Iran, Ukraine, politique intérieure aux USA…Donald Trump est-il rentré à la niche républicaine ?

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Nous pensions avoir affaire à un bulldozer. Un retour du réel, un baroud d’honneur du peuple américain lassé de l’effondrement moral, de l’invasion migratoire, de la trahison des élites. Et voilà que, quelques mois après son retour tonitruant à la Maison Blanche, Donald Trump semble déjà rentrer dans les rangs. Pire : dans la niche. Celle, moelleuse et trompeuse, de l’establishment républicain. Celle des faucons atlantistes, des va-t-en-guerre professionnels, des défenseurs d’un empire américain malade mais qui s’accroche encore à ses réflexes impériaux.

Un empire qui aboie encore

On nous promettait la fin du « gendarmisme » mondial. America First, oui, mais America chez elle. Et pourtant : les tambours de guerre résonnent de nouveau, cette fois en direction de l’Iran. Menaces, sanctions, posture belliqueuse… Une rhétorique que n’aurait pas reniée un George W. Bush ou un Dick Cheney. Où est passé le Trump isolationniste ? Le candidat qui jurait ses grands dieux que le sang américain ne serait plus versé pour les intérêts du lobby pétrolier ou du complexe militaro-industriel ?

À l’intérieur, les choses ne sont guère plus réjouissantes. Certes, les mots sont là. Les déclarations fracassantes, les formules assassines contre les juges, les clandestins, les villes sanctuaires. Mais les actes ? À chaque tentative de fermeté, surgit la reculade. Les tribunaux, souvent hostiles, bloquent les décrets. L’administration, infestée de gauchistes permanents, sabote. Et Trump, fidèle à lui-même, souffle le chaud, puis le tiède, puis le rien. Une frontière poreuse. Des cartels qui prospèrent. Des millions de migrants qui continuent à défier un État en décomposition.

Une révolution qui n’a pas eu lieu

Alors, où est la révolution annoncée ? Où sont les grands chantiers ? L’expulsion massive des clandestins ? La purge du marécage washingtonien ? L’insurrection fiscale contre la gabegie fédérale ? L’abolition du politiquement correct dans les institutions ? La paix en Ukraine ? Pour l’instant, le grand chambardement promis se résume à des tweets moins fréquents, à des disputes avec son cercle proche, Musk en tête, et à une posture martiale en conférence de presse. Le ton est plus rude, certes. Mais la musique est-elle si différente ?

Les signaux économiques restent hésitants. L’inflation grignote les salaires. La fracture sociale demeure. La criminalité, sous contrôle dans certains États, explose ailleurs. Et surtout, l’espoir d’un redressement moral et identitaire, d’un réveil des Blancs oubliés de l’Amérique profonde, semble s’étioler. Comme si, après le rugissement, le lion s’était couché.

Et si nous nous étions trompés… en nous trumpant ?

Il faut poser la question. Frontalement. Brutalement. Sans faux-semblants : et si nous avions trop projeté sur Donald Trump ? Et si, aveuglés par notre propre désir de rupture, nous avions pris un populiste médiatique pour un homme d’État révolutionnaire ? Trump a peut-être été le thermomètre de la fièvre identitaire américaine. Il n’en est pas forcément le remède. Et il est possiblement tenu, en haut lieu, par plus puissant que lui.

Et pourtant… il reste un espoir. Celui d’un sursaut. D’un geste fort. D’un acte politique décisif qui relègue les demi-mesures aux oubliettes. Mais ce sursaut, nul ne sait s’il viendra. Et à mesure que le temps passe, l’odeur de reniement flotte, âcre et tenace.

Le monde attendait un césar yankee. Il pourrait bien n’avoir reçu qu’un clown couronné.

Julien Dir

[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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9 réponses à “Iran, Ukraine, politique intérieure aux USA…Donald Trump est-il rentré à la niche républicaine ?”

  1. Gaï ROPRAZ (de) dit :

    Non tout est faux !
    Julien, cette fois-ci tu n’y est pas. Mais alors pas du tout !!!
    Et quant à qualifier Trump de clown, fais gave le jour ou tu poses les pieds aux USA …

    Ceci dit, en ce qui concerne l’Ukraine, moi qui suis de parents Russes, je te le dis haut et fort : l’Ukraine a toujours fait partie de la grande Russie. Sur le passeport de ma Grand mere, il est bien mentionné: Née à Kiev (Russie)
    Et Trump est dans ses vérités qui feront loi.

