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Le conseil municipal du 14 octobre dernier à Savenay faisait le bilan de la gestion du marché, gérée depuis 2015 par la société Loiseau Marchés qui dépend du groupe francilien Cordonnier. En province elle gère aussi les marchés de Chantonnay (Vendée) ainsi que le Pellerin et Guérande en Loire-Atlantique. Le contrat d’affermage durait cinq ans jusqu’au 30 juin 2020.
Si le marché du mercredi se porte bien avec 41 abonnés en 2019 (34 en extérieur et 7 sous la halle) contre 38 en 2018 avec une présence des passagers stables même si les commerçants non-alimentaires sont de moins en moins nombreux, la pérennité du marché du dimanche semble vraiment menacée. En effet, « le développement est beaucoup plus délicat, le nombre d’abonnés est réduit à deux ».
Le budget des animations est lui aussi déficitaire, bien qu’il n’y en ait que quatre – une en mai, une en septembre, une en octobre et une en décembre. « Le budget animations étant déficitaire de 890.58 € en 2019, il sera réduit à 4109 € en 2020 », d’un tiers, indique le rapport d’activité de 2019, qui indique aussi des recettes de 11.516 € pour les droits de place perçus des abonnés (-1500 € sur un an) et 4909 € pour les droits de place des passagers (+700 €).
« En outre les recettes du dimanche ne couvrent pas le paiement du placier. Les résultats négatifs de Loiseau sont absorbés par le groupe, c’est pourquoi il maintient tout de même ce marché », conclut le rapport d’activité. Un sondage a été lancé par la mairie auprès des commerçants et usagers du marché pour décaler le jour du second marché.
« Le problème, c’est qu’en fin de semaine il y a tout de même beaucoup de concurrence, il y a d’autres marchés plus importants le dimanche, y compris pour les commerçants – par exemple Basse Indre [dimanche], Talensac ou la Petite Hollande [samedi] dans l’agglomération nantaise, et d’autres qui sont importants sur la côte où il y a beaucoup de monde dès qu’il fait beau », résume un producteur fermier des environs de Savenay.
« Entre aller se les geler à Savenay pour 50-100 clients grand maximum et aller ne serait-ce qu’à Guérande où dans un mauvais marché, un jour où il pleut à verse, 100 clients c’est le minimum, c’est vite vu pour un producteur, d’autant que ça fait une demi-heure de plus de route, au plus, pour des recettes qui sont de l’ordre du double ou du triple ».
Le conseil municipal du 18 septembre 2019 a prolongé le principe de la gestion déléguée des marchés pour cinq ans, jusqu’en 2025, et lancé la consultation. Un élu indiquait alors « la problématique de renouvellement des commerçants qui partent à la retraite » et signalait que le contrat avait un avenant pour que la municipalité élue en 2020 puisse en modifier les clauses.
Le conseil municipal du 12 décembre 2019 fixait les tarifs du marché, à 0.75€ l’emplacement sous la halle avec l’électricité, 1.04€ avec l’eau et l’électricité, et à l’extérieur à 0.23€ le mètre pour les abonnés (0.29€ avec l’électricité) et 0.57€ le mètre carré por les passagers.
Louis Moulin
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