocités commises durant la deuxième guerre mondiale. L’emploi de cet argument massue dans plusieurs articles aboutit à faire comprendre qu’il n’y a pas de débat : il s’agit de choisir le bien et de se détourner du mal.

Au printemps 2019, la nouvelle rengaine était de minimiser l’immigration arrivant en France en répétant en boucle : « la crise migratoire est derrière nous ». Alors que les chiffres officiels le contredisent totalement.

Cette année, le prisme général de très nombreux médias pour parler de l’invasion migratoire est son extrême banalisation, alors que les chiffres communiqués par le ministère de l’intérieur début 2020 font état de l’arrivée légale en 2019 de plus de 400 000 extra-Européens en France. On pourrait multiplier les exemples.

Le militantisme en faveur de l’ouverture des frontières et de l’accueil inconditionnel des migrants ne se limite pas à la sphère médiatique.

Les associations subventionnées et militantes

L’Etat a délégué certaines de ses missions à des associations pour la prise en charge des migrants. Parmi celles-ci, France Terre d’asile gère 34 centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’association fournit également un accompagnement juridique aux migrants et accompagne les « mineurs étrangers isolés » lors de leur entretien avec l’OFPRA. La Cimade gère quant à elle deux centres d’accueil. Elle dispense un accompagnement sur les procédures juridiques que peuvent exercer les étrangers.

Mais l’activité de ces associations ne se limite pas à une mission  humanitaire. Leurs prises de position publiques sont nombreuses, notamment lors de débats sur des projets et propositions de lois sur l’immigration, à l’occasion de manifestations de sans-papiers, etc. Le devoir de réserve ne semble pas applicable à ces opérateurs de l’Etat.

De nombreuses associations bénéficient de subventions publiques pour assurer l’hébergement d’urgence (le « 115 »). Beaucoup d’entre elles refusent néanmoins de communiquer la liste des « réfugiés et demandeurs d’asile » qu’elles hébergent dans les centres qu’elles gèrent, comme le prévoit pourtant la circulaire Collomb du 12 décembre 2017. La conséquence de cette non-coopération est tangible : le directeur de l’Office Français de l’Immigration (OFII) soulignait récemment dans une interview au Figaro qu’en France, les clandestins ne sont pas exclus de l’hébergement d’urgence mais bénéficient au contraire « de plus de prise en charge que chez la plupart des pays européens ».

Des conseils départementaux refusent de coopérer au fichier national d’évaluation de l’âge des étrangers

Depuis quelques années, des jeunes étrangers, souvent originaires d’Afrique subsaharienne, s’adressent aux guichets des services sociaux des départements, afin d’être pris en charge à grands frais au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ce phénomène n’a fait que s’amplifier, malgré la crise sanitaire, avec une prévision de 40 000 demandes de prise en charge cette année. Afin d’éviter que des jeunes étrangers aillent de départements en départements jusqu’à temps de voir leur « minorité » reconnue, le gouvernement a mis en place un fichier national des évaluations de l’âge des jeunes. Certains départements comme la Seine Saint Denis et Paris refusent d’y coopérer, afin selon MSF de « ne pas devenir l’instrument de la politique migratoire de l’Etat ».

Des people et des universitaires, acteurs majeurs du lobby immigrationniste

On ne compte plus les tribunes en faveur des « sans-papiers » signées par des people ou des universitaires. L’objectif n’est pas caché : il s’agit de faire pression sur le gouvernement. Le dithyrambe est souvent de mise : « le migrant est l’avenir du Monde », écrivait un universitaire en 2018 dans les colonnes de Libération.

La réalisatrice Jeanne Labrune a longtemps milité pour les sans-papiers. Il semble que la réalité de l’immigration incontrôlée se rappelle à son bon souvenir. C’est maintenant une pétition pour le « rétablissement de l’Etat de droit » dans le quartier de Barbès au nord de Paris qu’elle a initiée dernièrement.

C’est parfois sous le vernis de l’expertise que les pressions vis-à-vis du gouvernement sont opérées. Ainsi, en janvier 2020, 11 « experts » adressaient au gouvernement un rapport préconisant de « simplifier » et d’«  ouvrir » le droit au séjour des personnes « ni régularisables ni expulsables ».

Des jugements qui interpellent

Mieux vaut être un militant no border qu’un opposant déclaré à l’immigration. Alors que le conseil constitutionnel a consacré la dépénalisation du « délit de solidarité » à l’occasion du procès de Cédric Herrou, un militant no border qui a revendiqué près de 200 passages de clandestins à la frontière franco-italienne, trois membres de Génération identitaire ont été condamnés à 6 mois de prison ferme en 2019 pour avoir mené une action non violente de dénonciation des nombreux passages clandestins à cette même frontière, au col de l’Echelle.

Des parlementaires pro-immigration

Cela devient une habitude : à chaque fois qu’un gouvernement souhaite « durcir » la politique migratoire, il lâche du lest sur quelques mesures qui vont dans l’autre sens. A l’arrivée, les chiffres sont implacables : l’immigration légale et clandestine ne fait qu’augmenter en France. C’est ainsi que pour calmer le ban et l’arrière ban des députés LREM pro-immigration, la loi asile et immigration adoptée en 2018 permet désormais aux réfugiés mineurs de bénéficier du regroupement familial…en France, bien entendu.

Certains rapports réalisés par des parlementaires sont un moyen de présenter l’immigration sous un jour favorable. Ainsi, en janvier 2020, un député LR et un député LREM préconisaient de développer l’immigration de travail. Ils concluaient à un impact tout au plus « neutre » de l’immigration sur la croissance et l’emploi. Des affirmations lénifiantes qui ont pour effet de différer encore et toujours les mesures nécessaires qui s’imposent.

Ceci n’est qu’un petit échantillon du lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé en France. Les événements survenus place de la République à Paris le 23 novembre en montrent toute l’influence. Alors que la manifestation n’était pas autorisée, alors que nombre de ces étrangers séjournent en France en toute illégalité et que certains d’entre eux ont résisté à l’évacuation des lieux, c’est une « mise à l’abri » qui a finalement été organisée, sous le regard bienveillant du clergé médiatique et de la « gauche castafiore », qui donne de la voix et sait se faire entendre. Le bannissement du mot « expulsion » ou « éloignement » du vocabulaire employé à cette occasion marque non seulement l’absence de volonté de l’Etat de faire respecter la loi. Il est aussi une nouvelle illustration de l’influence de la gauche libérale libertaire auprès du pouvoir.

Paul Tormenen

Crédit photo :  ©William Hamon – Creative Commons Paternit
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2 Commentaires

  1. Ces collabos sont pire que les migrants. Que chacun d’eux reçoive et entretienne 1, 2, 20 migrants ou ferme leur bouche ! Ce seront les premiers à rendre des comptes… Comme ceux qui accueillaient les nazis en 40 !!!!

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