    Quant au « sursaut » dont au quoi tu causes, tu me fais marrer : Tu n’y es pas du du tout ! (Et je suis poli)…

  2. Ronan dit :

    Bonjour Julien, sois cool et nous t’invitons cordialement à corriger ou revoir ton article car voici le tweet de Florian Philippot sur X : Formidable !

    #Trump repousse sèchement les faucons qui le pressaient de frapper l’#Iran et annonce « se donner 2 semaines » pour décider, vient de déclarer la porte-parole de la Maison Blanche ! (cf vidéo ⤵️)

    Il ne donne pas raison aux fous de guerre qui veulent l’entraîner dans une guerre au Moyen-Orient, après le fiasco de toutes les précédentes guerres « préventives » du genre !

    ➡️ Pas un euro, pas une arme, pas d’engagement militaire français non plus dans cette guerre, ni en #Ukraine !
    La Paix !
    Manif nationale pour la France libre et la paix dimanche 29/06 rdv Paris 14h place du Palais Royal (départ 15h) ! 🇫🇷. Le lien source : https://x.com/f_philippot.

  3. Sébastien Cornel dit :

    « À chaque tentative de fermeté, surgit la reculade. » Pas d’accord du tout avec J.Dir.
    Concernant l’Iran, ce n’est pas une « reculade ». Trump se donne du temps non pas pour réfléchir à une intervention qui serait mal perçue par l’opinion à qui Trump a promis la paix, mais pour préparer le moment « final ». Les USA interviendront, sans nul doute, mais quand la logistique militaire sera en place complètement, afin de ne pas sacrifier des hommes. Trump ne peut pas se permettre des morts pour tenir sa parole. Le temps de l’intervention militaire est déjà décompté.
    Et c’est très bien ainsi : foutre en l’air le régime des Mollahs est une impérieuse nécessité. Si Trump et Israel laissent la fenêtre se refermer, l’Histoire et les Iraniens leur en tiendront rigueur et ne leur pardonneront pas.
    Quand à notre péteux de Macron, son attitude est soi de la méconnaissance des dossiers soit de la lâcheté.
    Tout n’est qu’une question de temps bien calculé et pas de reculade.

  4. PL44 dit :

    @ Gaï de ROPRAZ
    Tiens donc ! L’Ukraine a aussi fait partie du grand duché de Lituanie.
    Sur le passeport de quelqu’un né à Varsovie à l’époque de votre grand mère, il aurait été marqué (Russie). Ma grand mère est née à Nantes (France).

  5. louis dit :

    drole d’article , trump a sa manière de gerer son mi-mandat si il gagne ces futurs elections là il va rugir

  6. Brunrouge dit :

    Les pro-Trump font penser aux anciens pro-Sarkozy. Ils ont une envie de Trump comme il avait une envie de Sarko. Ils ne veulent pas voir. Heureusement dans la dissidence les Trump critiques commencent à se faire entendre. Pourquoi, ont-ils eu besoin de 6 mois pour comprendre Trump II après Trump I? C’est étrange. Ce doit être les mêmes qui votent Zemmour. Merci à M. Julien Dir qui pour la deuxième fois en peu de temps affirme ses convictions sans craindre l’opprobre d’éventuels droitardisés. Et nous donne la Direction Internationale des Routes à suivre (La DIR). Le courage moral est une belle valeur et plutôt rare. Le verbe est une arme et Brasilliach a été assassiné pour cette raison

  7. Rate dit :

    Wait and see, on ne change pas les choses en 6 mois, pareil en France lorsque nous aurons notre gouvernement de droite

  8. Raymond Neveu dit :

    Les réserves de gaz et de pétrole de l’Iran doivent empêcher de dormir les Puritains de Wall Street, la sainte oseille fait rêver sinon le cas Iran serait déjà résolu! Black Rock est content avec tous ces dégâts à lui les contrats juteux. Bravo Tal Dir!

  9. dl dit :

    Au de dela des discours, il serait opportun d etudier la constitution US, le president a relativement moins de pouvoir que le president francais. Dans 18 mois les mid-terms.
    A la difference de l administration Biden, il y a des tentatives de calmer les conflits.
    Ecoutez Prof. Mearsheirmener, les USA n ont deja pas obtenu la redition des Houtis, qu’esperez-vous avec l Iran?

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