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Le rap… déjà ! En lui-même ! Mais alors le rap qui sort des portables de tout ce que la France compte de petits ruffians… ! Ah là non ! Trop ! Extravagant de chianterie ! La pire mode avec celle de se faire couper les roustons !
Car aujourd’hui, on ne peut pas se promener dans une rue sans qu’un petit apache vous colle sa musique navrante dans les oreilles. Faut que tout le monde en profite, sinon ça l’angoisse ! Dans le bus. A la plage. J’ai parfois l’impression que tout le Macumba night de Trappes vient exprès faire brailler le Top 50 de Skyrock dans MES oreilles.
Plus d’écouteurs. Casques. Air pod. Non ! La terre entière doit découvrir le bonheur musical de Ahmed et Chloë et en bien fort. Et puis, faut voir la musique. Ce serait du métal encore… Ou du rap 80’s…. Ah mais non, rien que de l’auto-tunes ! Avec des toutes petites voix de Zaza Napoli… Du rap chocolat fondant. Moi je croyais même que ça sortait du Fucking Blue Boy tout ce sirop ! Sent quand même vachement la plume dans le cul le rap actuel… Et pourtant ! Pur produit de la Seine Saint-Denis ou de je ne sais quel Bronx ! Vomi de la cité des Framboisiers pour égayer le paysage sonore des rues de Saint-Malo.
Et puis il n’y a pas que les « pépites » à avoir pris le pli. Même la gosse Margot que vous avez vu grandir avec mémé Jeannine fait bien chier tout le monde le dimanche sur la place de Louargat. C’est la mode ! Et la Margot, elle doit avoir de quoi écrire sur sa story Snapchat. Alors, c’est Rap à fond dans la rue sur une baffle rose bonbon. Et ça parle fort autour. « Sur le Coran ! Wallah ! Frère ! » Louargat. Trégor. Ca a changé, l’ambiance…
J’ai fait l’effort d’écouter leur musique. Que du Rap’n B ou je ne sais quel rata du genre. Public Enemy c’était marrant mais alors Sifax et Sofiane !… A la rigueur pour le Starman de Gourin… Car aujourd’hui, ce rap bien particulier a tout emporté. Plus de rock ‘n roll… de métal… les gamins n’écoutent plus que ça ! De toute façon, que ce soit dans le parler, dans la musique, dans l’attitioude, le 93 a gagné la bataille culturelle.
Et ce jusque chez les sévères du slip ! Eh oui !
Tiens, je me trouvais récemment dans un endroit où s’enchaînaient des combats de boxe clandestin. Fight-Club mais avec des règles. Vraiment bien ! Les combattants n’étaient pas vraiment des gauchistes puisque, de toute façon, les gauchistes n’ont rien dans le froc. Eh bien, malgré l’aspect fortement « identitaire » de la soirée, tous les boxeurs -sauf un !- ont demandé une merde de rap comme musique d’entrée. Rap natio ou non. Misère ! Là, ça m’a décollé la nipe ! L’impression de me retrouver dans un cave de Sevran. Un soir de ramadan !
Mais c’est ainsi. Le rap a tout emporté. Tout remplacé. Victoire culturelle. Et les attitudes qui vont avec également ! Demain, on verra des bons gros skinheads écouter Freeze Corleone avec sa petite voix aigue. Démarche chaloupante et musique à bloc sur I-Phone.
En attendant, je remets Pantera. Et ferme mes volets, Margot vient de ramener ses JBL, là en bas ! Argghhhh ! Allons préparer la caisse du chat, il vient d’en sortir !
Anne-Sophie Hamon
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5 réponses à “A ceux qui nous font profiter de leur rap navrant dans la rue…[L’Agora]”
Je suis toujours ébahi Madame de voir qu’avec à peine quelques mots, votre plume acérée rentre déjà dans le lard. Chez moi le rap de merde se décline en version ‘nautique’. Habitant un port d’Occitanie, j’ai le très relatif plaisir d’écouter cette incontinence « musicale » sortant de puissantes sonos de scooters des mers à 30 000 balles que les propriétaires exotiques se sont, bien entendu, payés avec leurs salaire de pompistes ou de livreur de kébabs. Cella s’accompagne de runs à 30 nœuds dans un chenal limité à 4, mais où il y a de la gène…
Suicide not part2 !
Si l’intelligence c’est de s’adapter…..Je préfère mourir idiote
https://www.youtube.com/watch?v=sxytYt6mHJM
Mais cela reste marginal.
« Cette civilisation qui réussit si bien ses conspirations du silence organise une conspiration perpétuelle du bruit qu’elle appelle musique. » Murray toujours, et merci à A.S Hamon de nous régaler avec ses chroniques épatantes de vérité