Andrea Kotarac (RN) : « Retrouver la vie partout sur notre territoire est notre objectif premier»

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Louis-Benoît Greffe a rencontré Andrea Kotarac  en campagne électorale, et en a profité pour lui poser quelques questions, sur les sujets d’actualité du moment.

Breizh Info : Andrea Kotarac, vous êtes issus des Insoumis. Aux régionales, on retrouve aussi un ex-Debout la France dans le Grand Est, plusieurs personnalités issues de la droite classique (PACA, Occitanie), un ex-libéral en Pays de Loire, pourquoi le RN met tant de passion à investir des transfuges ?

Andrea Kotarac : Marine le Pen incarne le grand rassemblement pour la France. Je suis ancré dans ma région, je suis natif de Haute-Savoie, venu à Lyon, élu à 26 ans. J’ai démissionné quand j’ai appelé à voter Jordan Bardella pour dénoncer l’islamogauchisme qui gangrene la gauche, à l’époque, on disait que je mentais, maintenant l’islamogauchisme est un fait établi, il n’y a plus de débat.

Breizh Info : vous vous présentez dans une région issue des fusions et dont on peut dire qu’elle a été mal mariée, l’Auvergne restant toujours laissée pour compte de l’ex-Rhône-Alpes, et les marges de cette dernière, l’Ardèche par exemple, étant complètement oubliées ?

Andrea Kotarac : Effectivement. La première chose que Laurent Wauquiez n’a pas fait, c’est la ligne Clermont – Lyon. Et pour ma part je donnerai priorité à cette ligne plutôt qu’au projet européen Lyon – Turin ; il faut trois heures en train à près de 30 euros pour relier les deux capitales régionales, c’est scandaleux – contre 10 € en covoiturage.

Breizh Info : Vous envisagez d’autres réouvertures ou efforts sur le réseau ferré, qui est quand même l’une des compétences majeures des régions ?

Andrea Kotarac : En Ardèche il n’y a plus de service voyageurs depuis 1973. L’Occitanie se bat de son côté pour la réouverture aux voyageurs de la ligne droite du Rhône [de Nîmes à Bagnols sur Cèze, fin 2022] qui n’est actuellement parcourue que par des trains fret, mais il faudrait une coopération, d’autant que l’Occitanie va devoir faire rouler ses trains vides jusqu’au Teil [pour leur faire faire demi-tour] Et c’est la même chose sur les relations inter-régionales comme Clermont – Bordeaux (par Ussel). Pour Lyon – Saint-Etienne l’existant ne répond absolument pas à la demande de la population, il faudrait un RER, en heure de pointe c’est catastrophique. Enfin sur Grenoble – Gap qui est coupée à Clelle-Mens [limite sud du département de l’Isère] on doit se battre pour la rénovation et le maintien de cette ligne, fermée pour des travaux qui n’ont pas commencé.

Breizh Info : quelles sont vos trois priorités pour la région ?

Andrea Kotarac : Lutter contre l’islamisme, le mondialisme et assurer la sécurité – dans les transports et les lycées notamment.

Breizh Info : Lutter contre l’islamisme n’est pourtant pas une compétence régionale ?

Andrea Kotarac : Nous disposons du levier des subventions : 0 euro pour toute association qui roule pour les frères musulmans. Nous pouvons aussi travailler avec les renseignements intérieurs. Dans les lycées, il y a eu des incidents lors des minutes de silence pour Samuel Paty – nous voulons proposer des formations pour réagir contre les manifestations du séparatisme islamique. Soit on dit qu’il ne faut pas faire d’amalgame, soit on s’attaque au problème et on identifie les élements perturbateurs.

Breizh Info : comme face au Covid, il faudrait tester, tracer, isoler ?

Andrea Kotarac : Il faut surtout rétablir l’autorité. Les personnels et les professeurs se sentent complètement abandonnés par leur hiérarchie.

Breizh Info : et pour ce qui est de lutter contre la mondialisation ?

Andrea Kotarac : Nous voulons défendre notre savoir-faire et développer des emplois non délocalisables.

Breizh Info : c’est déjà fait non, via les pôles de compétitivité et le plan de relance actuel ?

Andrea Kotarac : Mais nos entreprises sont rachetées par des pays étrangers, des usines ferment car elles font doublon, le savoir-faire français est pillé. Déjà, il faut défendre nos données, et pour cela établir un cluster ici en la matière, car aujourd’hui les Etats-Unis accèdent directement à nos données via les outils informatiques qu’on utilise.

Il faut aussi défendre nos entreprises qui travaillent avec des pays émergents dont les Etats-Unis nous interdisent l’accès, comme l’Iran – ce fut le second marché à l’exportation de Peugeot, la Russie et d’autres. Il faut faire le choix d’indépendance, mais aussi de localisme, en promouvant l’identité française et notre savoir-faire à l’étranger.

