Nantes. Caves, paliers, halls : comment les dealers colonisent les HLM

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Dans l’imaginaire collectif, un point de deal occupe un hall d’immeuble et l’espace devant lui. Cependant, les dealers investissent d’autres espaces – y compris privatifs – soit pour préparer les doses de drogues (sachets, bonbonnes, boîtes), soit pour se reposer ou s ‘y réunir, ce qui maximise les nuisances pour les infortunés riverains. Ce que les policiers ont pu constater ce lundi 18 janvier dans divers quartiers nantais.

Lors des traditionnelles opérations de fouilles de halls et de parties communes (caves, paliers) – qui ramènent d’ailleurs de moins en moins de saisies de drogues, les dealers s’étant adaptés, les policiers se sont déployés dans plusieurs adresses connues dans divers quartiers, au lieu d’une ou de quelques unes dans le même quartier.

A Malakoff, un quartier « sensible » à l’est du centre-ville, les policiers ne se sont pas contentés du hall mais ont inspecté, avec un chien, tous les paliers. Au 10ème, ils sont tombés, dans une gaine technique, sur un sac à dos avec « 40 capsules transparentes, 9 sachets avec de la résine, une balance et des sachets de conditionnement vides ».

Ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit où les dealers se replient dans les étages – y compris pour conditionner la drogue en vrac dans des sachets – plus haut, c’est moins de chance d’être repéré par la police et parfois plus près de l’appartement d’une « nourrice » chargée d’abriter de la drogue voire les dealers en cas de descente impromptue de la police.

Aux Dervallières, quartier célèbre pour son Building et ses cinq fusillades en une semaine, il y a d’autres points de deal que l’infortuné immeuble de grande hauteur. Au 6 rue Meissonnier, les policiers sont tombés sur une cave tout confort : des outils pour faire de la mécanique – les guetteurs utilisent des deux-roues, vélos ou scooters, souvent volés, pour surveiller les abords du « quartier », mais aussi un canapé, un écran plat, une PS4, un frigo et une chicha s’y trouvaient. Sans commentaire.

Pas de saisie de drogue non plus au Clos-Toreau, autre quartier « sensible », sud-Loire cette fois, entre Nantes, Vertou et Saint-Sébastien sur Loire. Mais les policiers sont tombés, rue Saint-Jean de Luz et 2 rue d’Ascain sur des halls insalubres, avec odeurs, mégots et détritus divers. Comme aux Dervallières, les dealers laissent leurs déchets sur place quand ils mangent ou fument entre deux clients. Enfin rue de Biarritz, les policiers n’ont pas trouvé de la drogue, mais des sachets pour la conditionnés, floqués du symbole du dollar.

Louis Moulin

Crédit photo : Js84/Wikimedia (CC)
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