Les garde-fous qui nous séparaient de la dictature totale sont presque tous tombés [L’Agora]

A LA UNE

La démocratie et la république, dans leurs erreurs inévitables de systèmes humains, avaient tout de même créé des garde-fous pour empêcher toute dérive et justifier leur lutte acharnée contre les « dictatures » du XXème siècle. Elles avaient forgé des règles pour rester cohérentes dans leur aspiration à la liberté individuelle de conscience, de mouvement et  d’existence, au souci de l’intérêt commun, et la pluralité de l’expression des idées. Toutes choses menacées aujourd’hui.

En parallèle, listons des évolutions légales, attribuées à un changement de société que les « fondateurs » ne pouvaient pas prévoir :

La loi antiterroriste avec sa pérennisation de l’état d’urgence

La loi sanitaire avec sa pérennisation de l’urgence sanitaire (liberté de prescrire, de circuler, de modes de soin)

Les lois mémorielles et dites de lutte contre la haine (liberté d’enseigner, liberté de recherche, liberté d’expression, liberté de conscience)

Les monopoles médiatiques et numériques qui peuvent faire taire n’importe qui sans possibilité de recours. Y-compris le président des Etats-Unis.

La justice politisée à 2 vitesses, où des malfrats qui agressent et blessent gravement des victimes sont moins condamnés qu’un militant qui se défend, face à une agression de ses détracteurs qui tourne mal.

L’attribution de fréquences radio ou de chaînes télé.

L’augmentation des sujets tabous, avec l’intrusion d’une législation sur la vérité, sur l’histoire, sur la science. Interdit de remettre en cause l’histoire officielle sous peine d’amende ou de prison, interdit de critiquer ou de questionner l’avortement, interdit d’évoquer la notion de race, interdit de critiquer de près ou de loin ce qui se rapporte à l’immigration, ou au lobby LGBTXYZ, interdit de critiquer la vaccination, ou de proposer des alternatives médicales dans le cas de la COVID. Des médecins, professeurs, journalistes, écrivains, citoyens divers, ont perdu leur emploi, se sont fait agresser, humilier, condamner pour ça.

Les moyens multipliés : centralisation de toutes les données individuelles consultables légalement ou pas (santé, consommation énergétique avec linky, fiscalité, rzo sociaux, comptes en banque et dépenses…).

L’identification numérique de tous les déplacements (places de train et d’avion nominatives, caméras omniprésentes sur les routes avec lecture de plaques, péages et télépéages, caméra omniprésentes dans les transports en commun avec reconnaissance faciale, couvre feux et restrictions de déplacement…). Les 2 roues et les vélos commencent à avoir une identification, les vélib et trotinettes ne peuvent plus être utilisés sans abonnement individuel identifié, les voitures vont intégrer des boîtes noires, des caméras, sont connectées et géo-localisées, seront sans doute rapidement bridées. L’effort pour passer à l’électrique permettra de les localiser au moment de la recharge, en « aspirant » toutes les données de suivi.

L’identification et le contrôle de toutes les dépenses : justification de l’origine des fonds pour des dépôts, dépenses largement numérisées, contrôle de l’émetteur et du récepteur, disparition du liquide, centralisation des fichiers fiscaux…

Le suivi des dépenses de santé : nécessité d’avoir des ordonnances obtenues sur consultation chez un docteur payé en carte vitale dont les informations sont centralisées. Evocation sans vergogne de conditionner les soins à la vaccination… Contrainte à la vaccination malgré l’expérimentation (illégal), carnet de santé numérique…

Surveillance des réseaux de communication avec triangulation/algorithmes (tel, internet) où chaque connexion est identifiée à une personne (motif anti-terroriste).

La mise en place de la 5G permettra de centraliser toutes ces informations sur un même réseau centralisé, assez puissant pour intégrer ce volume de données.

L’école devient obligatoire dès 3 ans, l’école à la maison devenant interdite. La répression de la liberté du hors contrat est grandissante, les programmes scolaires sont de plus en plus politisés et les professeurs contrôlés. Quand on donne le pouvoir à la population de dénoncer son prochain pour « mal-pensance », il n’y a pas besoin d’adhésion aux idées communes. Il suffit de laisser agir les bas instincts, de jalousie, d’avidité et d’intérêt personnel où chacun est l’ennemi de tous.

La mise en place du vote électronique favorisant très largement la fraude, d’autant plus dans un contexte où les puissances monopolistiques du numérique sont déjà au pouvoir.

Aucune dictature ne s’est faite au nom de la haine, de la souffrance, de l’oppression et de la tristesse. Ils ont tous prôné l’amour de leur projet, la libération par leur action, la joie comme résultat pour chacun des citoyens. Et pourtant…

Pourquoi les puissants d’aujourd’hui, qui ont beaucoup plus de pouvoir et de moyens techniques d’oppression qu’au XXème siècle, seraient-ils plus justes, plus moraux ? Rien ne porte à le croire, au contraire. Au XXème siècle, on pouvait mettre ça sur le compte d’une erreur d’appréciation idéologique. Aujourd’hui, c’est de l’avidité mêlée à l’aspiration à un pouvoir divin au travers du rêve transhumain.

Jean-Pierre LAMORGUE

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Illustration : DR
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8 Commentaires

  1. n’en jetez plus , n’en jetez plus ….
    implacable énumération…..bravo mr Lamorgue
    combien de nos compatriotes sont conscient de cette régression ?? les âgés comme moi peuvent se rappeler ce qu’était notre société il y a 50 ans , faire des comparaisons et arriver au même constat ; mais les jeunes , sur quoi peuvent ils juger ? dramatique l’orientation que prennent nos démocraties dites  » libérales libertaires »….et moi la numérisation pour tout , partout , galopante , exponentielle , me fout une sacré trouille ….

