Poligné (Ille-et-Vilaine). Après une soirée rap : un château ravagé, 4 blessés et des coups de feu

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À Poligné, commune d’Ille-et-Vilaine située au bord de la crème Nantes, au nord de Bain-de-Bretagne, la vie de château version rap est venue agrémenter la rubrique « faits divers » avec une bâtisse entièrement saccagée par des centaines de fêtards. Des individus ont été blessés par des « projectiles d’arme à feu ».

L’ « anniversaire d’un grand-père » transformé en soirées rap à Poligné

À l’origine des faits, la location du château du bois de Glaume par sa propriétaire à ce qui devait être un groupe familial de 10 personnes désirant célébrer l’anniversaire d’un aïeux dans la bâtisse.

Mais la location, contractée pour une durée d’une semaine, a pris une tournure bien différente des perspectives annoncées par les clients. Toutefois, comme le rapporte France Bleu, un indice aurait pu mettre la puce à l’oreille de la propriétaire lorsque le locataire lui avait précisé en amont par téléphone qu’il mettrait ses affaires « dans une partie du château » en raison de la présence de « deux enfants assez turbulents » durant le séjour…

Une fois les meubles de la propriétaire rassemblés dans un coin du château, ce dernier a finalement pris des allures de club de nuit puisque les organisateurs ont même fait appel à une société afin d’installer de la sonorisation, des projecteurs, des fauteuils ou encore des seaux pour les bouteilles d’alcool.

Un showcase de Negrito et des coups de feu

Après avoir loué ce château qui lui sert d’habitation, la propriétaire, partie en caravane entre-temps, est appelée par ses voisins quelques jours après. Elle apprend alors qu’un manège de plusieurs dizaines de voitures a lieu chaque soir sur les lieux tandis que de la musique résonne toutes les nuits.

De retour dans le secteur, Laure Berthélémé appelle les gendarmes mais ces derniers lui rétorquent qu’ils ne peuvent pas intervenir tant que les locataires se contentent de faire « juste la fête ».

La « fête » en question connaîtra son point d’orgue dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 juillet. Le château réunit ce soir-là entre 100 et 200 personnes. En soirée, avec un public fortement alcoolisé, la situation dégénère et des affrontements ont lieu. Une violence extrême puisque, selon Philippe Astruc, procureur de la République du tribunal judiciaire de Rennes, « des coups de feu ont été tirés ». Indiquant au passage que les gendarmes sont intervenus dans des « conditions difficiles » vers 5 h du matin.

Suite à ces faits, il s’avère que quatre personnes (trois hommes et une femme âgés de 18 à 25 ans) ont été blessées. Ils ont dû faire l’objet de soins au CHU de Pontchaillou. Sur les quatre blessés, deux l’ont été par des « projectiles d’arme à feu » et se sont vus prescrire une Incapacité temporaire de travail de 10 jours.

En parallèle, deux enquêtes pour « violences volontaires en réunion avec arme » et « travail illégal et dégradations en réunion » ont été confiées à la brigade de recherches de Redon.

Par ailleurs, l’affiche destinée à annoncer la soirée du 16 juillet au château du bois de Glaume permet de mieux appréhender l’ambiance de l’événement :

Poligné
Source : ledekprod.com

Quant aux autres soirées organisées les jours précédents, les visuels annonçant leur tenue sont tout aussi explicites :

Poligné
Source : capture ledekprod.com

L’épisode de Poligné a enfin donné lieu à quelques commentaires acides sur Twitter :

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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1 COMMENTAIRE

  1. La propriétaire a fait une erreur.

    Mais comme disait, en substance, un Commandant de paras: « Il n’y a rien à négocier ».

    J’ai vécu 28 ans en terre d’Islam, à Bondy, dans la solitude la plus verticale et la distanciation sociale physique & permanente de 50 mètres et je suis vivant parce que je l’ai fait exprès.

    Il n’y a rien à négocier avec les €uropéens, qu’ils soient d’origine européenne ou africaine.

    Après Covid, c’est à dire après le Jugement de Dieu, les choses seront claires comme de l’eau de source.

    Mai le Jugement va durer peut-être un « peu » plus longtemps que certains imaginent…

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