Nantes Métropole a besoin d’aide pour gérer sa dette

siège de Nantes Métropole

Et un contrat de prestations intellectuelles de plus pour Nantes, un ! Toutes deux dirigées par la socialiste Johanna Rolland, la Ville et Nantes Métropole cherchent un organisme de conseil spécialisé dans la gestion active des dettes.

La Ville de Nantes explique qu’elle « a pour objectif de recourir à l’endettement dans un cadre maîtrisé afin de financer son programme ambitieux d’investissement ». Pour l’instant, sa dette s’élève à 242 millions d’euros, soit 758 euros par habitant. Ce montant pourrait paraître relativement modeste si ne venait s’y ajouter la dette de Nantes Métropole, qui était de 950 millions d’euros en début d’année. Soit une dette totale supérieure à 2 000 euros par habitant, nourrissons compris.

La Métropole a accru sa dette de 15 % en deux ans. Pourtant, comme la Ville, elle compte augmenter ses dépenses d’investissement en 2022. Et pas qu’un peu : elles devraient dépasser un demi-milliard d’euros cette année, sans compter les remboursements d’emprunts (de l’ordre de 80 millions par an). L’avenir est donc écrit : tout comme leurs impôts, la dette des Nantais va fortement augmenter.

Les critiques de la chambre régionale des comptes

Les services de Johanna Rolland ont-ils été pris de vertige face à cette perspective ? Peut-être ont-ils surtout tenu compte de la mise en garde adressée récemment à la Ville par la chambre régionale des comptes : « Le montant de la capacité d’autofinancment (CAF) nette du remboursement en capital de l’emprunt doit être un point de vigilance, dans la mesure où il demeure inférieur au niveau moyen de la strate de référence de la commune. »

L’avertissement est d’autant plus pressant qu’il s’ajoute à celui, non moins sévère, adressé à la Métropole quelques mois plus tôt, après constat de sa gestion dispendieuse : « Face au risque ″d’effet ciseaux″ prévisible à court terme entre évolution des charges et des produits, la chambre invite Nantes Métropole à adapter et à rendre plus lisible la programmation de ses investissements ».

De toute évidence, Nantes Métropole ne se juge pas capable de faire face seule a une situation qui se complique. Elle recherche un prestataire qui l’aidera dans le suivi et l’analyse des emprunts et l’analyse des offres de financement et de réaménagement de sa dette. Les services de Johanna Rolland douteraient-ils aussi de leurs compétences informatiques ? Le travail demandé au prestataire retenu « comportera impérativement l’accès à un outil informatique de gestion des encours faisant l’objet d’un hébergement externe à Nantes Métropole ».

Illustration : Breizh-info, droits réservés
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

5 réponses

  1. je vois que les petits esprits se rencontrent sur mckinsey !
    masochistes (qui ont voté ou se sont abstenus) contre complotistes (!!!) les nantais vont devoir casquer

Les commentaires sont fermés.

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS

ABONNEZ VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Pas de pubs, pas de spams, juste du contenu de qualité !