La Sixième Soirée…

A LA UNE

Je ne vais plus au cinéma disais-je la dernière fois que je pris la plume (enfin la « souris »)… Tiens, une « souris à plumes » comme on dit le « serpent à plumes ». Ce qui ne fera sourire que les papes surréalistes. C’est normal. Nantes vit naître ce mouvement, avant même Breton, au temps de Jean Sarment et autres poètes (des copains) de sa génération… Ils étaient en avance sur la belle époque de la Cigale (dont je n’oublie pas la traduction de l’événement en français approximatif à partir du « japonais »… c’était dans les années 70) . Eh oui! ces jeunes Nantais allaient au lycée qui ne s’appelait pas Clemenceau et avait été dirigé par l’abbé Follioley, « dernier prêtre à occuper un poste de direction d’un établissement public » disent les savants de l’excellente Wiki… Les résultats avaient été brillants avant que MM. Auguste de Caumont et Jean Barou le remplacent à sa retraite en 1898. Ils prirent les dangereux élèves anarchistes dans les dents…

Je ne vais plus au cinéma mais je regarde des films sur mon écran de télé géantissime. C’est ainsi que j’ai visionné l’autre soir Le Canardeur de Michael Cimino, avec le grand Clint Eastwood (« Thunderbolt ») et son jeune acolyte Jeff Bridges (« Pied de biche » en français)… et le presque dernier George Kennedy, le rouquin terrible qui finit dévoré par les chiens. C’était en 1974. Vous n’étiez peut-être même pas nés… tss ! C’est pas un avantage… J’ai marché jusqu’au bout, jusqu’à la petite école qui retient, derrière son tableau vert, la fortune « empruntée » à une banque de milliardaires. Ne reste en lice, finalement que Clint Eastwood, un ancien combattant comme je les aime.

L’autre soir je me suis forcé à regarder Antoinette dans les Cévennes. Je n’ai pas regretté la promenade, sur les pas de Stevenson, de Mme Caroline Vignal avec l’âne obstiné « Patrick » — mais la petite Laure Calamy m’agace un peu en dévoreuse de machos « francs comme des ânes qui reculent » qu’elle multiplie dans toutes les productions. Faudrait qu’elle change de registre… C’est pas mon genre. Et d’ailleurs vous vous en moquez ! Mais comme le disait précisément Breton à Saint-Circq-Lapopie : « J’ai cessé de me désirer ailleurs »… tss ! Je parle des Cévennes…

Le temps passé à la lecture prend de l’ampleur. Normal. J’en reviens toujours à cet exercice. Derniers ouvrages : Les Vaches de Staline, suivi de Purge… où Sofi Oksanen nous parle de ce qu’elle a connu : le « régime », modèle pour Méluche, mode « hareng à la Bismarck »… Les Baltes sont de braves gens élégants et désormais membres de l’U.E. Sofi Oksanen, 44 ans, finno-estonienne, est devenue en trois romans et quelques pièces de théâtre un personnage « incontournable » de la scène finlandaise (et européenne). C’est brillant, soutenu, ironique, un rien moqueur pour tous les attardés du déboulonnage. Je vous en recommande la lecture, chez Stock « Collection nouveau cabinet cosmopolite ». Le troisième roman, Purge, (Puhdistus en finnois), a marqué la consécration de l’auteur, qui a reçu en 2008 l’ensemble des prix littéraires de son pays, et, en 2010, en France, le prix Femina étranger et le prix de la FNAC… Comme le temps passe, mais je m’en moque… Ce roman a « fortement enrichi le débat » historique (tiens donc !) sur la belle période de l’occupation soviétique… Qui s’en soucie encore alors que, dans le coin, le camarade Alexandre Loukachenko joue au pirate ?… Depuis, en 2012, est paru Quand les colombes disparurent (Kun kyyhkyset katosivat, dit le titre en finnois que je suis incapable de traduire — mais le finnois, le traducteur, Sébastien Cagnoli, le maîtrise à la perfection). Antti Jokinen (je ne sais pas kicè, il est né en 1968) s’est risqué à une adaptation de Purge, qui est sortie en septembre 2012. Comme je ne vais plus au cinéma, vous n’en saurez rien de plus…

Une question, qui n’a que de très loin à voir avec ce qui précède… Je me demande qui a inventé le terme de Virée de galerne… terme un peu dédaigneux pour des gens (mes ancêtres) qui finirent en martyrs… Après avoir passé plusieurs mois dans les archives de la terrible Terreur, je n’ai pas trouvé de quoi satisfaire ma très sincère curiosité. Personne, je dis bien personne, n’a employé ce terme avant le XIXe (19e) siècle finissant. Per qué ? Qui c’est kiladi en premier ? Si quelque lecteur pouvait me renseigner… je suis preneur.

MORASSE

Photo : Clint Eastwood, dans Le Canardeur (DR)
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