« Confessions d’un Yakuza ». Jérôme Pierrat préface une plongée au coeur de la mafia japonaise [Interview]

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Les éditions La Manufacture de livres ont le don pour dénicher et publier des histoires passionnantes. Notamment du côté du pays du soleil levant, le Japon. Après Au nom du Japon (Hiro Onoda), récit incroyable de ce soldat japonais pensant, pendant 30 ans, que la Seconde guerre mondiale n’était pas terminée, voici « Confessions d’un Yakuza », dans un tout autre registre, qui nous donne une clé pour pénétrer dans le coeur de la mafia japonaise.

Le livre est le fruit d’une série d’entretiens menés par Tadashi Mukaidani, journaliste, avec Masatoshi Kumagai, adjoint de l’administrateur général du clan Inagawa-kai, c’est à dire l’un des principaux leaders d’un des clans Yakuza les plus puissants du Japon.

Masatoshi Kamagai gère son clan à la manière d’une multinationale avec bureaux rutilants dans le quartier d’affaires Shinagawa et voitures à son effigie. Bel homme, 1m 80, costumes élégants, une culture solide, Kamagai doit cependant faire face à la répression des autorités qui ne ferment plus les yeux sur les activités de la pègre qui pourtant sont un maillon fort de l’économie locale, régulant la petite délinquance, par exemple. Racket, jeux, protection rapprochée, trafics en tout genre, prostitution, main-mise sur les quartiers chauds, constituent le fond de commerce des Yakuzas.

Confessions d’un Yakuza nous fait découvrir un univers surprenant, loin, très loin des traditions et des agissements d’autres mafias dans le monde. Un univers, celui des Yakuzas, qui avait pignon sur rue jusqu’au début des années 90 avant que les autorités ne sifflent la fin de la récréation. Un univers profondément codifié, ancré dans la tradition et les racines du Japon. Un univers finalement pas si violent, si l’on compare à ce que la France peut connaitre aujourd’hui, à Marseille ou même à Nantes.

Le livre retrace le parcours d’un homme qui, au départ, ne voulait pas être Yakuza mais qui a été, d’une certaine façon, victime de son destin.

Ce livre n’aurait sans doute pas pu être écrit puis traduit en France sans Jérôme Pierrat, journaliste d’investigation, écrivain, qui depuis 20 ans déjà est sans doute l’un de ceux qui rend le mieux compte des mafias, des trafics, de l’univers des voyous, en France, en Europe, et donc ici, au Japon.

Pour parler de Confessions d’un Yakuza, Jérôme Pierrat qui connait Masatoshi Kumagai depuis des années au point d’en être devenu un proche, nous a accordé une longue et passionnante interview. Plongée au coeur de la mafia japonaise.

Crédit photo : Alexandre Sargos (DR)
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