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Pas invité à signer la lettre adressée à Emmanuel Macron pour l’inviter à organiser un référendum sur la réunification de la Bretagne, lettre parue dans le JDD ce dimanche 17 janvier, le Rassemblement national vient d’adresser un communiqué à la presse dans lequel il dénonce un « bal des hypocrites ».
« Les élus du Rassemblement National ont été scandaleusement mis à l’écart de cet appel, comme lors du rassemblement du 11 octobre dernier à Nantes où ils n’avaient pas été invités » indique Gilles Pennelle qui rappelle que Jean-Yves Le Drian et Jean-Marc Ayrault, dont des amis ont signé la pétition, avaient, en accord avec le Président de la République François Hollande, ont empêché cette réunification lors du redécoupage des régions en 2015.
Le Rassemblement national indique être favorable à la réunification de la Bretagne historique, à plusieurs conditions :
- Consulter les citoyens de l’ensemble des départements des deux régions actuelles de Bretagne et des Pays-de-Loire à l’occasion d’un référendum et pas uniquement, comme il est indiqué dans l’appel, ceux de Loire-Atlantique.
- Engager une réforme globale du périmètre de l’ensemble des régions pour les rendre plus cohérentes et plus respectueuses de l’identité des territoires. Un nouveau périmètre qui devra notamment proposer une alternative crédible aux
départements de Vendée, Mayenne, Sarthe et Maine-et-Loire en cas de rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne administrative.
Il est en effet étonnant que pour une démarche qui normalement, devrait se faire en dehors de toutes chapelles politiques, l’ensemble des élus de Bretagne et de Loire-Atlantique n’aient pas été conviés à signer la lettre, ce qui signifie aussi une certaine forme de « copinage » ou de « cooptation » qui fait perdre en crédibilité à l’initiative.
Si il est vrai qu’historiquement, le Rassemblement national et avant lui le FN, n’ont jamais fait grand preuve de volonté pour mener des avancées politiques en faveur de la Bretagne – s’offusquant même de symboles auxquels les Bretons sont majoritairement attachés – on pourrait en effet dire la même chose du PS, ou des Républicains…pour ne citer qu’eux, sachant que les deux principales métropoles qui sont concernées, Rennes et Nantes, sont gérées depuis plusieurs décennies…par la gauche.
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