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Le trafic de drogue continue d’empoisonner la Bretagne tandis qu’il enrichit les dealers, provenant souvent d’Île-de-France par ailleurs. À Lorient, une nouvelle bande de trafiquants a été interpellée par la police, avec le renfort du Raid. Cocaïne, cannabis et armes à feu ont été saisies.
Trafic de drogue : le Raid intervient à Lorient
L’actualité judiciaire se répète tristement en Bretagne depuis plusieurs mois. Notre région est devenue un terrain de prédilection des trafiquants de drogue en provenance de la région parisienne. Tandis que mercredi 16 juin, le tribunal de Brest a jugé une douzaine d’individus, dont plusieurs originaires d’Île-de-France, pour trafic de stupéfiants, la veille, mardi 15 juin, c’est du côté de Lorient qu’un autre trafic a été démantelé.
Aux aurores, une trentaine de policiers lorientais accompagnés de membres du Raid ont procédé, sur commission rogatoire, à l’interpellation de six hommes dans deux appartements situés à Lorient et à Lanester dans le cadre d’une vaste opération anti-stupéfiants dont l’enquête, menée par la sûreté départementale, en lien avec la police judiciaire de Rennes, avait débuté à la fin de l’année 2020.
Dans le même temps, deux autres individus étaient interpellés en Vendée et un autre à Vannes dans le cadre de cette même affaire. Par la suite, neuf personnes interpellées ont été placées en garde à vue et sont donc mises en cause pour association de malfaiteurs en bande organisée. Lors de ces interpellations, les équipes de policiers auraient notamment saisi deux armes à feu et 6 000 € d’argent liquide. Ils auraient aussi mis la main sur un kilo de résine de cannabis et quelques grammes de cocaïne.
L’Île-de-France encore impliquée dans l’empoisonnement de la Bretagne
À la fin de l’année dernière donc, ce sont des coups de feu tirés sur un véhicule à Lorient et l’information sur un possible règlement de compte entre trafiquants de drogue qui a mis la police lorientaise sur la piste de cette équipe. La fusillade aurait eu lieu tandis que les individus venus livrer de la cocaïne dans le Morbihan seraient tombés dans une embuscade. Il aura fallu six mois d’investigations aux enquêteurs avant de procéder à la série d’interpellations du 15 juin.
Quant à la logistique du trafic de drogue démantelé, il apparaît que les produits stupéfiants auraient transité par l’Espagne avant de remonter jusqu’en Île-de-France. De là, les dealers auraient transporté la marchandise en Bretagne pour la commercialiser.
À l’instar de plusieurs villes bretonnes, le trafic de drogue entache régulièrement l’image de Lorient. Au mois de janvier dernier, une autre équipe de dealers avait été interpellée et de la cocaïne, de l’héroïne et des armes avaient été saisies. Quelques semaines auparavant, en décembre 2020, le tribunal de Lorient avait condamné Harouna Konaté et Alexandre Mbenza, présentés comme étant deux « Normands » par le quotidien Ouest-France, à des peines de prison ferme dans le cadre d’une autre saisie de cannabis et d’héroïne dans un appartement du quartier à forte population d’origine extra-européenne de Kervénanec.
Enfin, au mois de février 2021, toujours à Lorient, nous rapportions le blocage d’une rue du quartier « prioritaire » Frébault par un groupe de dealers à l’aide de barrières afin de ne pas être dérangés dans leurs trafics. Un quartier qui bénéficie par ailleurs d’une large solidarité financière de la part des contribuables bretons.
Crédit photo : Capture Page Facebook Raid (photo d’illustration)
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