Tyrannie sanitaire. En Italie, la colère gronde avec l’instauration du pass sanitaire obligatoire

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L’Italie vers une révolte populaire ? C’est possible, puisque depuis ce 15 octobre, les autorités ont décidé de rendre obligatoire le pass sanitaire y compris pour aller travailler. Dans tout le pays depuis des semaines, blocages et manifestations se multiplient contre le Green pass. Le 16 octobre pourrait être une journée décisive pour faire plier physiquement les autorités.

Tous les regards seront tournés vers les travailleurs du port de Trieste – 40% des 950 employés ne sont pas vaccinés – et qui, à partir d’aujourd’hui, bloqueront les opérations jusqu’à ce que le Green Pass soit retiré. Trasportounito annonce quant à lui qu‘ »environ 80 000 chauffeurs de camions et autres véhicules répartis sur 98 000 entreprises manqueront à l’appel« .

Outre les dockers, la protestation des transporteurs pourrait bloquer la circulation des marchandises. Les syndicats de transport calculent des chiffres qui, s’ils étaient confirmés, entraîneraient la paralysie de secteurs entiers et pas seulement de la logistique. « Le laissez-passer vert coûtera aux entreprises de transport routier plus de 70 millions par jour« , affirme Trasportounito. Selon l’association nationale des transporteurs routiers, « les coûts plus élevés proviendront du manque de productivité des conducteurs qui ne seront plus employables et non remplaçables en raison de la pénurie de personnel« . Cela pourrait également entraîner « des retards dans les livraisons, soit environ 320 000 heures par jour de plus que la norme quotidienne ». Coldiretti, pour sa part, souligne que « avec 85% du transport commercial en Italie se faisant par la route, l’arrêt des camions et des poids lourds met en danger les achats des Italiens. Surtout pour les produits les plus périssables tels que le lait, les fruits et les légumes qui ne peuvent atteindre les étagères des marchés ».

Les transports publics en danger

Une autre situation critique est celle des transports publics, où le pourcentage d’employés non vaccinés varie de 10 à 20 %. À Milan, en plus des 272 travailleurs du secteur qui ont déclaré ne pas vouloir se conformer à l’obligation de présenter le certificat vert, la société locale Tpl a enregistré une augmentation de 15 % du personnel en congé de maladie. Le même type de chiffres, y compris les vacances, de 10-12% à Rome. Afin de prévenir d’éventuels problèmes de service, l’ATAC surveillera les pics d’absentéisme. À Vérone et à Gênes, en revanche, on s’attend à un taux d’absentéisme de 10 %. Face à l’obligation du passeport vert, de nombreux salariés ont donc choisi de faire une « protestation passive« , c’est-à-dire de rester à l’écart en raison de problèmes de santé.

Concernant l’agriculture; il y a au moins 100 000 ouvriers agricoles non vaccinés qui travaillent dans les champs. Pendant cette période, ils s’adonnent aux vendanges, à la cueillette des pommes et des olives.

Des manifestations dans toute l’Italie

Les préfectures et les forces de police, quant à elles, sont en état d’alerte. Dans les prochaines heures, il pourrait y avoir des initiatives contre le laissez-passer vert devant « les entrées des entreprises » et « dans les aéroports, les ports, les carrefours routiers, autoroutiers et ferroviaires, visant à créer des désagréments avec une possible entrave à la régularité des services et des activités de production », écrit le Département de la sécurité publique dans une circulaire. Il est demandé aux autorités sur le territoire aujourd’hui et « pour les jours à venir » l’intensification maximale » de l’action de contrôle du territoire. Ainsi que l’observation » de sujets ou de groupes « considérés comme dangereux pour l’ordre public ». Dans le document signé par le chef de la police, Lamberto Giannini, on ne peut exclure « le prétexte » d’un « nouveau durcissement du ton » de la manifestation.

A Rome, les Sentinelles de la Constitution, dirigées par l’avocat Edoardo Polacco, s’installeront au Circus Maximus contre le Green Pass.

A Milan, les manifestants du « no green pass » sont prêts à manifester devant les lieux symboliques de la ville : le tribunal, l’université, la Piazza Fontana et l’entrée de la RAI sur Corso Sempione. La nouvelle diffusée sur les réseaux sociaux de la manifestation a déclenché l’alarme, entraînant un renforcement des contrôles. Le rendez-vous devant le palais de justice était fixé à 10 heures.

En attendant, voici quelques informations glanées sur les réseaux sociaux à ce sujet, la couverture mainstream étant faible, malgré l’enjeu et l’importance des mobilisations. Etudiants, dockers, travailleurs, c’est toute une partie de l’Italie qui semble se mobiliser contre la tyrannie.

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1 COMMENTAIRE

  1. ils appellent ça d’un mot étranger à l’italien (green pass) les français passe nazitaire et les soviétiques passeport intérieur
    orwell n’avait rien inventé, juste prédit le pire

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