Cinéma. Mads Mikkelsen. Un des plus grands acteurs européen de ce début de 21ème siècle ?

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Mads Mikkelsen est-il l’un des plus grands acteurs européen de ce début du 21ème siècle ? Lorsque l’on se penche sur la filmographie de ce danois né en 1965 à Copenhague, on serait tenté de répondre par l’affirmative, tant sa capacité à incarner, dans de grands films, des personnes si différents, reflète des qualités d’acteur hors norme.

Mikkelsen s’est d’abord fait connaitre au Danemark, en étant l’un des héros des films Pusher et Pusher 2 sortis respectivement en 1996 et 2004 (un troisième volet suivra, mais sans l’acteur principal, le volet se consacrant à un autre personnage, Milo). Il y incarnait le rôle de Tonny, acolyte d’un truand renommé dans la pègre danoise dans un polar violent, sombre, et terriblement bien réalisé.

Mais Mads Mikkelsen va prendre son envol dans la foulée à l’international, en incarnant Tristan dans le très moyen « Le roi Arthur », en 2004, qui lui ouvrira des portes avec notamment un rôle dans Casino Royal, James Bond de 2006, où il incarne avec brio « Le Chiffre », l’un des méchants du film.

Dans la foulée, plusieurs apparitions remarquées suivront, avec des films comme After the Wedding, mais surtout, Le guerrier silencieux (Valhalla Rising), superbe fresque tournée en Ecosse dans laquelle l’acteur scandinave incarne un esclave borgne appelé One-Eye s’affranchit de son maître Barde, en le tuant puis en s’échappant avec un esclave nommé Are. Tous les deux fuient et rejoignent une troupe de vikings chrétiens qui cherchent à partir en croisade pour Jérusalem. Mais le brouillard dérive leur bateau dans la mauvaise direction, vers une terre inconnue. Les tensions grandissent entre les chrétiens et les affranchis païens, alors que leur situation sur cette terre inconnue empire lorsqu’ils deviennent la proie d’indigènes….

Un film lent, avec peu de dialogue, mais qui dégage une puissance qui en fait un film marquant, notamment en raison du jeu d’acteur de son personnage principal.

On retrouvera également ensuite Mikkelsen dans le film Royal Affair (où il incarne Johann Friedrich Struensee, le médecin du roi du Danermark, pétri d’idées révolutionnaires (en 1770), séduisant la reine et l’amenant à ses idées pour finalement pousser le roi à guider le royaume sur la voie d’importantes réformes sociales, vingt ans avant la révolution française.

Dans la foulée, en 2012, est sorti l’un des chefs d’oeuvre signé Vinterberg, « La Chasse », ou Mads Mikkelsen brille à nouveau . Le film y raconte l’histoire de Lucas, un auxiliaire de jardin d’enfants récemment divorcé, du jour au lendemain accusé de pédophilie. Peu à peu, la méfiance des habitants et de ses anciens amis laisse place à une véritable chasse aux sorcières et les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre. Une véritable descente aux enfers pour lui et sa famille commence.

Si le Michael Kohlhaas sorti l’année suivante fût sans doute l’un de ses moins passionnants, on le retrouve dans la série Hannibal, incarnant un Hannibal Lecter délicieux le temps de trois saisons qui auront forcément plu aux amateurs du genre.

Plus récemment, on retiendra également son rôle dans Arctic, où il incarne un homme qui lutte pour sa survie dans l’immensité blanche, apprenant à combattre le froid et les tempêtes, à se méfier des ours polaires, à chasser pour se nourrir…

Enfin, en 2020, Mads Mikkelsen a signé deux films qui sont des pépites, dans deux genres totalement différents : Drunk, de Vinterberg, encore lui, comédie dramatique dans laquelle quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle..

Mais aussi Riders of Justice, un film que l’on pense totalement sérieux au départ lorsqu’on lit le synopsis : Markus, militaire danois en poste en Afghanistan, rentre précipitamment chez lui après la mort de son épouse dans un accident de métro pour s’occuper de leur fille. Un rescapé, Otto, prend contact avec Markus et lui explique que l’accident était en fait un attentat soigneusement orchestré.

Mais un film qui en réalité, est à la fois très violent, et très drôle, avec là encore un Mikkelsen qui éclabousse de son talent, et, de sa capacité encore une fois à investir totalement des rôles si différents.

Au final, Mikkelsen, qui a réussi à s’exporter aux USA (avec également un passage dans Star Wars) est sans doute meilleur lorsqu’il joue dans son cinéma, le cinéma européen, scandinave, des personnages qui nous parlent nettement plus que l’univers d’Hollywood de plus en plus hostile à la réalité de la vie des Européens, mais également à son histoire.

Mads Mikkelsen, en ce début de 21ème siècle, par sa carrure, par sa gueule, par son jeu d’acteur, est certainement aujourd’hui parmi ce qui se fait de mieux en tant qu’acteur, et donc en tant qu’icône d’une certaine façon, pour la jeunesse européenne et scandinave. Espérons que sa carrière se poursuive comme elle brille depuis 24 ans désormais !

YV

PS : ses films sont à ne regarder qu’en VOST bien entendu !

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