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L’article intitulé Musées français : les chiffres romains condamnés à être remplacés par les chiffres arabes ? a fait réagir. Notamment le musée Carnavalet-Histoire de Paris, qui était directement concerné par l’article puisque nous y écrivions qu’après le Louvre, « le musée Carnavalet de Paris a décidé d’engager ce processus de « simplification »…
Ce dernier nous a adressé une explication à la suppression, partielle, des chiffres romains dans son musée. Aux lecteurs de se faire leur opinion.
Le musée Carnavalet – Histoire de Paris couvre une chronologie très importante ; ses collections (3 800 œuvres présentées dans le parcours) vont de la Préhistoire (-9 000) jusqu’à nos jours.
La médiation du musée repose sur l’articulation de plusieurs typologies de contenus : textes de salles, cartels développés, cartels enfants, dispositifs d’accessibilité universelle (dont les dispositifs pour les personnes en situation de handicap), commentaires d’audioguide, entretiens avec des spécialistes, animations, jeux, cartographies, illustrations, etc. (liste non exhaustive).
Non, les chiffres romains n’ont pas été supprimés du Musée Carnavalet – Histoire de Paris :
Deux cas distincts sont à considérer : celui des siècles, et celui des noms de rois / empereurs.
Pour les siècles, l’usage des chiffres arabes a été privilégié dans l’ensemble du parcours en français et en anglais, car les dates évoquées sont très nombreuses et cela permet de lire des contenus homogènes. Ce choix correspond à des usages de plus en plus fréquents dans de nombreux musées à travers le monde.
Pour les noms de rois, l’usage des chiffres romains a été conservé dans tous les textes du musée (près de 3000 textes de salle, cartels développés, cartels enfants, écrans, graphismes, etc.).
Pour sa réouverture, le musée Carnavalet a développé un dispositif de médiation destiné à rendre la visite plus accessible et inclusive pour les personnes en situation de handicap visuel, auditif, moteur, les personnes en situation de handicap psychique. Ces dispositifs (170 au total) sont associés à des lutrins d’accessibilité universelle qui proposent régulièrement dans le parcours des décryptages d’œuvres emblématiques, avec des modules à toucher, à manipuler, à écouter.
Pour les textes présents sur ces dispositifs complémentaires, le musée a adopté des règles du « facile à lire et à comprendre » (FALC) : faire des phrases courtes, utiliser un vocabulaire simple, proscrire les références implicites ainsi que « n’utilisez jamais de chiffres romains ». Cela représente donc une exception de 37 occurrences sur les 3000 textes du musée.
J’ajoute à toutes fins utiles le sentiment de la présidente de Paris Musées, Carine Rolland sur le sujet :
« Une des ambitions fortes de cette rénovation du musée Carnavalet – Histoire de Paris est de proposer un parcours qui soit le même pour toutes et tous. Les musées ont souvent une approche segmentée des publics avec un espace dédié aux enfants, des visites spécifiques pour les personnes en situation de handicap notamment. Au musée Carnavalet, nous avons pris le contre-pied en inscrivant des dispositifs de médiation universelle tout au long du parcours, permettant à tout le monde de faire la même visite : de nombreuses œuvres sont accrochées à hauteur d’enfant, l’écriture braille est incrustée directement sur les textes de présentation au lieu d’être à part, l’usage de chiffres arabes sur ces dispositifs permet d’assurer la compréhension par toutes et tous. »
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Chiffres romains condamnés à être remplacés par les chiffres arabes…Le Musée Carnavalet – Histoire de Paris nous répond.”
Simplification ? NON , SOUMISSION ISLAMIQUE OUI !
J’ai apprécié l’honneteté de la part de BREIZH INFO de donner la parole à la contradiction.
Sur le sujet, mon commentaire : on ne dit plus « Clef » mais « clé » et ce n’est pas un drame.
Plus qu’une soumission à l’islam je vois une influence anglo-saxone avec le 15th en lieu et place du XVeme.
Le fait que la numération des Rois soit maintenue, il n’y a peut etre pas à chercher la malice là ou elle n’est pas.
Les chiffres arabes n’en sont pas et ne l’ont jamais été. Il n’existe que des chiffres inventés par les Indiens et « popularisés » par les arabes qui en ont pris connaissance lors des invasions hautement destructrices de la culture indienne et nommée « Hindi Kouch » (des morts par centaines de millions). Par ailleurs c’est aussi les Indiens qui ont inventés le concept du zéro.