Condamné à mort pour conversion au christianisme : le droit d’asile en France refusé à un Iranien et sa femme

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Un Iranien converti au christianisme, condamné à mort dans son pays, a demandé l’asile en France avec sa femme et ses enfants. Une demande qui lui a été refusée…

Un couple Iranien converti au christianisme chassé d’Iran

Il n’est pas dans les habitudes de Breizh-Info de prendre le parti des demandeurs d’asiles extra-européens mais l’histoire suivante est révélatrice du paradoxe français en matière d’accueil des immigrés.

Un couple de trentenaires iraniens a dû quitter son pays d’origine depuis que l’homme, initialement de confession musulmane, a décidé de se convertir au christianisme en 2017. Une conversion réalisée au contact de la famille chrétienne de l’un de ses collègues de travail qui va lui coûter cher. En effet, le collègue en question va ensuite dénoncer le nouveau chrétien qui se voit renvoyé de son travail, lui et sa femme étant employés dans un hôpital iranien.

Par la suite, les choses se gâtent lorsque l’épouse, alors enceinte, demande de l’aide à son propre père. Au détail près que ce dernier est un officier des renseignements mais aussi un membre des milices de l’État.

Faute de solutions dans leur propre pays et l’homme étant condamné à la peine capitale, Ata Fathimaharloei et Somayeh Hajifoghahaz sont contraints de quitter l’Iran. Ils gagneront dans un premier temps la Turquie puis cherchent à entrer en Europe via l’Ukraine. Mais ils reviennent finalement en Turquie après des péripéties avant de s’aventurer sur la route migratoire classique passant par la Grèce puis la Bosnie, la Croatie et l’Italie. Le couple d’Iraniens termine sa course en France, à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, où ils ont un contact déjà sur place.

Les étranges priorités du droit d’asile en France

Avec l’homme condamné à la peine de mort par le régime iranien en raison de son apostasie puisqu’il a « renié la religion islamique » et sa femme condamnée à la lapidation pour adultère, et compte tenu des largesses habituelles de la France en matière de droit d’asile, on aurait pu croire que leur demande d’asile formulée en 2018 aurait reçu une réponse favorable. Il n’en fut rien !

Lors du premier rejet de cette demande, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a justifié le refus par le fait que « leur vie ne serait pas en danger si la conversion est avérée ». Quant à la deuxième demande, la Cour nationale du droit d’asile a estimé que l’authenticité des demandes n’est pas « assurée ».

Un point de vue qui n’est évidemment pas partagé par l’avocat du couple, lequel a indiqué avoir reçu des documents iraniens, et traduits en français, « édifiants ». Pour la justice iranienne, « tout musulman qui quitte l’islam pour se convertir à toute autre religion ou secte telle que le judaïsme ou le christianisme sera arrêté par la justice si sa conversion est prouvée ».

Une sévérité soudaine de la part de la France qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, à commencer par le lanceur d’alertes Damien Rieu :

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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7 Commentaires

  1. ATTENTION: Depuis un bon moment déjà, il est observé des «  »conversions de circonstance » ».
    Il ne faut pas non plus sombrer dans la victimisation et ou l’aveuglement à ce niveau là ce qui très vite devenir contre-productif.

    A méditer.

  2. Attention de ne pas gober n’importe quelle histoire ! Il y a quand même beaucoup de bizarreries dans celle-ci. Apparemment vous vous en tenez à la version racontée par les demandeurs d’asile et leur avocat, comme si l’on n’avait jamais vu un migrant mentir dans l’espoir d’obtenir des papiers. Un signe de croix n’est pas une garantie d’authenticité. Serait-il, en plus, en train de devenir le signe de reconnaissance d’une nouvelle filière d’immigration illégale ?

  3. LISEZ BIEN L’ARTICLE : L’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) ne prétend pas que la conversion chrétienne est douteuse — mais que ce couple ne serait pas en danger en Iran — ce qui absolument faux et hypocrite.

    • Que savons-nous de ce que dit l’OFPRA ? Uniquement ce qu’une journaliste de l’Indépendant de Perpignan dit que l’avocat des demandeurs lui a dit. D’ailleurs, que savons-nous de la situation de ces demandeurs ? Rien d’autre que ce qu’une journaliste, etc. Et qu’en sait l’avocat lui-même ? Son métier n’est pas d’enquêter mais de défendre le point de vue de ses clients. Mais peut-être en savez-vous davantage ?

  4. Une fois de plus micron et sa clique sont là pour islamiser le pays dès qu’un chrétien se présente on le reexpédie chez la religion de paix et d’amour pour le trucider. Quand ce sont des algériens à l’Ofpra ils sont moins regardants . A pertué et pichitts, moi non plus je ne veux aucun migrant d’Afrique,parce que ceux qui viennent pour les 99% sont des muzz mais comme en Iran les conversions se font à tour de bras, cet histoire est tout à fait vraisemblable.

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