Christianophobie à Angers. Les Antifas dégradent une Eglise, la police interpelle…un fidèle catholique

Le 1er mai est traditionnellement la date à l’occasion de laquelle, fête du travail oblige, les syndicats mobilisent dans la rue. Ces dernières années, ces rassemblements sont souvent le théâtre de dégradations et d’affrontements violents dans les grandes villes, cela a été le cas en cette année 2022 notamment à Paris ou à Nantes, mais aussi à Angers.

Christianophobie à Angers : impunité totale ?

A Angers, l’extrême gauche et les Antifas ont détourné la manifestation pour la diriger vers l’Eglise Notre-Dame de la Victoire. Les photos des dégradations parlent d’elles mêmes.

Pour certains, c’était prévisible ; le Réseau Angevin Antifasciste ayant donné RDV à ses troupes aux côtés des syndicats à 10h30 place Imbach, beaucoup s’attendaient à des frictions entre l’extrême-gauche, massée devant la bourse du Travail, et les paroissiens de Notre-Dame des Victoires, de l’autre côté de la place.

Alors que la messe avait commencé depuis un bon quart d’heure, le cortège des syndicats s’est élancé. Aux traditionnels slogans anticapitalistes se mêlaient ceux, non moins éculés, appelant à abolir les frontières et combattre le fascisme. Alors que les manifestants passaient devant ND des Victoires, des paroissiens en retard se frayant un passage dans la foule ont été malmenés et visés par des jets d’oeufs et de peinture.

Immédiatement, des jeunes ont voulu quitter l’office pour empêcher ces agressions ; c’était peine perdue, un cordon de police encadrant les lanceurs de projectiles, à défaut de les interpeller. En plus de paroissiens, l’église elle-même a été dégradée, à l’intérieur comme à l’extérieur, par des jets de peinture notamment. Durant une dizaine de minutes, un cortège masqué et cagoulé est resté ainsi à insulter les jeunes catholiques surveillant la porte de leur église, agrémentant leurs noms d’oiseaux de slogans antifas.

Une petite heure plus tard, un commando plus imposant (200 personnes environ) s’est détaché du gros du cortège de la fête du Travail pour retourner vers l’église. Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « Nous sommes venus défier celleux qui passent leur temps à se déifier », des hommes en noir, le visage masqué, ont craqué des fumigènes en annonçant leur intention d’en découdre.

Devant le minuscule dispositif policier présent à ce moment pour protéger les femmes et les enfants présents dans l’église, une dizaine de jeunes catholiques en légitime défense, ont préféré charger les antifas plutôt que de les laisser atteindre une nouvelle fois leur lieu de culte que ces derniers prennent tant de plaisir à dégrader.

Suite à cette charge un peu téméraire, aucun blessé grave n’a été à déplorer. La bagarre, interrompue violemment par la police, a été filmée sous différents angles. À l’issue de celle-ci, l’un des paroissiens a été placé en garde-à-vue avant de ressortir quelques heures plus tard. La vidéo a été diffusée sur sa page facebook par Jean-Eudes Gannat :

Un traitement médiatique par la presse locale qui interroge sur les passerelles entre journalistes et extrême gauche

Sans surprise, la presse locale a imputé les violences aux jeunes catholiques présents parmi les paroissiens, au mépris total de la réalité ; frustrée d’être allée pour un banquier pour faire barrage au camp national, l’extrême-gauche revient aux fondamentaux de l’idéologie républicaine et s’attaque aux catholiques pour semble-t-il mieux évacuer une question sociale sur laquelle elle n’est plus crédible, ni politiquement, ni sociologiquement.

Le Courrier de l’ouest, filiale locale du groupe Ouest-France, élude complètement l’attaque de chrétiens par l’ultra-gauche dans son compte-rendu de la manifestation à 12h30, en ligne, allant même jusqu’à renverser la charge : « la présence de militants d’extrême-droite à proximité du rassemblement a eu pour conséquence de générer une ambiance tendue. Des heurts ont d’ailleurs eu lieu entre identitaires et antifa place Imbach, non loin de la Bourse du Travail ». 

L’article du 1er mai à 19h52, en ligne, est plus disert sur les événements, tout allant à nouveau dédouaner l’extrême-gauche, et en se livrant à quelques délations : « c’est au moment du départ du défilé, place Imbach, que des premiers incidents ont eu lieu, en passant devant l’église Notre-Dame des Victoires dans laquelle la messe dominicale venait de commencer. Très clairement, ces incidents sont le fait de provocations mutuelles entre militants d’extrême-droite, tendance identitaire (au centre desquels se tenait Jean Eudes Gannat, porte parole du groupe dissous de l’Alvarium) et ultras de gauche, tendance antifa. 

A les entendre, les identitaires auraient voulu « protéger la messe ». Mais plutôt que de suivre l’office, ils se sont postés sur les marches de l’église, certains roulant leurs biceps devant les manifestants. La tension est de suite montée. Un cordon de policiers a immédiatement fait fermer les portes de l’église, bouclant les jeunes de droite à l’intérieur, sous les cris et les vilipendes des antifas […] des œufs, de la peinture rouge et divers produits laitiers ont été jetés par de jeunes manifestants [qui se disent écolos, mais ne sont nullement contre le gaspillage de produits alimentaires] contre les portes de l’église ». 

L’article revient sur les affrontements devant l’église, une heure plus tard : « c’était cette fois l’heure de la sortie de la messe. Le jet d’un fumigène a été le signal d’un très bref mais violent affrontement. Jeunes d’extrême-droite et jeunes de gauche antifa se sont un instant battus, avant que la police ne s’interpose […] un jeune d’extrême-droite avait la figure en sang après avoir été projeté contre le capot d’une voiture ». 

Finalement, seul la radio RCF aura saisi le fond réel de cette attaque, christianophobe.

Nul doute que si une mosquée ou une synagogue avait été attaquée lors d’une manifestation, quel que soit l’initiateur de l’attaque, celui qui semble être encore le ministre de l’Intérieur pour quelques jours serait déjà rendu sur place. Mais puisque c’est une église, la presse locale explique que c’est de la faute des fidèles, les syndicats, comme Solidaires 49, dénoncent l’agression des « fascistes locaux » alors que leurs manifestants ont agressé des chrétiens en pleine messe, et tous les bien-pensants semblent regretter que les fidèles ne se soient pas laisser bastonner et n’aient pas laissé le « défilé éclectique et joyeux » saccager l’église dans la joie et la bonne humeur, la mairie d’Angers payant bien sûr la douloureuse – il faut bien que quelqu’un paie. 

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

4 réponses

  1. Les gauchistes veulent supprimer la religion catholique, en France, pour la remplacer par l’islam! Les gauchistes ont  »aidé » les musulmans à tuer nos soldats et des  »civils innocents » et maintenant…ils attirent les terroristes musulmans, dans notre pays, parce que les musulmans votent  »à gauche » et qu’ils ont  »le droit de vote » en France!

  2. En tous cas , c’est vraiment pas le moment de tendre l’autre joue… On aimerait que nos « pasteurs » arrêtent de nous désarmer moralement . , en interprétant les paroles du Christ, d’une façon biaisée .

    Un orthodoxe solidaire des ktos

  3. la violence policière s’est maintenant infiltrée dans la population qui devrait se laisser faire en cas d’agression ! non mais!
    dans quelle société vivons nous lorsque des petits bourgeois anti tout ne peuvent plus s’exprimer en cassant des commerces ou jetant de la peinture sur des gens qui refusent de se soumettre

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