Hausse des prix de l’électricité : quelles solutions pour le budget des Français ?

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Alors que les négociations se poursuivent pour relever le plafond de l’ARENH de 100 à 130 TWh afin de limiter la hausse du prix de l’électricité pour les particuliers et les entreprises, certains acteurs s’alarment de la contrainte qui serait faite à EDF de vendre une partie de sa production à ses concurrents.

Selon Sylvain Le Falher, co-fondateur et Président de Hello Watt, les volumes ARENH ne devraient pas être limités. En effet, le principe de ce mécanisme est de faire bénéficier aux particuliers, et aux entreprises françaises, d’une énergie nucléaire peu chère car issue d’un parc nucléaire dont les investissements ont déjà été payés, par les contribuables et les consommateurs Français dans les années 80 et 90 principalement. EDF était alors dans une situation de monopole, et il semble logique que tous les particuliers et les entreprises puissent bénéficier de ce prix plus bas, car ils ont déjà payé une première fois les investissements de ce parc, et ceci quel que soit le fournisseur d’énergie qu’ils ont choisi. Limiter les volumes ARENH revient à leur faire payer une 2eme fois pour ce parc nucléaire.

Le mécanisme ARENH permet de protéger les consommateurs Français des hausses de prix sur les marchés de l’énergie associé au prix du gaz et du CO2. Toujours selon Sylvain Le Falher, il faut donc utiliser pleinement ce mécanisme actuellement et livrer les 160 TWh demandés par les différents acteurs, ce qui baissera le prix pour les entreprises, et pour les particuliers, qu’ils soient au TRV d’EDF ou en offre de marché chez un autre fournisseur.

Le coût pour EDF d’une telle mesure (augmenter les volumes ARENH) reste faible comparé aux bénéfices importants liées à la hausse des prix de marché de l’électricité dont a bénéficié EDF, alors que les coûts de son parc de production n’ont pas augmentés, celui-ci étant constitué de centrale hydrauliques et nucléaires.

Dans ce contexte, certains fournisseurs d’électricité et de gaz ont été contraints d’augmenter leurs tarifs, suspendre la commercialisation de leur offre et voire même arrêter leur activité, non sans conséquence pour le consommateur. Hello Watt a fait une étude sur ces différentes augmentations. Il en ressort notamment que certains fournisseurs sont 2 à 4x plus chers que les TRV (y compris pour leurs anciens clients) tandis que d’autres proposent toujours des offres plus compétitives que le TRV ou des offres à prix bloqué.

Les perspectives ne sont pas forcément bonnes : Le gouvernement a promis un « bouclier » tarifaire qui consiste en un gel des tarifs réglementés du gaz et une limitation à 4% du tarif réglementé de l’électricité via la fiscalité. Mais selon Le Parisien qui a pu consulter un document de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la donne a quelque peu changé, puisque les calculs prévisionnels du CRE ont été revus à la hausse et semblent rebattre les cartes.

Dans un premier temps, la hausse des prix sur les marchés devait être de 15% au 1er février prochain. Mais selon ce document consulté par nos confrères, elle serait finalement évaluée entre 30 et 40%. La veille, sur LCI, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait même lui avancé des chiffres de « 38 à 40% », et a promis que les négociations étaient encore en cours pour épargner le pouvoir d’achat des Français et maintenir la hausse à 4%.

Qui y croit encore ?

Crédit photo : DR

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Une réponse

  1. dès que macron sera réélu, les prix, pas seulement de l’électricité, vont exploser.
    moralité alleZ voter

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