L’Alliance Souverainiste Bretonne. Un mouvement politique issue de La Bretagne en héritage

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L’Alliance Souverainiste Bretonne est un nouveau projet politique en Bretagne, lancé par les principaux acteurs de la liste La Bretagne en héritage, qui s’était présentée sans succès (ni moyen il faut le dire) aux élections régionales de 2021.

« La campagne régionale est terminée mais nous savions que les alliances que nous avions su créer perdureraient.‌. En voici la preuve. Tout le monde veut prolonger l’aventure en créant un mouvement politique souverainiste de droite  » l’Alliance Souverainiste Bretonne. » indiquent les responsables.

Voici le manifeste adressé à la presse :

Les dernières élections régionales ont montré le peu d’intérêt que les Bretons portent à leurs institutions régionales et départementales. La faute à un système qui donne si peu de pouvoir décisionnel à ces conseils que savoir pour le
citoyen lambda qui est majoritaire lui importe peu ou pas avec la certitude que « de toute façon rien ne changera »!
Alors nous pensons que pour redonner l’envie de Bretagne aux Bretons et bien il faut redonner du pouvoir aux élus de la région.

Nous pensons qu’il est plus que nécessaire de réunir les souverainistes de droite sous une même bannière. Cette bannière nous allons la créer, elle s’appellera « l’Alliance Souverainiste de Bretagne » et nous invitons à nous y rejoindre tous les souverainistes et nationalistes bretons de droite.

Nous nous affirmons de droite car nous avons abandonné depuis trop longtemps le sociétal et l’écologie à une gauche qui s’en sert comme instrument d’une politique punitive et démagogique. Nous voulons y remédier et montrer qu’un vrai changement est possible. Nous créerons avec cette alliance une plateforme logistique pour des campagnes électorales et un programme politique commun.

Qu’entendons-nous par souveraineté bretonne ?

Nous avons dépassé le stade de l’étude et depuis les élections plusieurs réunions ont déjà rassemblé des femmes et des hommes venant d’horizons politiques différents ou y venant pour la première fois, dont certains ont pris, avec satisfaction, conscience qu’il fallait définitivement refuser le jacobinisme et tourner le dos au centralisme extrême des partis politiques français. Il s’agit donc d’élaborer un projet sérieux consistant dans une « alliance », dans une « convergence » d’idées avec
une proposition phare et originale : « Une souveraineté bretonne ! »

Concrètement, ce processus d’accession à la souveraineté se traduira par la mise en place d’un statut de large autonomie politique comme cela s’applique déjà à des degrés divers en Alsace, en Corse, en Nouvelle-Calédonie ou plus spécifiquement en Catalogne, au Pays Basque ou encore en Écosse… une notion originale entre simple autonomie de gestion et indépendance, ce que l’on pourrait appeler de la co-souveraineté.

L’idée est de mettre sur pied un nouveau courant politique breton, souverainiste de droite, portant une vision équilibrée sur l’aménagement des territoires bretons dans le respect d’une économie productive et verte, porteuse d’emplois et de pouvoir d’achat. Il nous faut inventer un projet économique harmonieux allant de pair avec un développement humain harmonieux. Nous devons peut-être penser l’économie autrement, sortir des schémas classiques, emprunter des voies
novatrices. Prendre également en considération que, traditionnellement, en Bretagne, économie et culture ne sont pas antagonistes mais complémentaires. Cette tradition doit être respectée. En conclusion, le salut économique de la Bretagne viendra d’une prise de conscience des Bretons et que tout projet économique doit recueillir une approbation majoritaire des populations concernées si l’on veut rester dans un système démocratique.

Les institutions bretonnes

La Bretagne négociera les modalités d’application de cette souveraineté avec l’État français duquel elle dépendra toujours pour tout ce qui concerne le régalien.

Le premier acte politique sera d’organiser l’élection de l’Assemblée bretonne (ou Parlement breton) dont la première devra être constituante, élue au suffrage universel par l’ensemble des électeurs
bretons. Tout repose sur cette future Assemblée de Bretagne, délibérant en priorité sur toutes les matières économiques, administratives, financières, culturelles … Sur toutes ces matières elle aura un pouvoir total de décision. Elle s’efforcera également d’élaborer une réglementation adaptée à la Bretagne et conforme à ses intérêts. Une assemblée de Bretagne avec les pouvoirs de prélever directement un impôt régional correspondant à son budget de fonctionnement et d’investissement,
l’État gardant ses compétences strictement régaliennes nécessaires à la réalité sociétale d’aujourd’hui.

