Nantes. Vols à la brocante de la place Viarme, pickpockets à Talensac : les malfrats ne chôment pas…

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Une belle montre à gousset en argent, posée au milieu d’autres objets sur une table – elle a tapé dans l’œil d’un homme, et ce n’était pas pour l’acheter. Alors que le brocanteur était occupé par une vente, vers 10h30 ce samedi 6 février, il s’en est discrètement emparé et est parti avec. Si discrètement que le vendeur ne s’est aperçu de sa disparition que lorsqu’il était loin.

En revanche, de l’autre côté de la brocante, vers 9h30, ce brocanteur a vu le voleur. Et a réussi même à l’empêcher de s’emparer de son téléphone, alors qu’il avait déjà la main dessus. « Ils sont trois en fait, un qui t’occupe et deux qui font le guet. Des Nord-africains,  doudounes et pantalons de sport, 20-25 ans », décrit-il les indélicats.

La semaine dernière, des clients du marché de Talensac s’étaient fait, eux, dérober leurs porte-monnaies ou leurs cartes bancaires par des pickpockets, assez organisés mais néanmoins vite repérés dans la cohue sous la halle. Il y en a aussi souvent à la Petite Hollande, « on finit par les repérer à force, et ils changent de secteur ou de marché », relève un commerçant. « Il nous faudrait des policiers en civil pour leur mettre la main dessus, ce n’est pas à nous de faire la police ». Sauf que le samedi est aussi le jour des manifestations – et la police est requise pour sécuriser les parcours et les empêcher de déborder.

Par ailleurs le 5 février vers 1h20, quatre adolescents font irruption dans un appartement de la rue du professeur Jules Poumier, à la Croix Bonneau. La victime, un garçon de 18 ans, se voit exiger de l’argent, puis prend un coup de crosse de pistolet sur la tête ; les assaillants s’en vont avec sa carte bancaire et un jogging Lacoste. Située derrière le marché Zola, cette adresse est aussi à moins d’un kilomètre du quartier très « sensible » de Bellevue.

Nul doute que ce genre d’affaire participe au « sentiment d’insécurité » (?!) qui fait de Nantes, selon les touristes de passage, une des villes les plus dangereuses d’Europe.

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. sans faire la police soit-même, si tout un chacun, témoin d’un tel méfait, criait au voleur, cette délinquance diminuerai fortement et çà ne fait courir aucun risque.
    ensuite, rien n’empêche un croche-pied dès que le voleur détale et lui tombé à plusieurs dessus pour l’immobiliser en attendant la police.

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