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A ceux qui ne l’avaient pas encore compris, ces récentes élections européennes ont montré qu’il existait trois électorats bien distincts en Bretagne (5).
D’abord celui des communes du littoral (golfe du Morbihan, Dinard, La Baule, etc.) fait d’une clientèle aisée (retraités, résidences secondaires), ensuite celui des communes rurales de l’intérieur (populations à faible pouvoir d’achat). Enfin les puissantes métropoles (Nantes et Rennes) qui regroupent les « nouvelles classes moyennes urbaines » – dixit Jean-Claude Michéa – et les immigrés.
D’où ce commentaire de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop : « Des pans entiers du territoire national vivent ainsi à des années-lumière du climat d’opinion qui prévaut dans la capitale et les principales métropoles régionales, qui demeurent hermétiques au vote RN. Jordan Bardella n’a rassemblé que 8,5 % des voix à Paris, 9,4 % à Rennes, 11,1 % à Nantes. » (Le Point, 20 juin 2024). L’écart de vote en faveur de la liste RN existant entre une grande ville et son département est également intéressant à considérer. C’est ce qu’on a pu constater à ces élections européennes : 9,4 % à Rennes Métropole et 24,8 % en Ille-et-Vilaine (hors métropole) ; soit une différence de 15,4 points. 11,2 % à Nantes Métropole et 25,4 % en Loire-Atlantique (hors métropole) ; soit une différence de 14,2 points (Marianne, 20 juin 2024).
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Bretagne. Les métropoles ne votent pas comme les communes rurales”
Ainsi donc, le « bobo-islamo-gaucho » ne serait pas une légende…J’en tombe des nues !
Les émeutes, coups de couteaux, agressions, insécurité…ils en veulent encore.
les bobos des villes vs les ruraux, ça me fait penser à une fable de la fontaine