Brest. À Bellevue, les tirs de mortiers des racailles récompensés par des millions d’euros de la part de l’État

Brest

À Brest, les quartiers de Bellevue et Keredern, gangrenés par la délinquance, vont toutefois bénéficier d’une généreuse aide de l’État avec plus de 600 000 € octroyés sur trois ans. Par ailleurs, un plan de rénovation urbaine de 168 millions d’euros visant à « favoriser la mixité sociale » va être mis en œuvre à Bellevue, où les tirs de mortier sur les pompiers et les policiers se répètent.

600 000 € pour les « jeunes » du quartier « défavorisé » de Bellevue

Les dépenses d’argent public dans la métropole brestoise devraient inciter élus d’opposition et contribuables à poser les bonnes questions tant, dans la ville finistérienne, ces dépenses s’apparentent bien souvent du gaspillage, quand elles ne confinent pas, purement et simplement, au tonneau des Danaïdes.

Nous évoquions voilà quelques jours la décision de Brest métropole de lancer un « dispositif d’aide à l’achat » de vélos à assistance électrique pour la modique somme de 300 000 €… Mais à Brest, il faut des cadeaux pour tout le monde, et pas seulement pour les « bobos » ne jurant que par les « mobilités douces ». Aussi, le 29 janvier dernier, le Premier ministre, Jean Castex a présenté la liste des villes éligibles au dispositif Cité éducative. Une liste dans laquelle Brest figure désormais et qui va voir une belle enveloppe de 600 000 € (minimum) être attribuée aux quartiers « sensibles » de Bellevue et de Keredern.

Car, comme le répètent de concert les élus socialistes brestois et la presse locale depuis des années, les « jeunes » de ces quartiers seraient « défavorisés », contrairement aux petits Bretons des campagnes qui, à l’évidence, croulent sous les privilèges…

À Bellevue et Keredern donc, l’État va octroyer des sommes de 200 000 à 400 000 € par an, durant trois ans. Officiellement, selon les mots du ministère de l’Éducation nationale, ce dispositif vise « à intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire ».

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 Jean-Charles Larsonneur, député macroniste en quête de « civisme »

Quant à l’utilisation pratique de cet argent public, on retrouve une fois de plus les mêmes poncifs autour des concepts de « solidarité », d’« éducation » et de « lien social » dans des quartiers déjà largement arrosés par les plans successifs de Politique de la Ville. Il sera notamment question de renforcer l’aide aux devoirs pour les enfants mais aussi de financer de nouveaux emplois et des équipements. Avec la curieuse impression de revenir 25 ans en arrière, sous l’ère Jospin et ses « emplois jeunes », toujours dans ces mêmes quartiers à problèmes.

Mais ce risque de persévérance dans l’échec à Bellevue et Keredern ne semble pas alarmer le député La République en marche de la deuxième circonscription du Finistère, Jean-Charles Larsonneur. Cité par Coté Brest, ce dernier explique que « l’objectif est vraiment de recréer du lien à travers différentes actions préparées par les acteurs que sont les parents, associations, intervenants du périscolaire, travailleurs sociaux, écoles, collèges, maisons de quartier et maisons pour tous, collectivités… De faire vivre le quartier ». Des éléments de langage déjà 1 000 fois entendus et auxquels de plus en plus de Français ne croient plus.

Le même député qui, auprès d’Ouest-France, confie que cette nouvelle enveloppe de plusieurs centaines de milliers d’euros a aussi pour objectif de montrer « que la politique de l’État dans les quartiers, ce n’est pas que la sécurité, c’est aussi ce travail de fond, de longue haleine, centré sur le civisme et l’éducation auprès d’une jeunesse en situation difficile ». Voilà qui fait cher le cours éducation civique pour rappeler aux racailles des quartiers brestois que de dealer et d’attaquer policiers et pompiers n’est pas un comportement très urbain…

Des tirs de mortier pour fêter les subventions ?

Parmi les « jeunes » du quartier de Keredern justement, certains n’ont manifestement pas la même vision du civisme que Jean-Charles Larsonneur puisque quelques jours à peine après ce « beau cadeau » de l’État, des policiers et des pompiers ont été visés par des tirs de mortier le 5 février au soir après avoir été dépêchés sur place suite à un incendie. Deux véhicules et un scooter auraient notamment été détruits par les flammes.

Le week-end précédent, toujours à Keredern, une patrouille de police avait essuyé des jets de projectiles dans la soirée du samedi 29 janvier. De son côté, le quartier de Bellevue, tenant à sa réputation, n’était pas en reste puisqu’une autre équipe de policiers était pour sa part attaquée aux mortiers d’artifice, heureusement sans dégâts pour les forces de l’ordre.

Des événements qui interviennent quelques jours seulement après un déchaînement de violence dans le quartier « fleuron » de la criminalité à Brest, Pontanezen, où Breizh-info a réalisé un reportage vidéo exclusif.

Et 168 millions d’euros supplémentaires pour « favoriser la mixité sociale » à Brest

Outre le dispositif Cité éducative, le quartier de Bellevue va aussi bénéficier d’un vaste plan de rénovation urbaine estimé à 168 millions d’euros. Avec l’objectif, toujours le même, de « favoriser la mixité sociale ». Afin d’évaluer l’efficacité d’un tel investissement (sur fonds publics une fois de plus), il n’est pas inutile de rappeler que le précédent projet de rénovation urbaine à Brest avait eu lieu dans le quartier de Pontanezen entre les années 2015 et 2016, pour la modique somme de 100 millions d’euros. Avec le résultat, probant, que l’on a pu observer ces derniers jours…

En parallèle de la mixité sociale, ce nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) escompte aussi « renforcer l’ouverture du quartier et la mobilité des habitants » de Bellevue, tout en s’assurant d’inscrire Bellevue dans un processus de « transition écologique en concertation avec la population ». Un vaste programme censé durer plusieurs années et qui, face à l’ampleur de la tâche, pourrait bien nécessiter une petite rallonge financière dans quelques temps. Toujours aux frais du contribuable mais sans concertation cette fois.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Henri Moreau) (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. plus ils brulent de voitures ou d’école, plus ils tirent sue les policiers ou caillassent des médecins, pompiers, bus, plus ils reçoivent d’argent ! ils marchent sur la tête, non? et quand zemmour propose de donner 10.000€ aux bouseux qui procréeraient, c’est un avalanche d’ironies alors que le plan Bayrou prévoyait d’importer 10 millions de jeunes virils pour repeupler la france

  2. Les musulmans ont de quoi s’occuper dans  »leur » pays s’ils le voulaient…3mais ils préfèrent venir chez les  »mécréants » où  »on » leur donne TOUT sans qu’ils aient besoin de se fatiguer! Le F.L.N., qui gouverne en Algérie, fait travailler des Chinois pour construire des maisons et remuer la terre tandis que 40% des Algériens, en âge de travailler, sont au chômage! Mon cousin était commandant sur le bateau  »La Jeanne » de la compagnie Schiaffino, il faisait, avec son bateau, la navette entre Alger et Marseille. A son arrivée à Alger, il déposait, sur le quai du port, ce que le gouvernement algérien lui avait commandé(nourriture, médicaments, etc.)et ,la semaine suivante, lors de son retour à Alger, il retrouvait, au même endroit, ce qu’il avait laissé la semaine précédente…..

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