Rennes. Après Lyon, la mairie prévoit d’adopter un budget « genré »…

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En adoptant un budget « genré » à la fin de ce mois de mars, la ville de Lyon, désormais aux mains d’une municipalité EELV, ouvre la voie à d’autres métropoles françaises. Sans surprise, Rennes compte imiter la capitale des Gaules…

Lyon : laboratoire d’une dystopie sociétale

Avec l’élection du maire Europe Ecologie-les Verts Grégory Doucet lors des municipales du printemps 2020, Lyon, deuxième ville de France, n’aura pas mis longtemps à rattraper son retard sur Paris en matière de « gorafisation » des décisions politiques prises par la mairie.

Quelques semaines après avoir annoncé la suppression de la viande dans les menus scolaires sous couvert de protocoles sanitaires, Lyon a cette fois décidé d’adopter une « budgétisation sensible au genre » le 25 mars prochain. Ce qui constituera une première en France.

Dans les faits, comment sera établi ce budget « genré » ? Pour Audrey Hénocque, première adjointe au maire, chargée des finances interrogée par Le Parisien, « il s’agit d’évaluer toutes les lignes budgétaires de la ville pour voir si elles bénéficient autant aux femmes qu’aux hommes ».

Un sens des priorités qui a de quoi étonner lorsqu’à quelques kilomètres de là, la ville de Rillieux-la-Pape (appartenant à la Métropole de Lyon) a vu en l’espace de quelques jours d’importantes scènes de violences urbaines orchestrées par des racailles et son maire Alexandre Vincendet menacé de décapitation. Peu de temps auparavant, c’est le quartier de la Duchère, dans le 9e arrondissement lyonnais, qui avait connu un épisode de violences les 3 et 4 mars…

Mais cet sauvagement inquiétant de Lyon et de sa périphérie ne semble pas perturber l’agenda de la municipalité EELV. Auprès du JDD le 10 mars, l’adjointe écologiste en charge des droits et des égalités Florence Delaunay confie ainsi qu’il faut « prendre à bras-le-corps la question des inégalités femmes-hommes dans tous ses aspects ».

Quels critères pour un budget « genré » ?

Quant à la réalisation pratique de ce budget, les explications fournies par la ville de Lyon sont presque surréalistes. Les élus EELV déplorant en effet que la plupart des lignes budgétaires avantageraient les hommes.

Florence Delaunay argumente en citant par exemple les équipements sportifs de plein air, à savoir les terrains de football, de basket ou encore les aires de musculation qui seraient « fréquentés aux deux tiers par les hommes ». Un sacrilège pour les équipes de Grégory Doucet ? La municipalité écologiste supporte visiblement mal cette réalité : « L’idée est donc de réaménager ces espaces pour favoriser un accès égal à tous les habitants, faire en sorte que les femmes se tournent aussi vers ces installations et s’y sentent à l’aise », résume l’adjointe.

Le reste du programme est à l’avenant. Les cours d’école, « généralement goudronnées pour permettre les jeux de ballon » sont par exemple également dans le viseur des Verts lyonnais. Dans ce cas précis, Florence Delaunay considère que ce goudron profite majoritairement aux garçons et « relègue les petites filles sur les côtés ». La solution ? « Il ne s’agit pas d’interdire le foot, plutôt d’imaginer des récréations qui fassent plaisir à tout le monde, en organisant par exemple des activités jardinage. »

C’est donc sous le prisme du genre que les quelques 850 millions d’euros des budgets de fonctionnement et d’investissement de 2021 de la ville de Lyon vont être passés au crible avec cinq domaines mis en avant : les sports, les espaces publics, les mairies d’arrondissement, les établissements culturels et la commande publique.

Le cas de la culture est lui aussi éloquent. Les élus EELV ont prévu de regarder le nombre d’hommes et de femmes visitant une exposition avant d’attribuer une subvention. Tout comme ils prêteront attention au genre des artistes invités ou des personnels employés par les lieux culturels lyonnais.

À Rennes aussi, la perspective d’un budget « genré »

Bien entendu, cette initiative lyonnaise ne manque pas d’intéresser d’autres villes françaises tenues par des équipes municipales de sensibilité politique proche.

Comme on pouvait s’y attendre, la ville de Rennes répond déjà présente. Le 29 mars prochain, un « budget genré » sera soumis au vote du conseil municipal.

À Ouest-France le 8 février dernier, l’adjointe aux finances Nadège Noisette précisait que la première étape consisterait à « travailler sur les aides aux associations en mettant en place des indicateurs sur le nombre d’hommes et de femmes visés par ces subventions ».

Budget genré
Nadège Noisette. Source : elus.rennes-ecologie.bzh

Interrogée sur le conditionnement possible des subventions des associations en fonction du respect ou non de la parité homme-femme, Nathalie Appéré répondait alors par la négative en expliquant qu’il « ne s’agit pas de conditionner l’aide budgétaire, mais d’avoir une mesure de l’impact de la dépense sur les différentes catégories. » Sans toutefois indiquer si cette « mesure d’impact » pourrait prendre un caractère coercitif à l’avenir…

Enfin, tout comme Lyon, le niveau de déconnexion de certains élus rennais avec la réalité paraît sidérant. Notamment lorsque la même Nadège Noisette souligne qu’une telle vision « genrée » permettrait d’orienter « le travail pour faciliter l’usage de la rue avec des aménagements de façon à ce que les femmes puissent s’y sentir en sécurité ».

Toutefois, le bon sens et le courage politique devraient conduire les élus rennais à prendre conscience que la sécurité des femmes dans la capitale de l’Ille-et-Vilaine ne dépend pas que des seuls aménagements urbains.

Verra-t-on bientôt à Rennes un budget « genré » attribué pour élargir les trottoirs, comme le préconisait la féministe Caroline de Haas dans les quartiers Nord de Paris pour faire face au harcèlement de rue ? Rien n’est à exclure ! Après Rennes et Lyon, plusieurs autres villes commencent également à y réfléchir, dont Brest ou Paris. Toutes les villes rongées depuis des lustres par la gauche, réélue en 2020 dans ces fiefs par une large minorité d’électeurs.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 Commentaires

  1. Est-ce que ces vertueuses assemblées départementales ou régionales , attribuent des subventions « genrées » aux ONG passeurs de clandestins , en fonctions de la parité femmes-hommes , à bord des zodiacs -navettes entre l’Afrique et les bateaux prétendus humanitaires ?

    • est ce que ces assemblées gauchistes mesurent l’impact économiques a long terme de cette situation avant et apres covid ? ce sgens gens vivent en autarcie dans leur admnistration sans s’inquiéter un seul instant des secteurs d’activités qui leur procurent ce temps de faire ce que bon leur semble … le constat est terrifiant et je prie pour que les français retrouvent leur lucidité et prennent concsience de la gravité de la situation

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