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On trouve des réflexes jacobins, y compris émanant d’élus et d’administrations bretonnes qui veulent centraliser vers Rennes et sa métropole. Ainsi, la ligne Dinard-Londres, de chez Ryanair est suspendue jusque nouvelle ordre, au moins jusque mars 2021.
« La compagnie aérienne Ryanair a décidé de ne pas opérer ses vols du programme hiver à la suite de la crise de la Covid-19 et n’a pas encore donné d’indications sur son programme été. » indique la SEARD, société à qui la Région a délégué l’exploitation des aéroports de Rennes et de Dinard . La SEARD, détenue à 49 % par Vinci Airports et à 51 % par la CCI d’Ille-et-Vilaine, exploite les aéroports de Rennes et de Dinard dans le cadre d’un contrat de délégation de service public signé en 2010 avec la Région Bretagne, qui en est la propriétaire.
« En attendant, l’incertitude plane sur l’aérogare, où la SEARD emploie 30 personnes (pompiers, agents de sûreté, agents de pistes…). La plateforme dinardaise étant structurellement déficitaire – environ 800 000 € par an et sûrement encore plus en 2020 – c’est la gestion mutualisée avec l’aéroport de Rennes qui permet de la maintenir. Ce dispositif pourra-t-il durer encore alors que la crise touche aussi très durement l’aéroport de Rennes ? C’est la question qui se pose alors que certains craignent une volonté de « désengagement » de la SEARD vis-à-vis de Dinard » indique Le Pays Malouin.
Les pouvoirs publics sont inquiets. Et l’Association pour le Développement de l’Aéroport de Rennes-Bretagne (ADARB), elle, veut tout centraliser. Pour elle, l’aéroport de Dinard doit être conforté « dans sa vocation industrielle et sociale », quitte à le subventionner. Il faut aussi y « encourager l’accueil de l’aviation touristique et d’affaires ».
Toujours selon le Pays Malouin, qui rapporte les propos de l’association : « Par contre, « la ligne Dinard-Londres, artificiellement conservée à Dinard ne se justifie pas sur le plan commercial », juge l’association. « Une ligne Rennes-Londres serait beaucoup plus judicieuse, rentable et profitable à la clientèle de Haute-Bretagne. »
L’ADARB ne s’arrête pas là puisqu’elle estime que l’aéroport de Rennes doit être « libéré de la charge financière dinardaise » pour pouvoir se développer. Et elle demande à la Région « l’exclusion, dans le futur Contrat de Délégation de Service Public (2024), de la clause imposant à l’aéroport de Rennes-Bretagne la charge de l’aéroport de Dinard ».
Décidément, certains ne perdent pas le nord…au détriment des petits aéroports, et d’une certaine qualité de service dont l’aéroport de Dinard-Pleurtuit est un bon exemple, si l’on compare aux plus grosses usines aéroporturaires dans lesquelles les passagers sont souvent traités comme du bétail…
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