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Le Qatar se paye le PSG et François Pinault le Stade rennais. Ça coûte, mais ça donne de l’image et de l’influence. Qui est le vrai maire de Rennes ? Nathalie Appéré ou bien François Pinault…
Autrefois, les hommes riches entretenaient des danseuses ; aujourd’hui ils préfèrent s’amuser avec un club de foot. C’est le cas de François Pinault avec le Stade rennais. Une fantaisie qui coûte plus cher qu’elle ne rapporte. C’est ce que nous apprend un rapport de la chambre régionale des comptes sur la période 2013 – 2019. Les magistrats financiers ont donc contrôlé les finances de la société anonyme de sport professionnel (SASP) du Stade rennais –Football club. Dans leurs conclusions, ces derniers constatent que « les résultats financiers annuels de la société demeurent déficitaires en raison d’un manque avéré de rentabilité, nécessitant le soutien financier de l’actionnaire ». Ce qui veut dire que, chaque année, le groupe Pinault, propriétaire du club depuis 1998, met au pot. À titre d’exemple, en 2017, la famille Pinault, via le holding Artemis, a injecté 29,5 millions d’euros pour remettre les comptes à flot. On notera que, sur les cinq dernières saisons, le budget est passé de 43 millions d’euros, ai titre de la saison 2013 – 2014, à 54 millions pour la saison 2017 – 2018 et 68 millions en prévision sur la saison 2018 – 2019 (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, jeudi 16 juillet 2020). Pour 2020 – 2021, il est question d’un budget prévisionnel de 105 millions d’euros (Ouest-France, Sports, jeudi 24 septembre 2020). À comparer avec Nantes (75 millions), Lorient (45) et Brest (40).
Conclusion : sans les Pinault, ou bien le Stade rennais fait faillite, ou bien une sévère politique d’économies le fait chuter en ligue 2. Rassurons les supporters –en moyenne 23 000 spectateurs par match -, François Pinault et sa famille peuvent s’offrir ce qui reste pour eux un petit train électrique. En 2019, leur fortune était évaluée à 29 milliards d’euros et à 32 milliards au début 2020 (Challenges, 9 juillet 2020). Le luxe ça rapporte plus que le bois ! Grâce à leur société Kering (cotée en Bourse) et à son impressionnant portefeuille de marques (Gucci, Yves Saint-Laurent, Balenciaga, Bottega Veneta, Boucheron…) les Pibnault peuvent attendre le rebond post-covid avec optimisme.
Malheureusement, tout n’est pas rose pour les milliardaires. En effet, d’après Mediapart, Kering est visé depuis février 2019 par une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale ». Grâce à un habile montage fiscal, le groupe a ainsi évité « 2,5 milliards d’euros d’impôts, dont au moins 180 en France », affirme Médiapart. Le Parque national financier enquête…
Bernard Morvan
Crédit photo : Tilly antoine/Wikimedia (cc)
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Une réponse à “François Pinault est le père Noël du Stade rennais”
Bonsoir Monsieur Bernard Morvan .
J’ai travaillé de longues années au Groupe Pinault et je suis assez surpris par vos propos .
Vous criquez ce Groupe qui fait travailler et nourrit des milliers de personnes ( en France et en Bretagne).
Que vous critiquiez sa politique du « Foot » là je suis entièrement d’accord avec vous , il y en a assez « d’ enrichir » des pousseurs de balles capricieux qui ne sont pas productifs pour la France .
Pour le reste , la somme détournée est bien modeste , face a certains groupes Français et aux dépenses de notre bon Gouvernement LREM .
Bien Cordialement .
JP DUPIN .