Breizh Info : Dans les Hauts-de-France, la région distribue des enveloppes aux communes pour accompagner l’installation de vidéo-protection en milieu rural et leur permettre de protéger leurs bâtiments communaux, églises, cimetières… Etes-vous favorable à un tel dispositif si vous êtes élu ?

Andrea Kotarac : Oui, Wauquiez le faisait en Haute-Loire, mais que pour les maires LR. L’insécurité est une priorité évidente pour les français. Il y a un choix à faire, quand on voit des émeutes à la Duchère, à Décines, Oyonnax, Clermont, dans des quartiers où comme à la Duchère près de 200 millions d’euros ont été investis par l’État et les collectivités locales pour la politique urbaine. Il faut un bras de fer avec l’État : que les collectivités locales ne versent plus un centime tant que la sécurité n’est pas assurée. A la campagne, il y a bien moins d’équipements et plus de pauvreté, mais il n’y a pas tant d’argent public qui ruisselle.

Breizh Info : ce sont bien souvent des conventions pluriannuelles avec des financements bouclés sur plusieurs niveaux de collectivités, où ces dernières n’ont pas grand-chose à dire ?

Andrea Kotarac : Nous avions à voter des rapports pourtant, donc les élus ont leur mot à dire. Le seul résultat de ces largesses avec l’argent des contribuables, ce sont des bandes de criminels qu’on laisse gérer le quartier et qui se confrontent à longueur de temps avec l’État.

Breizh Info : C’est aussi le cas à Bron dont le maire, qui essaie de rétablir l’ordre républicain, a été menacé de mort et de décapitation ?

Andrea Kotarac : Je l’ai soutenu directement. Aujourd’hui maires, gendarmes, sapeurs pompiers, personne n’est à l’abri de la vindicte des délinquants, il faut faire travailler tout le monde ensemble.

Breizh Info : Quels sont vos espoirs pour cette élection ?

Andrea Kotarac : Nous menons une campagne au plus près des habitants, nous sommes prêts à gérer la région demain. Les sondages nous placent en seconde position, donc nous sommes une alternative crédible à Wauquiez.

Breizh Info : Grenoble, dans votre région, est une sorte de ville laboratoire de l’écologie politique, selon les écolos eux-mêmes – le maire ayant été réélu triomphalement en 2020. Qu’en pensez-vous ?

Andrea Kotarac : Ce qui m’intéresse surtout, c’est la gestion de Lyon par les écologistes, qui y sont aux antipodes de la défense de l’environnement – notamment quand ils préfèrent mettre du poisson de mer aux menus des cantines plutôt que de la viande locale. Piller l’océan plutôt que de faire vivre les producteurs locaux, c’est de la belle écologie, vraiment !

Breizh Info : Les Lyonnais se plaignent aussi de la montée de l’insécurité, au point d’aller vivre chez… les Verts, à Saint-Etienne ?

Andrea Kotarac : A la Guillotière il y a un énorme marché à la sauvette avec des produits de recel et une concentration importante de clandestins, ainsi que des règlements de comptes récurrents à main armée, les habitants se sentent exclus de leur propre quartier. Les Verts ont voulu interdire le tour de France et piétonniser la presqu’île, ils ont désormais le Paris-Dakar sous les fenêtres du maire avec des rodéos devant la mairie.

Breizh Info : autre problème flagrant dans votre région, y compris dans les abords plutôt tourmentés de Lyon, rendu plus important encore par les exigences du télétravail et l’amorce du mouvement de dé-densification des métropoles, l’accès à la 4G, notamment le long des réseaux ferrés et des grands axes ?

Andrea Kotarac : Nous souhaitons la dé-métropolisation, car nous avons ici 65 % de la population sur 11 % du territoire ; la 4G est donc une question importante. Il faut aussi retrouver de l’attractivité pour les départements qui perdent du monde, et où l’on peut relancer des activités historiques – des petites munitions dans l’Allier, la sylviculture aussi, le photovoltaïque en Savoie et Isère, l’artisanat. Retrouver la vie partout sur notre territoire est notre objectif premier, avec une batterie de solutions que permet le localisme, contre le pillage mondialiste de nos capitaux, nos savoirs et nos industries.

Propos recueillis par Louis-Benoît Greffe

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 Commentaires

  1. Où évoque-t-il notre problème principal : la destruction complète de nos libertés sous le prétexte d’une maladie ?
    Le titre donne à penser qu’il veut nous rendre nos libertés.

    J’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait de la liberté de ; respirer (pas de masque obligatoire), de se soigner (liberté de prescription aux médecins), liberté de se vacciner ou de refuser le vaccin. Liberté de commerce (pas de confinement), liberté de se déplacer (en France comme hors de nos frontières), liberté de sortir (pas de couvre-feux).

    Bref, je n’ai aucune réponse sur ces points fondamentaux.
    Il faudra qu’il s’engage sur ces points s’il veut que je vote pour lui.
    Je suis en Auvergne-Rhône-alpes, et je ne voterais que pour les candidats qui s’engage su les points que j’ai cités au-dessus.

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