56% des contrefaçons saisies aux frontières de l’Europe proviennent de ventes en ligne

A LA UNE

L’Observatoire européen des atteintes au droit de la propriété intellectuelle de l’EUIPO, vient de publier 2 nouvelles études visant à démontrer l’utilisation massive du e-commerce pour la commercialisation de produits contrefaisants.

Avec un chiffre d’affaire européen de 757 milliards d’euros en 2020 soit un bond de 20% comparé à 2019, Internet est depuis quelques années devenu l’outil privilégié des contrefacteurs, dont la valeur des faux produits est estimée à 119 milliards d’euros, soit 5,8% des importations en Europe.

L’une de ces études, réalisée conjointement avec l’OCDE, met en évidence une augmentation significative de l’offre de faux produits due à la pandémie, qui a favorisé les achats dématérialisés. Bien que tous les secteurs soient impactés, cette étude révèle également les secteurs majoritairement touchés : la parfumerie et les cosmétiques (75,3%), les produits pharmaceutiques (71,9%) et les lunettes de soleil (71,3%), en provenance pour plus de 75% d’entre eux de Chine5,7 % de Hong Kong, 5,6% de Turquie et 3,3% de Singapour.

Découpée en plusieurs volets, la seconde étude met en évidence les tendances émergentes usitées par les contrefacteurs, fréquemment liés à la criminalité organisée, pour vendre leurs faux produits en ligne. Ces méthodes se matérialisent par la détention de multiples comptes vendeurs (ouverts par le même réseau sous des noms différents) sur les plateformes, par la publicité en ligne qui renverra le consommateur vers un site illicite et une présence accrue sur les réseaux sociaux par la création de groupes ou des communications publiques incitant les utilisateurs à devenir les complices de ce trafic.

Cette publication traite des 7 étapes clés de la production de produits contrefaisants allant de l’approvisionnement à la commercialisation des produits de contrefaçon, en passant par le marketing, la mise en vente, le stockage et l’acheminement. Elle rappelle également toutes les mesures existantes, sur internet, pour lutter contre le commerce illicite, dont l’application doit être stricte pour endiguer le phénomène, ainsi que les outils mis législatifs mis à disposition pour protéger la création et l’innovation.

« Ces études arrivent à point nommé, à l’heure où le Digital Services Act est en discussion, au niveau européen, ou une proposition de loi est à l’étude, au niveau national, ces éléments sont des preuves pour démontrer qu’une modernisation des lois qui encadrent le monde numérique est une urgence ! Protéger la propriété intellectuelle est plus qu’un devoir, c’est une obligation pour préserver la patrimoine intellectuelle d’une nation toute entière des contrefacteurs qui n’hésitent pas à voler son intelligence créative et innovante, porter atteinte à l’économie et à l’environnement, ainsi qu’à duper les consommateurs en mettant leur santé et leur sécurité en danger. » déclare Christian Peugeot, Président de l’Unifab, union des Fabricants.

Crédit photo : DR (photo d’illustration) https://www.flickr.com/photos/christopherdombres/4563323964
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1 COMMENTAIRE

  1. nous ne commandons plus rien en ligne:
    la poste a trop souvent perdu nos commandes
    et puis voir, toucher et sélectionner dans une boutique , c’est nettement mieux

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