Lancement d’une étude de faisabilité pour la construction d’un pont entre Ecosse et l’Irlande

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Une étude de faisabilité officielle doit évaluer la possibilité de construire un pont ou un tunnel entre l’Irlande du Nord et l’Écosse. Cette étude s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Premier ministre Boris Johnson pour améliorer les liaisons de transport au Royaume-Uni. Mais cela aurait aussi forcément une répercussion symbolique en Irlande, du fait d’un lien supplémentaire formalisé entre les deux îles.

L’expert Sir Peter Hendy a été chargé par le gouvernement d’examiner les connexions entre les différentes parties du Royaume-Uni. Il est également question de la suppression de la taxe sur les passagers aériens en vols internes, mais aussi d’un déblocage de 20 millions de livres engagés pour élaborer des plans de modernisation des liaisons ferroviaires, routières, maritimes et aériennes, et pour étudier de nouvelles exigences en matière de compensation des émissions et de décarbonisation de l’aviation.

Hendy a déclaré que des travaux supplémentaires devraient maintenant être entrepris pour étudier la possibilité d’un pont à travers la mer d’Irlande. Deux professeurs d’ingénierie vont évaluer ce projet potentiel. Ils étudieront la faisabilité d’une telle liaison, son coût et son calendrier, ainsi que les travaux connexes nécessaires.

Les plans pour établir une liaison en dur entre l’Irlande du Nord et l’Écosse remontent aux années 1890. Le parti unioniste démocratique (DUP) a relancé l’idée dans son manifeste pour les élections générales de 2015 et le Premier ministre Boris Johnson a déjà décrit un pont comme une « idée très intéressante ».

Certains experts ont suggéré que 15 milliards de livres sterling pourraient être nécessaires pour le projet, mais d’autres évoquent 20 milliards de livres sterling.

Un organisme de l’industrie ferroviaire, le High Speed Rail Group, a proposé de creuser un tunnel long d’une trentaine de kilomètres, sous la mer d’Irlande entre Stranraer et Larne.

Le Premier ministre a déclaré que l’étude Hendy répondait aux ambitions d’un « réseau de transport à l’échelle du Royaume-Uni qui englobe la mer, le rail et la route ».

Nichola Mallon, ministre des transports en Irlande du Nord et membre du SDLP (travailliste-républicain) craint qu’un pont vers l’Écosse « ne soit un gaspillage » de 20 milliards de livres, regrettant, une étude visant à « valider le carnet de route des conservateurs », et dénonçant un abus de pouvoir brittannique visant à empêcher les souverainetés locales, et à permettre à Londres d’imposer ses décisions à l’Irlande du Nord. Elle a déclaré que Westminster était « obsédé par la centralisation des pouvoirs de dépense dans les domaines décentralisés ».

Hostile à cette idée, la vice-présidente du Sinn Féin, Michelle O’Neill, a déclaré qu’il s’agissait d’un « pont chimérique » et d’un « écran de fumée pour effacer les retombées du Brexit ». Le leader du SDLP, Colum Eastwood, a déclaré qu’il s’agissait d’un « pont fantaisiste » alors que les réseaux routiers et ferroviaires ont été « décimés par des décennies de sous-investissement ».

S’exprimant à la Chambre des communes mercredi, le député de Foyle a demandé au Premier ministre : « Quel mandat pense-t-il avoir pour passer outre le peuple démocratiquement élu d’Irlande du Nord afin d’imposer un pont qui traverse des kilomètres de munitions non explosées et de déchets radioactifs ? ». Il faisait ainsi référence au fait que les experts ont prévenu que la profondeur de la mer d’Irlande et la présence de munitions immergées poseraient des problèmes potentiellement en cas de construction d’un pont.

Boris Johnson a répondu qu’il n y aurait aucun problème sur le sujet, et que le projet serait « extrêmement bénéfique pour l’Irlande du Nord » tout en s’étonnant de la négativité des opposants. En novembre 2018, il avait déclaré que le problème n’était ni sous marin, ni financier, mais un manque de volonté politique.

Le porte-parole du DUP pour les transports à Westminster, le député de South Antrim Paul Girvan, a déclaré que le projet était « dirigé à juste titre par Londres car il adopte une vue d’ensemble des infrastructures britanniques plutôt que de laisser chaque région travailler seule ». Il a déclaré que Mme Mallon devrait « arrêter de politiser la question, lever les yeux, regarder vers l’avenir et s’assurer qu’il y a de meilleures infrastructures pour les prochaines générations.Les progrès réalisés pour supprimer le poids de la taxe sur les passagers aériens sur nos vols et améliorer l’A75 écossaise devraient être salués par les voyageurs Nord-Irlandais mais il est décevant que notre ministre des transports adopte une perspective nationaliste aussi étroite. Nous voulons que la taxe sur les passagers aériens soit supprimée et qu’un plan de relance à long terme soit mis en place à l’échelle du Royaume-Uni pour le secteur de l’aviation qui a été si durement touché par Covid-19 »

Le secrétaire d’État britannique aux transports, Grant Shapps, a déclaré que l’objectif de la révision était de « faciliter les déplacements dans l’ensemble des îles britanniques » et qu’elle inclurait également les liaisons nord-sud. « Si nous faisons cela, tout le monde en profitera, car cela facilitera l’entrée et la sortie des marchandises de l’Irlande du Nord« , a-t-il déclaré à Good Morning Ulster.

Il a ajouté qu’il n’y avait aucune controverse à propos d’un tunnel entre l’Irlande et la Grande-Bretagne.

En réponse aux préoccupations financières, alors que l’argent est nécessaire pour les engagements de la Nouvelle Décennie et de la Nouvelle Approche, il a déclaré que le calcul des coûts serait exploré dans l’étude.

Les propositions émises font partie des recommandations de l’étude visant à améliorer les connexions entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. La modernisation de l’A75 permettrait d’améliorer la route principale entre le port de Cairnryan en Ecosse et l’autoroute M6 en Écosse. La plupart des expéditions de marchandises d’Irlande du Nord arrivent par ferry à Cairnryan, mais doivent ensuite parcourir 161 km sur l’A75, une route essentiellement à une voie, avant de pouvoir rejoindre une autoroute.

Le gouvernement britannique a également annoncé qu’une consultation sur la réforme de la taxe aérienne, annoncée lors du budget 2020, sera publiée prochainement. La consultation comprendra des options visant à modifier le traitement de la taxe sur les passagers aériens (APD) pour les vols intérieurs. L’APD est une taxe prélevée sur les passagers aériens, qui varie selon la destination et la classe de voyage. Le Premier ministre a déclaré qu’il souhaitait que cette taxe soit réduite pour les vols intérieurs.

Le DUP et les aéroports d’Irlande du Nord demandent depuis longtemps que l’APD soit réduite ou supprimée pour les vols intérieurs. Les groupes d’aviation ont accueilli favorablement la perspective d’une réduction de l’APD, mais les écologistes ont réagi avec consternation. En Ecosse, le secrétaire d’Etat aux transports a déclaré qu’une telle réforme ne servirait à rien, ajoutant que les nations autonomes du Royaume-Uni n’avait pas été consultées et qu’il s’agit d’un abus de pouvoir.

L’étude de faisabilité devrait être communiquée à l’été.

Crédit photo : Photo d’illustration
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