Harcèlement, violences, insécurité. Les jeunes Européennes en danger ?

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Quand l’Etat n’est plus capable d’assurer la sécurité de ses citoyens ni même de leur donner l’illusion de le faire, que faire alors ?

Un rapport européen publié vendredi évoque la peur et la violence, croissante, que ressentent et subissent les jeunes européennes (mais aussi les jeunes européens) dans plusieurs pays d’Europe, notamment de sortir dans certains quartiers, sur certaines places.

L’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA), basée en Autriche, a interrogé 35 000 personnes dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et en Macédoine du Nord sur leur perception de la criminalité, de la sécurité et des droits des victimes.

Voici ce qu’indique le rapport rédigé bien entendu en des termes progressistes, histoire de ne surtout pas nommer l’ennemi (si ce ne sont « les hommes »). 

Les chiffres sont éloquents : 

Plus d’une personne sur 20 (6 %) dans l’UE a subi des violences physiques au cours de l’année précédant l’enquête. Cela correspond à plus de 22 millions de personnes.

Les résultats de l’enquête révèlent des différences marquées entre les pays et les groupes de la société. Les jeunes (16-29 ans) sont plus exposés aux crimes violents. Près d’un jeune sur quatre (23 %) a été victime de violence physique au cours des cinq années précédant l’enquête. Dans les autres groupes d’âge, il est inférieur à un sur dix.

78% des personnes agressées n’appartenaient pas à des « minorités ethniques » autrement dit, elles étaient blanches.

Près d’une personne sur trois (29 %) dans l’UE a été victime de harcèlement au cours de l’année précédant l’enquête. Cela correspond à plus de 110 millions de personnes. Les résultats de l’enquête révèlent des différences marquées entre les pays et les groupes de la société.

Trois jeunes sur cinq âgés de 16 à 29 ans (61 %) ont été victimes de harcèlement au cours des cinq années précédant l’enquête et 27 % ont été victimes de cyberharcèlement (c’est-à-dire de harcèlement comprenant des courriels ou des SMS offensants ou menaçants, ou des commentaires offensants ou menaçants à votre sujet sur l’internet, par exemple sur Facebook, WhatsApp et Instagram).

Les hommes victimes de violences physiques non sexuelles ne connaissent généralement pas l’auteur (42%). Pour 32% des femmes, il s’agit d’un membre de la famille ou d’un parent. Pour les hommes, la plupart des incidents de violence physique non sexuelle se produisent dans des lieux publics (39 %), comme les rues ou les parcs, alors que pour les femmes, les incidents se produisent le plus souvent à la maison (37 %).

Dans toutes les tranches d’âge, les femmes signalent des taux de violence physique sexuelle plus élevés que les hommes. – Un homme sur deux (51 %) déclare que les incidents physiques (non sexuels) n’ont pas eu de conséquences psychologiques, contre 30 % des femmes. Les hommes sont, dans leur grande majorité, les auteurs de violences physiques. Une femme sur cinq victimes de harcèlement (18 %) décrit l’incident comme sexuel, contre 6 % des hommes. Les personnes qu’ils ne connaissent pas sont responsables de 72 % des cas de harcèlement sexuel des femmes et 57 % ont eu lieu en public.

Environ six personnes sur dix s’inquiètent de la fraude à la banque en ligne ou aux cartes de paiement (63 %) ou du vol d’objets personnels tels qu’un téléphone portable, un portefeuille ou un sac à main (62 %). 54 % s’inquiètent des cambriolages et 47 % du terrorisme.

Les conséquences de cette violence : 

Les taux d’inquiétude concernant la criminalité sont plus élevés chez les femmes, les personnes moins instruites, les chômeurs et celles qui ont du mal à joindre les deux bouts. Cela peut s’expliquer par l’impact accru de la criminalité sur les personnes appartenant à ces groupes, qui ont plus de mal à se remettre d’un crime, financièrement et psychologiquement.

Près de deux femmes sur trois (64 %) évitent de se rendre dans des endroits où il n’y a personne autour d’elles – et personne pour les aider si elles ont été agressées ou harcelées – contre 36 % des hommes.   83% des femmes âgées entre 16 et 29 ans ont peur d’être agressées physiquement ou sexuellement, ou d’être harcelées

Sur la question des femmes qui évitent certaines places, certains lieux, elles sont 74% à le faire en France ou au Royaume-Uni, 34% en Hongrie, 36% en Croatie et plus faiblement encore en Finlande ou à Chypre. Qu’est-ce qui caractérise les deux premiers pays cités, et les derniers cités ? Nous vous laissons le soin d’y répondre.

Les solutions proposées par L’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA)

Nous vous laissons découvrir les solutions proposées par une agence financée sur fonds publics (le rapport a coûté 4 millions d’euros), qui, à aucun moment, n’évoque les causes réelles de cette menace qui pèse sur les femmes européennes, et globalement, sur la société européenne, l’agence semblant avant tout préoccupée par les droits des « minorités » et des LGBT, dont il est question dans tout le rapport (à consulter ici et ici)

Garantir l’accès à la justice : Les pays devraient fournir à toutes les victimes, y compris les plus vulnérables, des informations, un soutien et une protection appropriés, et permettre leur participation aux procédures pénales. Cela s’applique également aux environnements en ligne.

Offrir un soutien ciblé : Les pays devraient accorder une attention particulière aux besoins spécifiques des différents groupes afin de mieux les protéger contre la violence et de les informer de leurs droits d’une manière qu’ils comprennent.

Mieux soutenir les femmes : Les pays devraient veiller à ce que les sanctions juridiques, l’éducation et la formation, la protection et le soutien des droits des victimes tiennent davantage compte des spécificités des femmes. Cela inclut la prévention de la criminalité par l’éducation des hommes, qui sont pour la plupart les auteurs des actes de violence.

Faciliter le signalement des crimes : Les pays doivent faire davantage pour encourager et faciliter le signalement des crimes. Il s’agit notamment d’utiliser d’autres moyens, comme la société civile ou les services de santé, pour saisir les incidents criminels, informer les victimes de leurs droits et les orienter vers d’autres services susceptibles de les aider.

Pas un mot sur les auteurs de ces violences. Donc forcément, pas de solution envisageable.

Comme dirait l’autre, « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien ….»

Crédit photo : DR
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2 Commentaires

  1. No élus et notre Justice sot coupables de laisser cette situation perdurer. Il leur faudra rendre des comptes pour leur inaction.

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