Covid-19. En Écosse, les doubles vaccinés davantage hospitalisés que les non vaccinés ?

Écosse

Des doubles vaccinés contre le Covid-19 qui seraient plus susceptibles d’être hospitalisés que des non vaccinés : un phénomène récemment observé en Écosse par l’agence nationale pour l’amélioration de la santé et évoqué par l’un des grands titres de presse du pays. Explications.

Les vaccinés deux doses plus contaminés que les non vaccinés ?

En Écosse, un article publié le 13 janvier dernier dans le Herald Scotland, l’un des principaux quotidiens du pays, a suscité de nombreuses réactions, y compris en France. Le lecteur y apprend en effet que les Écossais s’étant vu administrer deux doses de vaccin contre le Covid-19 sont désormais plus susceptibles d’être hospitalisés pour le virus que les personnes non vaccinées. Le tout, dans un contexte d’augmentation du nombre de personnes âgées tombant malades en raison de la baisse de leur immunité.

S’il présente ces données comme étant « étranges », le journal écossais indique également qu’elles montrent que les nombres de cas positifs au Covid-19 sont plus faibles chez les personnes non vaccinées que chez celles qui ont reçu une, deux ou même trois doses depuis qu’Omicron est devenu le variant dominant en Écosse.

Ces données initialement publiées par Public Health Scotland, l’agence nationale pour l’amélioration de la santé de l’Écosse, viennent ainsi contredire les tendances pandémiques précédentes qui montraient que les taux d’infection, d’hospitalisation et de décès étaient plus élevés chez les personnes non vaccinées.

Évolution du taux d’infection au Covid-19 en fonction du statut vaccinal en Écosse. Source : heraldscotland.com

Les doubles vaccinés seraient aussi les plus hospitalisés en Écosse

Venons-en maintenant à la question des hospitalisations pour Covid-19. Selon le dernier rapport de Public Health Scotland, le taux de décès dus au Covid est depuis le 4 décembre constamment plus élevé chez les personnes ayant reçu deux doses de vaccin que chez celles qui n’ont pas été vaccinées, mais beaucoup plus faible chez les personnes ayant reçu le triple vaccin.

Précision utile, il faut savoir que le rapport en question définit un décès dû au Covid-19 comme « une personne dont le test PCR a révélé la présence du SRAS-CoV-2 à un moment donné et dont le certificat de décès mentionne le virus Covid-19 comme cause sous-jacente ou contributive du décès ».

Aussi, en valeur absolue, l’agence nationale de santé écossaise indique qu’au cours de la dernière semaine du mois de décembre 2021, le taux de mortalité était de 7,06 pour 100 000 chez les personnes vaccinées deux doses, contre 4,79 pour 100 000 chez les personnes non vaccinées et 0,21 pour 100 000 chez les personnes ayant reçu les trois doses.

Ecosse
Évolution du taux de mortalité en fonction du statut vaccinal en Écosse. Source : heraldscotland.com

Puis, durant la semaine du 7 janvier, le taux d’hospitalisation était également deux fois plus élevé chez les personnes doublement vaccinées que chez les personnes non vaccinées, à savoir 130 admissions pour 100 000 individus contre 59 pour 100 000. Chez les personnes triplement vaccinées, ce taux d’hospitalisation est tombé à 15 pour 100 000 individus.

Selon Public Health Scotland, le taux d’hospitalisation élevé des personnes doublement vaccinées serait dû à l’augmentation des admissions parmi les plus de 70 ans qui n’ont pas encore reçu leur troisième dose et dont l’immunité vaccinale diminue. L’agence ajoute ainsi que, « dans d’autres catégories d’âge, les taux hospitalisation restent inférieurs pour les personnes ayant reçu deux doses par rapport à celles qui n’en ont reçu qu’une ou qui ne sont pas vaccinées ».

Évolution du taux d’hospitalisation en fonction du statut vaccinal en Écosse. Source : heraldscotland.com

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Mohsen Atayi) (photo d’illustration)
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5 réponses

  1. Ne nous affolons pas ! Ne tenir compte que du statut vaccinal biaise les perspectives. Comme vous le rapportez dans votre dernier paragraphe, il faut tenir compte du critère d’âge (et aussi, sans doute, des éventuelles co-morbidités). Ce qui conduirait à expliquer plutôt la situation comme suit : « les personnes âgées risquent une hospitalisation bien plus que les jeunes, alors même qu’elles sont plus vaccinées ». Vaccin ou pas, les vieux restent vieux ! Le constat écossais ne dit pas que le vaccin est dangereux. Mais il dit qu’il n’est pas très efficace.

    1. Mais comment ces injections pourraient-elles être efficaces contre le virus Omicron ? Les injections font, en effet, produire à l’organisme des anticorps « spécifiques », des anticorps « anti-skipe » du SARS-COV2. Mais depuis les mutations de ce virus SARS-COV2, la protéine de pointe spike du SARS-COV2 a modifié ses épitopes. Ainsi, les immunoglobulines IgG que l’organisme produit après les injections sont « totalement inefficaces » contre la protéine de pointe d’Omicron. Tous les virologues savent que les virus respiratoires aérosols, ceux de la grippe, mais encore davantage les « coronavirus », modifient la structure de leurs protéines de pointe pour échapper aux anticorps. Les injections actuelles sont « obsolètes » et ne servent strictement à rien. Les industriels des produits vaccinaux ont toujours un temps de retard sur les virus qui « mutent ». Cela a toujours été le cas avec les virus grippaux. Le groupe Cochrane a établi une large étude sur 60 années de vaccination anti-grippale qui démontre que la vaccination anti-grippale n’a jamais été efficace dans la population cible pour, principalement, des raisons de « mutation » des virus. Et la faculté de mutation des coronavirus est encore supérieure à celle des virus grippaux. Nous baignons en pleine supercherie, en pleine mystification. Parce que les IgG qui sont produites par notre organisme sont « spécifiques » à un antigène et dès que cet antigène est modifié, les anticorps sont totalement inefficaces. Les gens sont abusés parce que leur connaissance en biologie est proche du néant.

      1. Ce que vous dites des travaux du groupe Cochrane me surprend. Le groupe a publié en 2018 trois études consacrées à la grippe, respectivement chez les enfants, les adultes en bonne santé et les personnes âgées. Aucune des trois ne « démontre que la vaccination anti-grippale n’a jamais été efficace dans la population cible ». Au contraire, elles concluent à une efficacité probable quoique modeste.

  2. la parole se libère, de plus en plus de spécialistes disent la vérité, on peut se consoler en pensant que ce sont les personnes âgées, mais en réalité les variants touchent tout le monde, bien plus pour les très vieux avec problèmes de santé, des professeurs non vendu à big pharma, disent que c’est justement les vaccinés qui déclenchent de nouveaux variants, alors ce n’est pas fini !! plus on vaccine, plus ……dans les pays non vaccinés, il n’y a pas de nouveaux variants.

  3. Si le variant o micron est devenu majoritaire c’est que les vaccins ont permis d’éliminer les précédentes souches. Il n’est donc pas cohérent de laisser entendre que les vaccins antiviraux ne servent à rien, les vaccins antipolio ou anti HBV prouvent le contraire. C’est l’extrême contagiosité des coronavirus qui explique les problèmes rencontrés et qui justifie le maintien des gestes barrière. De plus la partie non naturelle du génôme du coronavirus à l’origine de la pandémie et qui le rapproche des rétrovirus (VIH) explique peut être les difficultés à trouver le vaccin efficace. Il convient de noter que le médicament récemment proposé comporte une fraction d’antirétrovirus ce qui n’est pas un caprice de chercheur.

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