  2. Dans ce qu’il est convenu d’appeler une démocratie (mot creux dont l’acception est tout à fait variable), l’état de droit est, par définition, soumis à la loi, mais qui fait la loi — ah, j’oubliais, il ne faut pas dire « mais qui », c’est raciste, alors, lisez-le comme vous voulez — ? Des individus élus sur des critères qui ne sont ni la compétence, ni l’honnêteté, ni la sagesse, ni …, ni … etc.
    Pour être élu, il faut avoir de bons moyens de communication, afin de se faire connaître, pour celà, il faut avoir une bonne bande de copains ( coquins ?) et des moyens financiers, c’est, dans la plupart des cas, l’affaire d’organisations plus ou moins mafieuses, dénommées « partis politiques », assistées d’entreprises disposant des moyens de communication : « la presse » écrite, parlée, télévisée.
    Aujourd’hui, la presse principale (quotidiens, autres périodiques, radios et télévisions hertziennes) est aux mains de quelques grands groupes mondialistes ou des gouvernements, par le biais des subventions.
    Comment peut-on, au vu de ces constatations, penser que le pouvoir des puissants puisse être compensé par un quelconque contre-pouvoir, ou « garde-fou » institutionnel ?
    Les récents événements sanitaires ont clairement démontré (s’il était nécessaire) qu’il suffit de créer de toutes pièces un (ou plusieurs) « comité théodule » assuré d’un improbable « secret défense » et de faire promulguer par une majorité « aux ordres » les lois adéquates, pour pouvoir opposer aux contestataires le fameux « état de droit ».

    Michelet avait beau organiser ses « contre-pouvoirs » (presse, justice, etc.), il oubliait simplement qu’il suffisait d’un peu de moyens pour accorder pouvoirs et contre-pouvoirs ! Tous les régimes politiques sont dirigés par un petit nombre qui, en « démocratie » sont réputés (par quel tour de passe-passe ?) représenter « le peuple », constitué d’une myriade d’individus, tous différents ! C’est pourquoi, l’idéal d’une démocratie est d’avoir un « peuple » d’individus égaux en tout, uni-sexe, sans race (tous métissés), sans racine, ni histoire, ce qui est, évidemment, contraire à la réalité de la vie et conduit à la tentation totalitaire.

    Le pouvoir du peuple, sur le peuple et pour le peuple est un slogan d’une indigence formidable, comme si « le peuple », entité purement statistique, était un être, doté d’une pensée (nécessairement) unique, de désirs et de besoins homogènes !

    Et pourtant, tous nos ténors politiques nous promeuvent ce modèle qui conduit directement à la dictature !

  3. Dire qu’on est en dictature, c’est mélanger la recherche du bien commun et la tyrannie organisée, et c’est l’apanage de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans des pays infréquentables et à des époques fllippantes. Un séjour en Tunisie sous Benali, en URSS sous Brejnev, en Bulgarie sous Jivkov, et vous évitez toute votre vie de faire des comparaisons stupides.

    • Si vous aviez vécu sous ses régimes, vous auriez pu les justifier par d’autres conditions pires. Je connais une russe ayant vécu sous Brejnev que vous confondez peut-être avec Lénine ou Staline. Cette dame n’en garde pas un si mauvais souvenir, culture, sécurité, humanité, soins ouverts à tous sans ausweiss.
      Bien sûr, pour justifier l’injustifiable, on trouve pire et on parle de bien commun. Il ne reste plus qu’à doucement imposer des lois de plus en plus restrictives pour les seuls gens honnêtes.

    • Pour en avoir discuté avec des gens qui ont vécu sous Ceaucescu, ils considèrent aussi qu’on est en dictature en France. Mais ne vous en déplaise, on ne se rend compte d’une dictature que quand on s’y oppose. La vache qui va docilement à l’abattoir ne se plaint pas du foin qu’on lui donne…

  4. la liberté d’expression est aujourd’hui réservée aux seuls « progressistes »
    n’oubliez pas d’aller voter et dire votre opinion

  5. Quand l’homme a inventé les première cités et la civilisation afin d’échapper aux rigueurs de la nature, on avait le choix entre devenir civilisé ou rester barbare.
    Avec la mondialisation, nous n’avons plus le choix: nous sommes forcé à y entrer.
    les dissidents seront mécaniquement éliminés, parce que la possibilité de ne pas être d’accord avec ce nouveau paradigme, n’a tout simplement pas été prévu. Il n’y aura pas de place pour eux sur terre.

    De la même façon, dans ce monde parfait, pensé et conçu par nos bienfaiteurs la « haine » n’existera plus.
    Or, c’est là le point essentiel: Si on m’interdit de haïr, c’est qu’on me force à aimer.
    Je n’encourage personne à détester qui que soit. La haine est mauvaise conseillère. Je
    lui laisse le choix.
    Être un homme c’est être libre et capable de faire des choix heureux ou malheureux,
    puis de les assumer entre par exemple : l’amour et la haine, le Bien et le Mal. La vérité
    et le mensonge, la vie et la mort…….
    A partir du moment ou on vous empêche, ou on vous dénie le droit de choisir (surtout
    entre aimer ou pas), on ne vous considère plus comme un homme, mais comme un
    esclave……
    J’ai bien peur que toutes ces manœuvres juridiques, destinées à éradiquer
    progressivement toute forme de haine dans la société, finissent par éradiquer
    également l’amour. Ne laissant en place qu’une peur et une suspicion généralisée.

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