Automobile. Un limiteur de vitesse obligatoire sur tous les nouveaux modèles de véhicules à partir de 2022

Vitesse

Tous les nouveaux modèles de véhicules commercialisés à partir du 1er juillet 2022 seront obligatoirement équipés d’un limiteur de vitesse « intelligent » visant à réduire drastiquement les excès. De quoi s’agit-il ?

Un limiteur de vitesse obligatoire dès l’été prochain

Avec l’arrivée de la nouvelle année 2022, si des changements concerneront notamment le secteur de la santé, le domaine de l’automobile va également voir une nouveauté venir équiper les véhicules. En effet, toutes les voitures neuves commercialisées en France ainsi que dans l’ensemble de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2022 devront être dotées d’un limiteur de vitesse. Le dispositif équipera aussi les utilitaires et les poids-lourds et s’inscrit dans le cadre du plan européen Vision Zéro, qui ambitionne la fin de la mortalité routière d’ici à 2050.

Nommé AIV (pour « adaptation intelligente de la vitesse »), ce système à visée sécuritaire aura pour mission de contribuer à réduire les excès de vitesse sur les routes françaises et, par conséquent, les accidents de la route.

Dans un second temps, à partir du mois de juillet 2024, tous les véhicules fabriqués par les constructeurs, y compris ceux commercialisés avant juillet 2022, en seront dotés. Toutefois, la réglementation ne prévoit pas l’installation du limiteur de vitesse sur les véhicules déjà immatriculés.

De quoi s’agit-il au plan technique ?

Si les limiteurs de vitesse intégrés existent déjà, ces nouveaux systèmes auront la particularité, après avoir incité le conducteur à rouler moins vite en cas d’excès, de prendre le contrôle et de décélérer eux-mêmes pour revenir à la vitesse réglementaire si le conducteur ne l’a pas fait avant. Pour signaler à ce dernier son excès de vitesse, quatre options seront possibles : un avertissement sonore, un avertissement vibratoire, une fonction de réglage automatique de la limitation de vitesse ou encore une rétroaction haptique par la pédale d’accélérateur.

Mais une intervention humaine sera toujours possible en cas d’urgence. Il sera alors nécessaire pour le conducteur de presser la pédale d’accélérateur pour reprendre le contrôle de la vitesse de son véhicule.

Autre détail, le limiteur de vitesse s’adaptera également aux vitesses autorisées sur les routes parcourues. Pour cela, il détectera les panneaux de signalisation à l’aide de caméras embarquées ou en fonction des données GPS du véhicule. En pratique, le système doit être capable de reconnaître au minimum 90 % des limitations de vitesse sur le parcours. Tout en sachant par exemple que la prise en compte des conditions météorologiques du moment est également nécessaire dans le calcul de la vitesse autorisée. C’est notamment le cas par temps de pluie sur autoroute.

30 % d’accidents en moins avec une vitesse limitée automatiquement ?

Quant à l’efficacité d’un tel dispositif en matière de sécurité routière, sa généralisation à bord des véhicules européens pourrait permettre de réduire de 30 % les accidents et de 20 % les décès liés à une vitesse inappropriée sur les routes selon le Conseil européen de la sécurité routière.
En revanche, ce nouveau limiteur de vitesse suscite des inquiétudes chez certaines associations de défenses automobilistes. Tel est le cas de la Ligue de défense des conducteurs, celle-ci craignant que les données récoltées ne soient utilisées contre les automobilistes. Notamment par les autorités ou les assurances en cas d’accident, afin de voir si le conducteur concerné a désactivé le système en amont.
D’autres associations comme l’Automobile club association (ACA), également dubitatives quant à l’utilisation des informations, notent cependant que le dispositif représente aussi une aide à la conduite supplémentaire qui pourrait éviter aux conducteurs de perdre des points sur leur permis.
Reste enfin la question de la confiance qu’accorderont les conducteurs français à la fiabilité de ce nouveau système, certains déplorant déjà une efficacité laissant à désirer concernant la caméra de reconnaissance des panneaux selon les modèles de véhicules.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

6 réponses

  1. Extension du domaine du contrôle social à la chinoise (suite).
    Et bien entendu, aucune réaction de protestation de la part des constructeurs de voiture (on en doute : ils sont « mondialisés » et prêts à « l’expérience chinoise »), mais surtout des « distributeurs de véhicules » (bon, s’ils sont aussi covidés que cafetiers, restaurateurs et propriétaires de nitescloubes, il n’y a rien à attendre d’eux, hélas).

  2. Un dispositif qui sera vite débranché, ou piraté..
    Tenez compte de l’esprit de bricolage des Français (voir les faux passes sanitaires..)

  3. Citations : « Toutes les voitures neuves commercialisées en France ainsi que dans l’ensemble de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2022 devront être dotées d’un limiteur de vitesse »…
    … « à partir du mois de juillet 2024, tous les véhicules fabriqués par les constructeurs, y compris ceux commercialisés avant juillet 2022, en seront dotés. Toutefois, la réglementation ne prévoit pas l’installation du limiteur de vitesse sur les véhicules déjà immatriculés » (?!…).
    BEURK ! Ça veut dire ?

  4. Pourquoi, simplement créer de nouvelles voitures n’allant pas au-dessus de 130 km/h. Comme il a existé dans les années 50-60. Cela diminuerai simplement les morts sur nos route et ferai diminuer le taux d’essence.

Les commentaires sont fermés.

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