Bretagne. Ces mosquées qui refusent de signer la Charte des principes pour l’islam de France

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Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a publié sur son site, le 18 janvier 2021, une « Charte des principes pour l’islam de France », destinée à être le socle normatif du futur Conseil national des imams (CNI), dans le cadre du débat actuel sur la réforme de l’islam menée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Une charte très modérée – qui a sans doute été rédigée en collaboration étroite avec les autorités françaises – et qui forcément, ne convient pas à de puissantes et influentes fédérations musulmanes qui savent parfaitement que leurs fidèles leur sont plus attentifs qu’ils ne le sont vis à vis des autorités d’une République française qui n’impressionne pas grand monde.

Une charte vivement critiquée par les imams et théologiens, qui regrettent de ne pas avoir été consultés lors de la rédaction du texte et qui ne se reconnaissent pas dans le CFCM, par ailleurs en proie à des dissensions internes entre les neuf fédérations qui le composent. Seulement cinq fédérations font partie des signataires de la charte parmi lesquelles le Rassemblement des musulmans de France (RMF), l’Union des mosquées de France (UMF), les Musulmans de France (MF), la Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) et la Grande Mosquée de Paris.

Mais en France, de nombreuses mosquées, notamment sous influence de la Turquie, refusent de signer cette charte. Trois des fédérations du CFCM ont fait publiquement état de réserves fondées pour l’essentiel sur le droit. Il s’agit du Comité de coordination des musulmans turcs de France (émanant du ministère turc des affaires religieuses) et de la Confédération islamique Milli Görüs (islam conservateur) – représentant environ 15 % des lieux de culte en France –, ainsi que de Foi & Pratique (réseaux de la Jamaat Tabligh).

Parmi les réserves émises (lire ici les raisons) la notion « d’Islam de France » rejetée par ces coordinations, mais également certains points liés à la charte (sur la notion floue de « valeurs républicaines ») qui sont contestables et contestés juridiquement.

Ces organisations refusent par ailleurs de valider le rejet de l’apostasie (le fait de ne plus être musulman) mais également le prosélytisme abusif expliquant que « des organisations qui rejettent fermement la violence et l’illégalité se voient suspectées de promouvoir la violence contre ceux qui abandonneraient la foi musulmane » simplement parce qu’elles refusent de signer noir sur blanc, ou encore que « Sachant que le travail de transmission (Tabligh) est une liberté religieuse consistant à expliquer l’Islam (équivalent à la mission dans le Christianisme « l’annonce de l’Evangile »), il apparait très difficile de déterminer le moment à partir duquel cette action sera qualifiée de « prosélytisme oppressant les consciences et contraire à la liberté de raison et du cœur qui caractérise la dignité de l’Homme ».

En Bretagne, plusieurs mosquées dépendent de la Turquie et de ses influences, et n’adhérent donc pas à la charte : celle du 61 rue massillon, à Brest, celle de route de Douarnenez, à Quimper, à Lorient (Commandant Prieur), à Vannes (avenue de Verdun) et à Auray (avenue Le Gall). Mais aussi à Redon, rue de Rennes, et à Rennes, rue des Bintinais. Et enfin à St-Nazaire, Boulevard Mermoz, et à Nantes, Boulevard Cholet. Voir la carte complète en France ci-dessous.

Que faire de toutes ces mosquées sous influence de fédérations qui refusent de signer la charte ? Les autorités vont rapidement se retrouver face à un épineux problèmes, les mosquées réfractaires étant d’une part nombreuses, d’autre part influentes dans les quartiers ou lieux dans lesquelles elles sont implantées. Alexandre Del Valle écrivait, en 2004 déjà, que la Turquie dans l’Europe incarnait le cheval de Troie islamiste. Où sont aujourd’hui ceux qui l’accusaient, à l’époque, d’en rajouter, de faire « le jeu de l’extrême droite » ?

Crédit photo : Photo d’illustration
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2 Commentaires

  1. Il est du devoir de tous les Français de souche européenne athée ou chrétienne de refouler hors de nos frontières les personnes malfaisantes qui ne reconnaissent pas les Lois de la République mais celles de l’islam et de déchoir la nationalité française . Que les Représentants dans les Assemblées en font UNE LOIS

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