De plus, cette Assemblée bretonne devra également être consultée sur toutes les questions d’ordre général, qui ne seraient pas de sa compétence, mais qui seraient de nature à affecter gravement l’avenir économique de la Bretagne et la vie des Bretons, comme le sujet de l’indépendance énergétique.

Nous avions déjà développé ces thèmes lors de notre campagne régionale, voilà les bases de travail d’une future alliance souverainiste bretonne.

La Bretagne dans l’Europe

Les régions d’Europe en quête de leur identité, en lutte pour leur souveraineté, les peuples oubliés et spoliés au nom des raisons d’État, c’est aussi cela l’Histoire de l’Europe… et la Bretagne y est
partie prenante.

La véritable unité de base, humaine, politique et géographique dans l’Europe à venir ne peut être que la région qui, dans certains cas, comme la Bretagne, recouvre non seulement des nations, mais
aussi d’anciens États souverains.

L’Europe doit sortir de ce système, de ces vieux schémas pour faire enfin place aux idées de pluralisme et de coopération entre les peuples et les communautés qui la composent. Le rôle d’une Europe politique est de prendre en compte cette réalité. Il faudra construire une Europe des régions comme une Europe des Nations et pas l’a assemblée dictatoriale et technocratique actuelle.

Conclusion

Voilà succinctement résumé la philosophie de cette future « Alliance Souverainiste Bretonne ». Nous définirons prochainement les grandes lignes de notre programme liées aux problèmes de souveraineté, aux problèmes économiques, sociaux, éducatifs et culturels… et vous constaterez alors que cette nouvelle Alliance Souverainiste apportera réponses nouvelles et solutions constructives, une synthèse d’idées pour le temps présent. Nous expliquerons également le pourquoi
de notre positionnement à droite, positionnement mûrement réfléchi et assumé.

Cette Alliance ne sera ni un parti politique traditionnel, ni un simple cercle de réflexions, mais un compromis assurant une réelle souplesse dans son fonctionnement. Mais que chacun se rassure, ce ne sera pas non plus une « auberge espagnole » !

Le premier grand « chantier » à l’ordre du jour de l’Alliance sera la réunification de la Bretagne. Mettre fin à cette amputation absurde d’une partie de notre territoire régional et ainsi retrouver une dimension réelle, une dimension économique équilibrée entre les régions avoisinantes et des pays de même dimension d’habitants en Europe. Une communauté humaine vit sur ce territoire historique de la Bretagne et les limites de ce dernier ne sont pas le fait du hasard ou d’une quelconque décision administrative. Elles résultent de l’existence d’un tissu sociétal, culturel et économique qu’il constitue, que l’Histoire et les siècles ont forgé et qui ne peut être nié par idéologie ou ignorance. Comment bâtir et organiser une Bretagne nouvelle, souveraine, amputée de 20 % de ses citoyens ?

Pour conclure, si nous ne nous occupons pas au plus tôt nous-mêmes de nos propres affaires locales, ce n’est pas notre retard qui sera à craindre, c’est notre déclassement social et un retour à la pauvreté. Nous venons de tracer les grandes lignes de notre conception d’une souveraineté bretonne. Nous avons dit ce que nous voulons, ce que les citoyens sont en droit d’exiger pour sa prospérité matérielle, pour son développement intellectuel et moral, au nom de la sagesse politique dont ils ont déjà fait preuve dans le passé.

Pour les plus médisants ou les plus sceptiques, qui pensent que les Bretons ayant perdu l‘expérience de la gestion de leurs propres affaires, la Bretagne prendra du retard, nous leur répondrons que la Bretagne n’est pas inexpérimentée et qu’elle possède des atouts considérables.

A galon vat deoc’h-holl… ha bevet Breizh.

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. souverainiste ??? quoi quel mot odieux
    seul compte le mondialisme, le droit des autres à disposer de tout, les celtes et les gaulois n’ont qu’à travailler pour financer

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