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Parue aux Éditions du Triomphe, une nouvelle série de bandes dessinées, recherchant l’exactitude historique, restitue l’esprit des croisades.
Le premier tome commence en 326, lorsque sainte Hélène, la mère de l’empereur Constantin Ier, pense avoir découvert la Croix de Jésus lors d’un pèlerinage en Palestine. Dès lors, de nombreux pèlerins prennent le chemin de la Terre Sainte pour se recueillir sur le tombeau du Christ. Mais les Sarrasins imposent aux chrétiens de payer des taxes pour pouvoir s’y rendre. Pire encore. Au début du XIe siècle, la ville sainte de Jérusalem est occupée par les Turcs Seldjoukides, qui en interdisent l’accès. Pour mettre fin à cette situation, le 27 novembre 1095, le Pape Urbain II appelle à la croisade. Il demande aux chrétiens, au cours d’un voyage de pénitence, de libérer la « Terre sainte ». Mais hormis le duc de Bretagne Alain IV de Bretagne, les souverains européens ne participent pas à cette première croisade. Pierre l’Ermite prêche à son tour la croisade au cri de « Dieu le veut ! » et emmène avec lui des milliers de paysans, qui connaîtront un triste sort… Traversant l’Europe, franchissant la Méditerranée, luttant contre les turcs et les sarrasins, de grands seigneurs à la croix rouge brodée sur leur habit parviennent à Jérusalem.
La ville sainte est prise le 14 juillet 1099. Cette première croisade s’achève par la création du royaume chrétien de Jérusalem. Godefroy de Bouillon est élu souverain de Jérusalem, mais il refuse d’être nommé roi de Jérusalem, en affirmant : « Je ne porterais pas une couronne d’or, là où le Christ porta une couronne d’épines ». Il prend alors le titre, plus humble, d’Avoué du Saint-Sépulcre. En 1148, après avoir obtenu du pape la promulgation d’une bulle de croisade, le roi de France Louis VII se rend en pèlerinage à Jérusalem pour expier ses fautes. Certes, les croisés ne parviennent pas à prendre Damas. Mais la noblesse européenne a créé quatre États chrétiens au Proche-Orient : le comté d’Édesse, le comté de Tripoli, le royaume de Jérusalem, la principauté d’Antioche. Certains de ces seigneurs ont laissé une trace dans l’histoire, à l’image de Constance, la princesse régente d’Antioche, épouse de Renaud de Châtillon. Le premier tome se clôt en 1162 avec la mort, par empoisonnement, de Baudoin III roi de Jérusalem.
Cette nouvelle série de bandes dessinées est l’œuvre du duo Michel de Peyret – Guillaume Berteloot, qui avait déjà réalisé la BD Avec le Padre, retraçant l’épopée des aumôniers dans l’Armée française.
Le scénariste, Michel de Peyret, est aumônier catholique des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan depuis 2009. Décrivant les deux premières croisades, de 1095 à 1162, il prend le temps de dévoiler leurs enjeux politiques, religieux et économiques. Il expose intelligemment les divisions qui existent au sein même de chacun des deux camps, chrétien et musulman. S’il ne dissimule pas les exactions parfois commises en marge des croisades, il montre bien la ferveur des croisés.
Guillaume Berteloot, qui vit dans la région nantaise, fait de nombreuses recherches pour que son dessin respecte la réalité historique. D’un style classique, adepte de la ligne claire, il est devenu l’un des piliers des Editions du Triomphe, en réalisant de nombreuses bandes dessinées historiques (La Gendarmerie, La chevauchée d’Arquus, Avec les cadets de Saumur – Juin 1940, Avec de Lattre de Tassigny, Pie XII – Un Pape dans la tourmente, Avec Hélie de Saint Marc).
Vivement le tome 2 !
Kristol Séhec
Avec les Croisés, tome 1 Des origines à l’an 1162, 46 pages, 15,90 euros, Éditions du Triomphe.
Illustrations : DR
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