Panneaux solaires, censure, dépendance à la Chine : Michael Shellenberger tire la sonnette d’alarme

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“On peut nous couper le courant à distance”: dans une interview percutante, l’essayiste et journaliste d’investigation américain Michael Shellenberger alerte sur les dérives et les dangers majeurs liés à la « transition énergétique verte » imposée aux sociétés occidentales. Loin des discours consensuels, il dévoile les coulisses d’une dépendance stratégique croissante à la Chine, et d’une manipulation idéologique orchestrée par un véritable complexe industriel de la censure.

Transition énergétique ou soumission technologique ?

Ancien militant écologiste et auteur du livre Apocalypse Zéro, Michael Shellenberger connaît bien les rouages du militantisme climatique. Mais c’est aujourd’hui en lanceur d’alerte qu’il s’exprime, soulignant le risque mortel d’unetransition énergétique aveugle, fondée principalement sur des énergies renouvelables intermittentes – éolien et solaire – au détriment de la stabilité et de la souveraineté énergétique.

« Les panneaux solaires que nous importons massivement de Chine contiennent des composants électroniques qui peuvent être désactivés à distance », affirme-t-il. « Il suffit d’un signal pour couper l’approvisionnement électrique d’un quartier, d’un hôpital, d’un aéroport. »

Ces équipements, selon lui, sont autant de chevaux de Troie technologiques implantés au cœur de nos infrastructures. Un scénario que la Chine, puissance rivale, pourrait un jour exploiter en cas de conflit ou de tensions diplomatiques.

Shellenberger met également en garde contr l’intermittence structurelle des énergies renouvelables. L’électricité issue du solaire ou de l’éolien dépend du vent et du soleil : sans conditions météorologiques favorables, la production chute brutalement, mettant en péril l’équilibre du réseau. Pour compenser, il faut soit importer massivement, soit recourir à des centrales thermiques en soutien, souvent au gaz ou au charbon. « Ce n’est pas une transition vers le progrès, c’est une régression technologique maquillée en vertu », dénonce-t-il.

Ce constat s’oppose frontalement aux narratifs officiels de l’Union européenne ou des lobbies verts, qui présentent les renouvelables comme la solution unique à la crise climatique. En réalité, leur généralisation massive engendre une fragilité systémique, propice aux pannes, aux délestages, voire à des attaques cybernétiques ciblées.

L’esclavage moderne derrière les énergies « propres »

Autre point noir relevé par Shellenberger : la chaîne d’approvisionnement opaque et inhumaine des matériaux dits « critiques » nécessaires à la fabrication des équipements verts – lithium, cobalt, terres rares. Ces ressources stratégiques sont en grande partie extraites dans des conditions indignes, notamment en Afrique ou en Chine, où le travail forcé des Ouïghours est régulièrement documenté. « On nous vend une énergie propre, mais elle est bâtie sur la sueur et le sang de populations esclavagisées », martèle-t-il.

À rebours de la bonne conscience écologique occidentale, il dénonce l’hypocrisie de ceux qui prétendent sauver la planète tout en fermant les yeux sur les violations massives des droits humains.

Dans un second volet de l’entretien, Michael Shellenberger revient sur son rôle central dans les“Twitter Files”, ces révélations internes publiées en 2022 et 2023 sur les liens étroits entre les plateformes numériques, les agences fédérales américaines et certaines ONG dites progressistes.

Selon lui, ces documents prouvent l’existence d’un réseau de surveillance et de censure institutionnalisée, opérant à l’échelle des États-Unis, avec des ramifications en Europe. Ce“complexe industriel de la censure” vise à museler toutes les voix dissidentes : critiques de la politique environnementale, contestations du récit officiel sur le Covid-19, remise en cause de l’idéologie du genre ou du processus électoral. « Ce système ne repose pas sur une censure directe de l’État, mais sur une délégation aux grandes plateformes, via des ONG et des partenariats publics-privés », explique-t-il.

Les Twitter Files ont notamment révélé que des milliers de comptes jugés “déviants” ou “problématiques”avaient été signalés, désindexés ou bannis, parfois sans aucune justification légale, au seul motif d’une opinion contraire à la doxa dominante.

Shellenberger dresse le portrait inquiétant d’un monde occidental piégé entre dépendance énergétique, fragilité technologique et censure idéologique. Il compare cette situation à une forme detotalitarisme moderne, où l’écologie devient le prétexte d’un contrôle social accru et d’une mise au pas des consciences.

Face à ce constat, il appelle à un réarmement intellectuel et stratégique: retour au nucléaire civil, relocalisation industrielle, transparence sur les chaînes d’approvisionnement, et surtout, défense de la liberté d’expression comme condition indispensable à la démocratie.

 

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