La moitié de la population en Bretagne à un niveau de vie inférieur à 21 750€ par an

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La moitié de la population en Bretagne à un niveau de vie inférieur à 21 750€ par an. C’est ce qu’il ressort d’une nouvelle étude publiée par l’INSEE ce lundi 25 mai 2021.

Le taux de pauvreté globale y est de 10,9% (10,8% en Pays de la Loire). Voir l’infographie ci-dessous.

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Et pour la France globalement qu’est-ce que ça donne ?

En 2018, en France métropolitaine, en Martinique et à La Réunion, le niveau de vie annuel médian de la population est de 21 650 euros. Cela correspond à un revenu disponible mensuel de 1 800 euros pour une personne seule ou de 3 790 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Les écarts entre régions (figure 1a) s’expliquent par des différences liées aux spécificités de leur activité économique et aux caractéristiques de leur population (activité, âge, niveau de diplôme, etc.). Ainsi, le niveau de vie médian est plus élevé en Île-de-France (23 860 euros par an) et en Auvergne-Rhône-Alpes (22 480 euros), régions affichant les produits intérieurs bruts (PIB) par habitant les plus importants. Les départements aux niveaux de vie médians les plus élevés font partie de ces deux régions (figure 1b) : Paris (28 270 euros), les Hauts-de-Seine (28 040 euros), les Yvelines (26 810 euros) et la Haute-Savoie (26 600 euros). La part de frontaliers travaillant en Suisse tire à la hausse le niveau de vie médian de ce dernier département. Viennent ensuite les départements abritant la plupart des capitales régionales, ainsi que d’autres départements situés dans le bassin parisien et le long des frontières allemande et suisse.

À l’opposé, les niveaux de vie médians sont les plus faibles à La Réunion, en Martinique et en Seine‑Saint‑Denis (inférieurs à 18 000 euros), et dans une moindre mesure dans le Pas-de-Calais, l’Aude, les Pyrénées-Orientales et la Creuse (entre 18 000 et 19 500 euros).

Au niveau des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI : communautés de communes, communautés d’agglomération, etc.), les niveaux de vie médians sont plus élevés dans les zones littorales, notamment celles du Sud-Est, les zones frontalières, en particulier avec la Suisse, et dans certains EPCI de la région parisienne (figure 1c).

Les niveaux de vie varient également selon la localisation au sein des aires d’attraction des villes (pôle ou couronne), ainsi que selon le nombre d’habitants de l’aire (figure 1d). Le niveau de vie médian est ainsi plus faible dans les pôles (21 000 euros par an), notamment au sein des communes-centres (20 220 euros), que dans les couronnes (22 430 euros). Pour chacune de ces catégories de communes, le niveau de vie augmente avec la taille des aires. Il est ainsi le plus élevé (22 660 euros) dans les aires de 700 000 habitants ou plus hors Paris, en particulier dans leurs couronnes (23 730 euros). Dans l’aire d’attraction de Paris, le niveau de vie médian est de 23 740 euros. Il est plus faible qu’au niveau national dans les communes situées hors attraction des villes (20 410 euros).

Lire l’étude complète 

Crédit photo : DR
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