Woke culture : Top 5 des films français et interviews qui seraient censurés aujourd’hui

A LA UNE

La « Woke culture » ou culture de la censure et de l’indignation à géométrie invariable (les victimes sont toujours les mêmes, les coupables idem) touche actuellement tout produit culturel de masse. Pourtant le cinéma français a longtemps été éloigné de ces préoccupations venant d’Outre-Atlantique. Breizh Info vous permet de découvrir ou redécouvrir quelques bijoux du cinéma à papa dont le visionnage donnerait des sueurs froides aux dames patronnesses du nouvel ordre moral

LA CAGE AUX FOLLES

Eh oui, la bien innocente comédie d’Edouard Molinaro sortie en 78 mériterait une totale réécriture. Dans cette rigolade d’une heure 35, les homosexuels sont toutes des folles aussi insupportables que touchantes tandis que Jacob, le domestique noir du couple Serrault-Tognazi joue le nègre de maison surjouant la soumission des plus belles heures de la coloniale. « Maîtwesse, maîtwesse, ne t’en vas pas maîtwesse » alternant avec « le petit maîtwe blanc m’a appelé ? » sur fond de tournages de croupions. Pas sûr que ça fasse rire nos petits délicats actuels…

LE CAVE SE REBIFFE

Le deuxième volet de la trilogie Max La Menace de Gilles Grangier et d’Audiard ! Tiré de l’immortelle « Série Noire » de Gallimard. Le ton général du film pourrait convenir à toutes les chapelles woke sauf le passage où « Le Dabe » (Jean Gabin) reçoit Charles Lepicard (Bernard Blier) dans sa villa du Venezuela. De girondes doudous servent aux deux truands quelques amuses-gueules (« du poiscaille que tu trouves pas en France » précise Le Dabe). Attiré par le charme créole de ces souriantes demoiselles, Lepicard s’exclame « dis donc, il est giron ton petit sommelier ». Le dabe, en ami compréhensif des besoins des messieurs, lui répond « aaaah bah si le cœur t’en dit, je peux te le bloquer pour la sieste ». Musique des îles. Ambiance cocotiers. Essaim de boniches autochtones que l’Homme blanc trousse sur commande. Toute une ambiance. Toute une époque.

RAZZIA SUR LA SCHNOUFF

Film de 54. Très engagé contre la drogue, ce qui serait impossible de nos jours vu la permissivité ambiante sur le sujet. Dans ce film, Jo est un dealer homosexuel, mal dans sa peau, dévoré autant par la drogue que ses penchants invertis. Où achete-t-on ces drogues au mitan des années 50 ? Dans les lieux fréquentés par les noirs bien entendu. On retrouve d’ailleurs 30 ans plus tard les mêmes ambiances de lieux louches fréquentés par une certaine faune exotique dans « Le Marginal » où Bebel arrache la fille mineure, droguée et prostituée d’un truand aux griffes du « squatt des antillais » dans le centre de Paris. Mais que faisait le CRAN et Les Brigades Anti-Négrophobie à l’époque ?

LE PROFESSIONNEL

Bebelesque film d’action réalisé par Georges Lautner et sorti en 1981. Dans ce film, Beaumont un agent des services secrets français (Jean-Paul Belmondo) est envoyé dans un pays d’Afrique pour tuer le président. Lâché par la France il est envoyé au bagne d’où il s’évade pour ensuite mieux revenir en France et faire payer les traîtres.

Les dialogues signés Audiard sont, bien entendu, truculesques ! Mais qui pourrait supporter aujourd’hui des dialogues de ce genre « Tu vois, même malin comme un singe, ça ne veut plus rien dire » asséné par Bebel au président Njala qui cherche à se faire la malle. Et comment ne pas se rouler par terre en entendant le même Bebel demander à une prostituée si elle couche avec « le nègre », en l’occurence le président du Malagawi détesté par Beaumont le baroudeur.

L’INTERVIEW DE BERNARD BLIER AU THEÂTRE DE BOUVARD

Incroyable interview de l’immensimissime Bernard Blier au théâtre de Bouvard en 1983. Dans ce morceau d’anthologie Bernard Blier décrit comment il a réussi à sauver Jean Carmet « d’un grave danger : l’homosexualité ». L’argentin (son surnom) décrit par le menu comment un homme doit se faire respecter d’une femme, comment les mœurs homosexuelles sont des tourments « que la morale réprouve », etc… Et le plus étonnant c’est que cette interview hilarante soit toujours sur le site de l’INA. Il fût une époque où l’on savait rire de tout !

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