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Une interpellation de deux voleurs à la roulotte sur l’île de Nantes, rue Léon Durocher près de la gare de l’Etat, a failli tourner au drame ce 26 avril vers 21h30. Alors que la police arrive sur les lieux pour interpeller les deux protagonistes en train d’essayer de forcer des véhicules, l’un s’enfuit, l’autre se réfugie dans un chantier de construction.
Il saute sur le policier parti seul à sa recherche, et dans la bagarre, lui prend son arme de service et lui pointe sur le visage, avant de s’enfuir avec. Alors qu’il fuit, il fait tomber deux fois le pistolet et le récupère, mais est intercepté plus loin, rue Pierre Landais, par un second équipage arrivé en renfort. Cerné par plusieurs policiers, il braque les agents, personne ne tire, puis finit par poser l’arme au sol et est interpellé.
L’homme, qui serait de type africain, agé de 35 ans, arrivé de région parisienne dans un quartier dit « sensible » de Nantes il y a trois mois, selon une source proche de l’enquête, est interpellé et placé en garde à vue pour violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique. Son complice, un certain Matthias G, qui a pris la fuite, est recherché.
Une interpellation mouvementée peu courante sur les affaires de vols à la roulotte, « même si on n’est jamais vraiment tranquilles », confie un policier de terrain. « Généralement, soit on arrive, et il n’y a plus personne, soit c’est en cours et on a souvent des blédards [originaires d’Afrique du Nord, clandestins] qui sont à la fois drogués et alcoolisés, surtout le soir et la nuit, avec des lames sur eux, ça peut partir en vrille n’importe quand ».
Louis Moulin
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