Monts d’Arrée. Chapelle Saint-Michel de Brasparts : François Pinault va octroyer 500 000 € pour sa restauration [Vidéo]

Saint-Michel de Brasparts

L’homme d’affaires breton François Pinault et sa fondation Artémis vont se porter au secours de la chapelle Saint-Michel de Brasparts qui, bien qu’épargnée par les flammes l’été dernier, nécessite d’importants travaux de restauration, évalués à 500 000 €.

Saint-Michel de Brasparts, une icône miraculée

Les images avaient suscité l’émotion en Bretagne, et bien au-delà. Au mois de juillet dernier, d’importants incendies d’origine criminelle ravageaient les monts d’Arrée. Après une âpre bataille avec les flammes, tandis que le feu avait détruit environ 1 100 ha de landes et 380 ha de landes humides et tourbières sur les 10 000 ha que compte le site Natura 2000 des Monts d’Arrée, les pompiers avaient tout de même réussi à protéger la chapelle Saint-Michel de Brasparts.

Cet édifice iconique est situé sur le toit du Menez Mikael, l’un des principaux sommets de cette chaîne de « montagnes » bretonnes constituant la frontière naturelle entre Léon et Cornouaille.

Saint-Michel de Brasparts
La chapelle Saint-Michel de Brasparts après les incendies de l’été 2022. Source : Le Figaro

Restauration de la chapelle : François Pinault plus efficace que le Département

Aussi, alors que la chapelle, bien qu’épargnée par le feu, était déjà dans un état de dégradation avancée nécessitant une sérieuse restauration, le Conseil départemental du Finistère a annoncé en octobre dernier qu’un mécène, en la personne de l’homme d’affaires breton François Pinault, envisageait d’octroyer une enveloppe de 500 000 € afin de permettre cette remise en état de la chapelle Saint-Michel de Brasparts.

À noter que le département du Finistère avait également prévu, lui aussi, d’engager depuis longtemps des travaux de restauration de l’édifice (bâti à la fin du XVIIe siècle). Travaux qui n’auraient cependant concernés uniquement que la toiture. Mais les incendies de l’été dernier ont largement contribué à accélérer les choses. Comme bien des Bretons passionnés par leur patrimoine, François Pinault s’était dit « bouleversé » par les images des flammes cernant la chapelle.

Les choses se sont précisées ces derniers jours. Selon une information rapportée le 5 décembre par le quotidien Ouest-France, le Département du Finistère (actuel propriétaire de la chapelle) et la fondation Artémis créée par François Pinault envisageraient de signer une convention de mécénat le 16 décembre prochain.

Quels travaux à venir pour la chapelle Saint-Michel de Brasparts ?

Sur place, les travaux à venir vont porter sur plusieurs points. Car, si le feu n’a pas directement atteint la chapelle, les fortes chaleurs générées par le brasier ont sollicité les enduits, la charpente et si les huisseries déjà fatiguées par le temps.

Les fonds débloqués par François Pinault serviront également à restaurer les équipements alentour détruits par l’incendie, notamment les escaliers en bois conduisant du parking jusqu’au sommet du Mont-Saint-Michel de Brasparts.

Quant au mobilier liturgique situé à l’intérieur de l’édifice, François Pinault a choisi de faire appel au designer quimpérois Ronan Bouroullec, dont la renommée dépasse les frontières françaises. Pas de fantaisie inutile quant aux futures créations : un communiqué de la fondation Artémis précise le 5 décembre que le mobilier en question serait « d’une grande sobriété en accord avec l’esprit du lieu ».

« Naturellement touché dans mon âme de breton, je suis très heureux de pouvoir contribuer à la préservation de la montagne Saint-Michel-de-Brasparts. Je suis heureux que Ronan Bouroullec accepte de participer, avec toute la finesse et l’équilibre qui le caractérisent, à la valorisation de cet édifice remarquable et emblématique du Finistère », a par ailleurs expliqué l’homme d’affaires breton.

Ce dernier déclarait également auprès du quotidien Le Télégramme le même 5 décembre que la chapelle Saint-Michel de Brasparts incarnait à ses yeux « l’attachement des Bretons à leur terre et à leur histoire », ajoutant : « C’est en quelque sorte un Mont-Saint-Michel des Bretons. ». Ou plutôt un deuxième, après celui concédé aux Normands

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Kergourlay) (photo d’illustration)
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4 réponses

  1. Tout comme des bénévoles de S.O.S. calvaires, il est tout à l’honneur des mécènes français de soigner et revitaliser tout le patrimoine chrétien qui contribue aussi à l’image du ‘blanc manteau des cathédrales ‘ et qui constituent l’ADN de la France.

  2. Bravo une belle initiative ! Heureusement qu’il peut y avoir des interventions en partie privées pour restaurer le patrimoine français tellement riche !

  3. Cette chapelle fait partie du patrimoine breton et pas à d’autres. Finistérien, je m’y suis souvent rendu tant que ma santé me l’a permis. Là souffle l’esprit de la Bretagne. Au loin parmi la lande, la centrale nucléaire el4 de Brennilis, une véritable verrue qui n’a jamais réellement fonctionné et qui n’en finit plus d’être démolie pour ce qu’il est convenu d’appeler « le retour à l’herbe ». Merci d’avoir préservé la chapelle des flammes et merci à ceux qui participeront à son sauvetage et à sa pérennité.

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