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Les chiffres communiqués concernant les décès engendrés par le Covid-19 auraient été surestimés en Angleterre et au Pays de Galles selon le ministre de la Santé britannique. Parfois dans de fortes proportions. C’est-à-dire ?
Covid-19 : le nombre des décès dus au Covid revu à la baisse
De l’autre côté de la Manche comme en France, la crise sanitaire aura décidément donné lieu à de multiples rebondissements. Tandis que le Royaume-Uni est en passe de lever la majorité des mesures de restriction imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le ministre de la Santé britannique Sajid David a tenu des propos polémiques lors d’une conférence de presse mercredi 19 janvier.
Il a en effet expliqué que les chiffres quotidiens des décès dus au Covid-19 n’étaient désormais plus fiables en raison de la propagation du variant Omicron. Aussi, les derniers chiffres publiés par l’ONS (Office for National Statistics), le «Bureau de la statistique nationale », ont révélé que sur les 922 décès enregistrés en Angleterre et au Pays de Galles au cours de la semaine du 7 janvier 2022 et initialement présentés comme conséquences d’une infection au Covid-19, le virus n’a pas été, en réalité, considéré comme la raison principale du décès dans 210 cas, soit 23 %, bien qu’il ait pu être un facteur contributif.
Pire, toujours concernant cette semaine du 7 janvier, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a signalé 1 282 décès de personnes décédées dans les 28 jours suivant un test positif au coronavirus. En plaçant ce chiffre en parallèle avec les 712 cas de décès dont le Covid-19 était la cause principale, la différence est encore plus marquée et revient à dire que 44 % des chiffres quotidiens communiqués par le gouvernement britannique au cours de cette semaine pourraient ne pas être de véritables décès dus au SARS-CoV-2.
Des décès naturels avec Omicron comptabilisés dans les statistiques…
À titre de comparaison, la part des décès qui n’étaient pas principalement dus au virus était d’environ 16 % lors de l’arrivée d’Omicron au Royaume-Uni. Durant la vague Alpha en janvier 2021, avant que le pays ne se lance dans sa campagne de vaccination, la proportion était d’environ 10 %.
Le ministre de la Santé britannique a aussi admis que les chiffres des décès dus au Covid-19 étaient donc trop élevés car incluant des personnes décédées de maladies sans rapport avec le virus après avoir été testées positives. Il a ajouté : « Nous estimons qu’environ 40 % des personnes positives au Covid-19 ayant un Covid à l’hôpital ne sont pas hospitalisés en raison du virus, mais il se trouve qu’elles ont un Covid, donc c’est ce qu’on pourrait appeler une infection accidentelle ».
De plus, pour la journée du 19 janvier, sur les 359 décès signalés en Grande-Bretagne, Sajid David a expliqué que de « nombreuses » personnes incluses dans le décompte « ne seraient pas nécessairement mortes du Covid ». Les déclarations du ministre font donc suite à la mise à jour de ces écarts importants entre les enregistrements hebdomadaires des décès de l’ONS et les chiffres publiés par le gouvernement (UKHSA).
Source : telegraph.co.uk
Dès le mois de décembre, certains experts britanniques avaient prédit que la très forte hausse des cas d’Omicron entraînerait des chiffres de décès faussés, car un certain nombre de personnes testées positives devraient de toute façon mourir naturellement.
Selon l’ONS, le taux de mortalité au mois de janvier est d’environ 0,09 %. Ainsi, sur une journée avec 244 000 infections au Covid-19, il faut s’attendre à ce que 219 de ces personnes meurent naturellement au cours du mois suivant. Des décès qui seraient alors tous comptabilisés dans les données Covid.
Source : telegraph.co.uk
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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