Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor). Un clandestin africain récidiviste coupable de 134 000 € d’escroqueries

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Un migrant africain originaire de Côte d’Ivoire et sa compagne Malgache domiciliés à Pleumeur-Bodou ont été condamnés par le tribunal de Saint-Brieuc pour diverses escroqueries s’élevant à 134 000 €. L’homme est un récidiviste en situation irrégulière en France tandis que la procédure d’expulsion qui le vise est à l’arrêt depuis plusieurs années.

Pleumeur-Bodou : l’Ivoirien et la Malgache escroquent 134 000 €

Coincée dans un triangle plutôt agréable entre Trébeurden, Perros-Guirec et Lannion, la commune de Pleumeur-Bodou et ses 4 000 habitants ne présente pas, du moins en théorie, le profil de la ville où sévissent des escrocs africains. Mais les apparences sont parfois trompeuses…

C’est ainsi qu’un Ivoirien âgé de 25 ans et son ex-compagne, une Malgache 35 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc le 16 mars dernier, notamment pour des faits de complicité d’escroqueries et de blanchiment d’argent.

Le couple officiellement domicilié à Pleumeur-Bodou a commis divers escroqueries en l’espace d’un an pour un montant évalué à 134 000 €. Une somme qui aurait été envoyée en Côte d’Ivoire. Ce sont d’ailleurs ces transferts d’argent à répétition qui ont mis les enquêteurs sur la piste de l’escroc ivoirien. Ainsi, entre le mois de juillet 2017 et le mois d’août 2018, l’individu se rendra à la banque postale de Lannion très régulièrement afin d’envoyer les fonds en question par l’intermédiaire de Western Union sous forme de carte bancaire prépayée. Les montants transférés sont si importants que les comptes de l’aigrefin se bloquent à plusieurs reprises.

Les suites de l’enquête vont conduire à l’arrestation de l’Africain tandis que les policiers retrouveront de nombreux téléphones à son domicile.

Blanchiment d’argent par cartes prépayées

Quant au mode opératoire du suspect, il s’agissait d’escroqueries classiques réalisées par l’intermédiaire de « brouteurs » parvenant à arnaquer des personnes crédules, notamment par l’intermédiaire de sites de rencontre. L’enquête montrera également que sa conjointe Malgache aura aussi effectué des virements. L’Ivoirien ira même jusqu’à usurper une autre identité grâce à une pièce d’identité volée pour effectuer d’autres virements sous un faux nom.

La famille de l’escroc participait aussi au fonctionnement du système puisque ce sont ses frères et ses sœurs qui géraient les « brouteurs » en Côte d’Ivoire. Une fois l’argent récolté par les escrocs parvenu en Côte d’Ivoire en étant verrouillé par un code, les locaux renvoyaient alors les sommes vers leur complice de Pleumeur-Bodou. Dans un second temps, ce dernier blanchissait l’argent à travers des coupons PCS (carte bancaire prépayée) puis le renvoyait en Côte d’Ivoire.

L’africain est un clandestin récidiviste en attente d’expulsion

Au procès, le suspect, un dénommé Steve Dje Bian, se perdra dans des explications confuses sur de prétendues sommes d’argent remboursées par des amis qu’il transférait ensuite en Côte d’Ivoire afin de subvenir aux besoins de sa petite sœur étudiante…

Un argumentaire peu convaincant pour la justice d’autant plus que l’homme n’en était pas son coup d’essai : il avait déjà été condamné en 2016 pour d’autres faits d’escroqueries et encourait donc le 16 mars une résiliation de son sursis de huit mois puisqu’en état de récidive légale.

Autre élément d’importance, l’Ivoirien récidiviste se trouve par ailleurs en situation irrégulière sur le territoire français. La procédure d’expulsion qui le vise est pour l’instant au point mort depuis que le couple a donné naissance à un enfant.

L’Africain clandestin écopera finalement de 32 mois de prison ferme, comprenant la révocation de son sursis, et repartira en détention à l’issue de l’audience. Son ex-conjointe malgache se verra quant à elle sanctionnée d’une peine de six mois de prison avec sursis avoir reconnu le blanchiment de 8 000 €. Faisant suite à la demande de sa défense, le tribunal de Saint-Brieuc a toutefois renoncé à inscrire la condamnation sur le casier judiciaire de la femme. En effet, celle-ci ambitionnerait de travailler dans la fonction publique…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 Commentaires

  1. « Faisant suite à la demande de sa défense, le tribunal de Saint-Brieuc a toutefois renoncé  » ( c’est le cas de le dire ! )  » a inscrire la condamnation sur le casier judiciaire de la femme. En effet, celle-çi ambitionnerait de travailler dans la fonction publique… » ( pas folle la guêpe, elle ambitionne la planque à vie payée par le con-tribuable français ).
    Ce n’est plus du laxisme, c’est de l’encouragement à persévérer dans le délit et la criminalité. Je ne cessais de le dire, ils vont finir par récompenser les engeances. Bah voilà ! Nous y sommes !
    Avec de tels arguments, ils ne vont plus inscrire non plus au fichier des délinquants les pédophiles qui « albitionneraient de travailler dans les petites écoles « ! Pauvre France !

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