Covid-19 : Grand-Fougeray (35). Une entreprise fabrique une lampe qui tue les virus dans l’air

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En Bretagne, il se trouve toujours des entrepreneurs pour avoir d’excellentes idées, et pour rebondir sur des situations compliquées. Ainsi la société LOD Protect, à Grand-Fougeray, qui a mis au point une lampe qui tue les virus dans l’air, grâce aux UV. De quoi servir aux restaurateurs et aux bars lorsque les autorités auront décidé de lever les mesures de tyrannie sanitaire ?

C’est en tout cas ce qu’espère l’entreprise. La lampe mise au point désinfecte, en une heure, 99% des virus et bactéries dans l’air (95% dans le cas du Covid-19) d’une pièce de 15 à 35 m2. L’entreprise garantit « une désinfection à 99 % de l’air sans aucun produit chimique », « une utilisation en présence des personnes », ainsi qu’« un déploiement sans aucune altération ni dégradation de l’air ». L’entreprise revendique des commandes en masse et affirme équiper déjà des salles de réunion, d’attentes, ou de cantines scolaires.

Ouest-France explique : « ce n’est pas la lumière qui émane de la lampe qui tue les virus. À l’intérieur de l’objet, l’entreprise a mis au point une LOD, « Light of Disinfection » ( « lumière de désinfection » en français. À une extrémité de l’équipement lumineux, l’air est aspiré, puis passe dans un tunnel, équipé de cette fameuse technologie. Il ressort ensuite de l’autre côté, désinfecté dans la quasi-totalité de ses virus et bactéries, grâce aux UV-C émis par la LOD ».

La lampe LOD’Air fonctionne grâce à des rayons ultraviolets de type C (UV-C). Il s’agit d’un long boîtier doté d’un aspirateur d’air. Une fois l’air aspiré, il passe dans un tuyau soumis aux rayons UV qui le désinfecte en détruisant les virus et les bactéries.

Les UV sont germinicides et utilisés depuis les années 50 pour désinfecter l’eau et les surfaces dans les blocs opératoires notamment. Les UV-C sont les plus puissants car les plus énergétiques. « D’une part, ils déstructurent l’ARN du virus [qui supporte l’information génétique]. D’autre part, ils endommagent la bicouche lipidique qui entoure le virus et désactivent ainsi sa capacité infectieuse », explique Laurent Lagrost, directeur de recherche à l’Inserm et biochimiste dans un article du Figaro.

« Ce sont probablement davantage les UV que la chaleur ou l’humidité qui expliquent la saisonnalité de l’épidémie », juge ainsi Laurent Lagrost en s’appuyant sur un article de l’Académie des sciences des États-UnisUne étude publiée dans le Journal of Infectiouse Disease illustre ainsi que le virus peut être inactivée en quelques minutes sous un soleil de juin quand cette inactivation peut prendre plusieurs heures sous un ciel nuageux du mois de décembre.

Plusieurs modèles de lampes sont actuellement proposés par l’entreprise, et les prix varient entre 700 et 977€.

Crédit photo : DR
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