Royaume-Uni. Une frontière numérique d’ici 2025… qui n’évitera pas le Grand Remplacement ?

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Au Royaume-Uni, le gouvernement envisage de renforcer les contrôles aux frontières avec la mise en place d’un système entièrement numérisé destiné à « compter les entrées » d’ici à la fin 2025.

Des frontières numériques au Royaume-Uni

Renforcer le contrôle aux frontières à l’aide du numérique, tel est le projet du gouvernement britannique qui, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur Priti Patel, a annoncé le 23 mai sa volonté d’élaborer une frontière 100 % numérique qui permettra de « compter les entrées » dans le pays tandis que le plan a été publié lundi 24 mai.

Pour Priti Patel, l’enjeu est d’« empêcher de graves criminels étrangers de pénétrer Royaume-Uni ». Dans les faits, toute personne désirant pénétrer sur le territoire britannique sans visa ou statut d’immigration devra au préalable remplir obligatoirement en ligne une autorisation de voyage (ETA) [Electronic Travel Autorisation, NDLR]. Un formulaire s’inspirant de ce qui se fait déjà aux États-Unis, à savoir l’ESTA (Electronic System for Travel Authorization) et permettant ainsi d’effectuer en amont des contrôles de sécurité automatisés des arrivées.

Quant au volume des requêtes, le Bureau de l’Intérieur, chargé de la sécurité et de l’immigration au Royaume-Uni dans le pays, table sur environ 30 millions de demandes d’ETA à traiter chaque année.

Royaume-Uni

Priti Patel

Pour une mise à jour des données sur l’immigration d’ici 2025

En ce qui concerne le calendrier, cette frontière numérique devrait être totalement opérationnelle d’ici 2025. Hormis la question sécuritaire, l’un de ses avantages évoqués serait qu’elle permettrait une mise à jour des données relatives à l’immigration, jugées obsolètes ou erronées par les autorités. Cependant, l’objectif principal affiché par le ministre de l’Intérieur britannique est de « compter les personnes à l’intérieur et à l’extérieur du pays » et de « contrôler qui vient au Royaume-Uni ».

Dans un communiqué, Priti Patel a en outre déclaré : « Maintenant que nous avons repris le contrôle et mis fin à la libre circulation, la sécurité est au coeur même de notre stratégie d’immigration ». Rappelons cependant qu’en parallèle de l’entrée en vigueur du Brexit, le Premier ministre Boris Johnson s’était prononcé en faveur de la régularisation d’un demi-million de migrants illégaux au Royaume-Uni. Une stratégie migratoire à nuancer donc… D’ailleurs, le ministère de l’Intérieur britannique le concède, le nombre exact d’immigrés au Royaume-Uni est actuellement mal estimé.

Ce projet de frontière numérique s’inscrit dans une réforme de la politique d’immigration, désormais basée sur un système « à points » s’inspirant du modèle australien, avec des exigences demandées concernant les compétences et la connaissance de l’anglais afin d’obtenir un visa.

Quels impacts sur la politique migratoire ?

En revanche, c’est peut-être le plus inquiétant, Priti Patel a esquivé la question de savoir si cette refonte majeure du système d’immigration britannique entraînera une augmentation ou une diminution du solde migratoire annuel. Comme le rappelle par ailleurs le Daily Mail, la promesse des conservateurs, introduite pour la première fois par David Cameron en 2010, de réduire l’immigration nette annuelle à quelques « dizaines de milliers » d’individus a été officiellement abandonnée par Boris Johnson l’année dernière après que les gouvernements successifs n’aient pas réussi à atteindre cet objectif.

En définitive, qu’elles soient numériques ou physiques, les frontières du Royaume-Uni ne font que s’adapter à la volonté de l’exécutif londonien. Et au regard des tergiversations et de la tiédeur de l’actuel gouvernement britannique en matière de politique migratoire, la situation ne semble finalement pas prête de changer…

Sur le Grand Remplacement au Royaume-Uni :

Au Royaume-Uni, la substitution de population se poursuit

Crédit photo : Flickr (CC BY-NC-ND 2.0/David McKelvey) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Une réponse à “Royaume-Uni. Une frontière numérique d’ici 2025… qui n’évitera pas le Grand Remplacement ?”

  1. patphil dit :

    si les migrants n’étaient pas soutenus financièrement par le gouvernement, si les employeurs (certains travaillent) n’avaient pas le droit de les employer sous peine d’amende, si les expulsions étaient effectives …

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