Covid-19 : les 5 défaites de l’OTAN [L’Agora]

Dominique Delawarde nous adresse une tribune et un document que nous reproduisons ci-dessous.

Dans la journée du 23 mars deux événements, passés inaperçus, ont conduit à faire l’analyse de la guerre à la Covid, telle qu’elle a été conduite par les 30 pays membres de l’OTAN.

1 – Les USA ont franchi hier le cap symbolique du million de décès déclarés à eux seuls.

2 – Madeleine Albright, ex secrétaire d’Etat US qui assumait pleinement la mort de 500 000 enfants irakiens en déclarant que « ça en valait la peine », est décédée et passe aujourd’hui devant le tribunal de Dieu (et celui de l’Histoire) .

Elle rejoint donc son petit camarade Colin Powell, le menteur mondialement connu, à l’origine de la deuxième guerre d’Irak, guerre soutenue et approuvée par 14 pays de l’OTAN ……, et dont les morts n’ont pas ému les opinions publiques occidentales…..

Avec un taux de mortalité de 4,4 fois supérieur à celui du reste du monde, le monde otanien n’a pas brillé dans sa guerre à la Covid-19. Il a enregistré 5 défaites qui ne seront pas sans conséquences sur son avenir et sur celui de la planète.

Chiffres à l’appui, mon analyse fait apparaître les cinq défaites de l’OTAN dans sa guerre à la Covid 19. A découvrir ci-dessous.

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2 réponses

  1. Une cause importante du déclin démocratique en Occident c’est souvent le mode de désignation des élus.
    Ces erreurs affectent les « petites » comme les « grandes » élections. Voici quelques exemples :
    – Elections municipales en France : les communes dans lesquelles le panachage des listes est possible a été considérablement réduit. Ceci empêche l’émergence de personnes populaires dans leurs communes et porteuses d’idées nouvelles mais aussi empêche l’élimination de candidats indésirables qui seraient rejetés par une majorité des électeurs. Il ne sert plus à rien de rayer un nom d’une liste. Le bulletin sera considéré comme nul.
    – Elections des représentants dans les sociétés à caractères mutualistes : le scrutin de liste s’est multiplié dans de nombreuses « mutuelles » où les listes nouvelles sont concoctées par les « délégués » en place dans les rouages administratifs existants. Autrement dit, c’est le copinage institutionnalisé (banques mutualistes, mutuelles de santé etc…)
    – Syndicats en France : il est très difficile de fonder un nouveau syndicat d’audience nationale en France. Des dispositions discriminatoires rendent cette création extrêmement compliquée. Plusieurs tentatives n’ont jamais abouti.
    – Elections législatives en France ou en Angleterre : le scrutin majoritaire par circonscription étouffe les idées nouvelles puisque le candidat innovant,mais sans parti, ne peut absolument pas se faire connaître.
    – Elections présidentielles en France : la désignation du président par élection directe est un malheur , car il se résume en un affrontement entre seulement deux candidats, qui sont rarement les plus qualifiés. Cette élection directe voulue par le général De Gaulle est un des pires « cadeaux » du général à la France. Il croyait peut-être bien faire (par haine des partis). De Gaulle n’a fait que renforcer le rôle des partis !
    -Pouvoirs détenus par le président de la République française : depuis De Gaulle le président est un monarque (qui se réserve en particulier les affaires étrangères et la conduite de l’armée). Les Français n’élisent pas un président qui prendrait ses décisions en consultant souvent les électeurs ou les opposants, mais un monarque qui choisit ses ministres à sa guise (en général assez médiocres, disciplinés et obéissants pour ne pas lui faire de l’ombre).
    – Elections présidentielles aux USA : la désignation des grands électeurs par états (tous les électeurs d’un même état appartiennent au même parti) est une aberration intellectuelle.
    Maintenant on peut se poser la question si d’autres types de constitutions meilleures existent (?)
    Mais oui il en existent ! Je prendra par exemple l’exemple de la Suisse (mais il en existe d’autres qui mériteraient aussi d’être examinés).
    La Confédération suisse publie sur internet tous les détails de sa Constitution, qui vaut la peine d’être lue en détail (très long texte). Mais on trouve aussi tous les détails de sa vie politique passée quand les transitions politiques se sont faites complexes. La plupart du temps les gens de France ne retiennent de la Constitution suisse que la possibilité de voter des lois par référendum -une pratique fréquente et bien rodée – avec discussions, avis du gouvernement, avis des divers partis politiques et même avis des associations ad hoc constituées à l’occasion pour émettre une opinion sur les votations.
    En fait il y a dans la constitution suisse une disposition beaucoup plus intéressante à savoir la désignation du président de la Confédération par un mode de désignation avec deux niveaux de choix supplémentaires : les électeurs (« le Souverain ») désignent des représentants avec un mode de scrutin beaucoup plus proche du scrutin proportionnel qu’en France, de sorte que les deux assemblées reproduisent assez bien les « grandes » et « petites » tendances politiques des électeurs (on peut dire que les minorités ne sont pas étouffées). Ceci a l’avantage qu’il n’y a pas en Suisse l’effet de bascule de majorité. Mais le point intéressant c’est que ce sont les Assemblées (on peut dire le Parlement pour reprendre notre vocabulaire français) qui élisent les ministres du gouvernement un à un (avec une espèce de consensus entre tous les partis) pour que les ministres appartiennent aux diverses langues du pays , mais aussi aux divers partis du pays (actuellement 7 ministres issus de 4 partis différents , des partis traditionnellement en concurrence) . Comme ces ministres sont quasiment inamovibles pendant leur mandat, les Assemblées sont très attentives à faire le bon choix ; elles s’efforcent de choisir des gens sensés désireux de défendre les intérêts de la Suisse et rien d’autre. Enfin les ministres se réunissent en Conseil pour désigner leur président pour une année. Et ce président du Conseil est en même temps président de la Confédération . Nul ne peut être président deux années de suite, mais il est arrivé qu’une personne soit président plusieurs fois. Ce système a un grand avantage c’est que le président de la Confédération est immédiatement remplaçable en cas de problème de santé ou autre, puisque les 7 ministres ont même qualité pour exercer la présidence.
    Qui niera que la Suisse se porte bien ? Si elle se porte bien ce n’est pas parce que c’est un petit paye. C’est parce que c’est un pays bien constitué, bien organisé.
    ll nous faut vraiment changer nos pratiques électives et constitutionnelles.

Les commentaires sont fermés.

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